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Kenya - Tanzanie

SOUVENIRS DU KILIMANDJARO

A PARTIR DE 3978 € TTC
Valable jusqu'au 30/11/2012
Safari 11 nuits


Un programme équilibré et complet dans les réserves du Kenya et de la Tanzanie qui s'étirent à l'ombre du Kilimandjaro. Suivez les traces des conquérants du glorieux sommet et prolongez votre périple par un séj...

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TANZANIE
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Images Tanzanie

Baignées par l'océan Indien, Dar Es-Salaam (havre de paix en arabe) et Zanzibar, à majorité musulmane, offrent le visage d'une Tanzanie penchée sur un riche passé qui a fait rêver des générations d'aventuriers. Après ou avant le safari, la côte est l'endroit idéal pour se reposer quelques jours à l'ombre des cocotiers. Tout au long de l'année, les eaux turquoise sont chaudes et bien tentantes.

Dar Es-Salaam
Il y a peu de temps encore capitale du pays, Dar Es-Salaam possède des origines relativement récentes. Simple hameau de pêcheurs au XIXe siècle, elle prit son essor vers 1860 lorsque le sultan de Zanzibar décida d'en faire un port de commerce. En 1891, elle devint le siège du gouvernement colonial allemand et a, depuis lors, conservé son importance. Aujourd'hui métropole de 2,5 millions d'habitants, elle est l'une des rares grandes agglomérations africaines dépourvues de bidonvilles.

Son c ur conserve quelques bâtiments désuets, hérités de la présence germanique et les boutres accostent toujours face à la baie bordée de palmiers et de mangrove. Dans le centre, Samora Avenue est la grande artère commerciale. Vers son extrémité nord, le Musée national s'avère intéressant à visiter pour ses collections paléontologiques où sont regroupées les découvertes faites par les Leakey à Olduvai Gorge: crâne de zinjanthrope et ossements d'Homo habilis. La section ethnographique, très fournie, présente instruments de musique traditionnels, artisanat, sculptures makonde, armes et même objets de sorcellerie.

Au sud-ouest du centre-ville, le quartier de Kariakoo (délimité par les rues Mkunguni et Tandamuti) vaut le coup d' il pour son marché aux couleurs éclatantes. Tout s'y vend dans une joyeuse pagaille: fruits et légumes, poissons, épices, fleurs, etc. Le quartier indien se groupe autour d'India Street.

En quittant Dar Es-Salaam vers le nord, vous traversez les quartiers huppés et atteignez rapidement Oyster Bay, la plage la plus proche de la capitale. S'y déroule une magnifique étendue de sable blanc comme du sel et fin comme de la poudre, ombragée de cocotiers.

A 10 km de Dar Es-Salaam, arrêtez-vous au Village Museum, qui reconstitue l'habitat traditionnel d'une quinzaine d'ethnies. Des spectacles de danse y sont organisés tous les week-ends. A 3 km vers le nord (sur Mpakani Road), la coopérative de Mwenge produit des sculptures makonde de grande qualité.

C'est à une douzaine de kilomètres plus au nord qu'est situé le principal centre balnéaire de la côte tanzanienne. Les plages de Kunduchi, Bahari et Silver Sands y sont belles, bien que l'abondance des algues à marée haute soit à déplorer. La plupart des établissements proposent des excursions en mer ou sur les îlots égrenés au large du littoral, tel celui de Mbudya. Ne vous déplacez pas à pied d'un hôtel à l'autre: les agressions sont malheureusement monnaie courante. Il est préférable de choisir sa plage et d'y rester, ou de prendre un taxi.

Une trentaine de kilomètres au sud de Dar Es-Salaam, de nouvelles infrastructures balnéaires se développent autour du Ras Kutani Beach Resort, un complexe luxueux intégré au paysage.

La côte nord
De Dar Es-Salaam à Lunga Lunga, sur la frontière kenyane, le littoral s'étire sur près de 300 km de plages souvent magnifiques.

Bagamoyo son nom seul révèle déjà un peu de son passé tragique: «dépose ton c ur». C'est ici qu'arrivaient les grandes caravanes d'esclaves capturés ou achetés près du lac Tanganyika, enchaînés et chargés d'ivoire, avant d'être transportés jusqu'à Zanzibar où ils étaient vendus. Au nord de la ville, la mission catholique entretient un petit musée dédié à la mémoire des victimes de cet odieux trafic, ainsi qu'aux explorateurs du XIXe siècle. Il ne reste cependant pas grand-chose de la vieille cité si ce ne sont quelques bâtiments hérités de la présence allemande et Bagamoyo possède une très mauvaise réputation: des bandes armées s'attaquent fréquemment aux touristes dès qu'ils quittent les rues du centre-ville, ainsi que sur la plage. Si vous souhaitez visiter quand même les ruines de la petite cité shirazi de Kaole, remontant au XIVe siècle, allez-y impérativement en taxi.

Plus au nord, Pangani est situé face à une large baie ourlée de récifs coralliens et d'îlots sablonneux de toute beauté. Il est relativement aisé de chartériser un bateau pour se rendre sur certains d'entre eux: la plongée sous-marine y est un must. L'île de Maziwi est même devenue parc marin.

Tanga est le deuxième port du pays, au c ur de la principale région productrice de sisal. On peut y visiter les grottes d'Amboni et, à 20 km vers le sud, les ruines de la cité de Tongoni. Cette dernière aurait été fondée dès la fin du Xe siècle par les Shirazis venus de Perse. Vous y verrez les restes d'une grande mosquée, ainsi qu'une quarantaine de tombes.

Dans l'arrière-pays, les monts Usambara, situés en écharpe autour de la petite ville de Lushoto, sont une destination de plus en plus populaire pour les amateurs de randonnée. Le paysage, couvert de cultures étagées, est splendide.

Zanzibar
Les origines de la mythique cité se perdent dans la nuit des temps. Phéniciens, Assyriens et Grecs la fréquentaient déjà durant l'Antiquité. Des marchands originaires de Saba, de Byblos, de Tyr, s'y implantèrent. Avec l'émergence de l'islam vers le VIIe siècle, une civilisation nouvelle se développa. Au carrefour de l'Afrique noire et de l'Arabie Heureuse, Zanzibar fut l'un des berceaux de cette culture swahilie qui, aujourd'hui encore, domine la vie des habitants de la côte est-africaine. Plus tard, les Portugais, sur la route des Indes, tentèrent en vain d'imposer leur religion. Finalement chassés au début du XVIIIe siècle, ils ne laissèrent derrière eux que quelques ruines et, étonnamment, la passion des courses de taureaux. Les Omanis vainqueurs s'installèrent et leur sultan, charmé, décida de faire de Zanzibar sa capitale. Il introduisit la culture du giroflier et stimula l'abominable traite des Noirs, faisant de la cité le port le plus florissant à l'est du continent.

Dans les trente dernières années du XIXe siècle, l'influence européenne grandit. Les complots et intrigues affaiblissant le pouvoir du sultanat, l'Angleterre en profita pour imposer l'abolition de l'esclavage, sonnant le glas de la grandeur décadente de l'île. En décembre 1963, une brève indépendance faisait de Zanzibar une nation à part entière. Un statut de courte durée le sultan fut renversé le mois suivant affirmant cependant l'identité de l'île. Comme pour rappeler sa différence, Zanzibar adhérait en 1993 à l'Organisation de la Conférence Islamique. Et certains se prennent à rêver d'un référendum qui les libérerait d'un certain contrôle politique tanzanien.

Davantage que l'avenir ou le présent, ce sont surtout les vestiges des souvenirs glorieux de la cité qui attirent le voyageur. Et pour ce qui est de l'histoire, Zanzibar est souveraine. Vous parcourez les rues de la cité comme on feuillette les pages des Mille et Une Nuits. Partout, l'héritage du passé swahili survit au temps. Protégés par l'Unesco qui a fait de Zanzibar l'un des 100 sites majeurs de l'humanité, certains édifices font depuis quelques années l'objet de restaurations de plus en plus importantes.

Comme une étrave, les murs de corail de la cité s'avancent vers l'océan. Commencez votre visite sur le front de mer. Beit El Ajaib, la maison des merveilles, est un ancien palais de réception des sultans, construit en 1883. Admirez les dentelles de bois des portes, ciselées de vers du Coran. Les deux canons de bronze gardant l'entrée sont portugais. A l'intérieur, la grande salle est ornée de candélabres. Tout proche, le palais du Peuple à la façade blanche devint la résidence des sultans de 1896 jusqu'à leur déposition en1964. A proximité également, mais situé en retrait du littoral, le vieux fort à créneaux fut élevé dans les premières années du XVIIIe siècle par les Portugais, puis remodelé par les Omanis après qu'ils eurent pris possession de la région.

Vers l'intérieur, un embrouillamini de ruelles sinueuses et de places minuscules s'insinue entre les façades décrépites des anciennes demeures de corail aux portes en bois de teck sculptées de motifs géométriques. Perdez-vous à loisir dans cette Stone Town aux 50 mosquées. Nulle part ailleurs ressentirez-vous avec autant de vigueur l'atmosphère fascinante de la cité. Les venelles tortueuses aux murs humides, les appels à la prière du muezzin, les odeurs épicées s'échappant des lourdes portes entrebâillées: l'âme de Zanzibar flotte dans l'air. Peut-être tomberez-vous sur le marché où, sur les étals à même le sol, s'entassent toutes les récoltes de l'île. Les ruelles environnantes sont, elles, envahies par les tailleurs. Vous retrouverez facilement l'une des artères principales. Creek Road, à l'est, marque la limite de la vieille ville. De l'infâme marché aux esclaves ne subsistent que deux cellules minuscules dans le soubassement d'une vénérable maison. Elles sont si basses que les prisonniers y étaient entassés accroupis impossible de se tenir debout avant d'être vendus là où se tient aujourd'hui la cathédrale anglicane (UCMA), la première d'Afrique orientale. Lorsque le décret abolitionniste fut signé en 1873, la mission religieuse se porta acquéreur du terrain. Dans ses premières années, l'église servit tant au culte musulman que chrétien. La cathédrale Saint-Joseph, catholique, fut quant à elle construite en 1896 selon les plans d'un architecte français. Les bains turcs sont désaffectés depuis les années 1920 mais il est toutefois possible de les visiter contre un pourboire raisonnable au gardien.

A la lisière sud de Stone Town, le Musée national présente quelques souvenirs des explorateurs européens du XIXe siècle (Livingstone en particulier), divers documents de la période esclavagiste et, dans un bâtiment séparé, une section d'histoire naturelle. La collection de vieilles photographies du tournant du siècle offre une perspective exceptionnelle sur le vieux Zanzibar. Demandez au gardien de vous indiquer, tout près, la plus vieille porte sculptée de la cité, datant de 1694.

A la sortie de la ville vers le nord, la maison de Livingstone lui fut prêtée par le sultan Majid bin Sayed comme base pour ses expéditions. L'Office du Tourisme y a maintenant ses quartiers. Le port des boutres, 1 km plus loin, reçoit encore la visite de nombreuses embarcations. Vous y verrez transborder toutes sortes de marchandises et charger clous de girofle et coprah.

A travers l'île se trouvent de nombreuses ruines historiques. Celles de Maruhubi abritaient le harem du sultan Bargash bin Sayed, incendié en 1899. A Kidichi, près de la petite ville de Bububu ancienne tête de ligne du chemin de fer zanzibari subsistent des bains persans aux décorations de stuc. Construits sur le point culminant de l'île, à 153 m, ils furent offerts par le sultan Sayyid Sayed à son épouse d'origine persane. Plus au nord, Mangapwani Slave Cave fut jadis utilisée pour cacher les esclaves après l'abolition officielle de la traite. Cette dernière étape figure généralement au programme des très populaires Spice Tours qui vous mènent d'un bout à l'autre de l'île. Une bonne occasion de découvrir les plantations de girofliers, muscadiers, cardamome ou cannelle qu'il vous serait autrement difficile de visiter. Au sud de Zanzibar, vous traversez la réserve de Jozani connue pour ses rares singes colobes rouges et parvenez à Kizimkazi où se trouve le plus vieux bâtiment connu en Afrique de l'Est: une mosquée shirazi datant de l'an 1107 (selon une inscription dans le mihrab). Sur la côte est, le village de Makunduchi, sur une très belle étendue de sable blanc, est le site de l'une des commémorations les plus originales de l'Id-ul-Fitr, le festival marquant la fin du ramadan: des hommes du nord et du sud de l'île s'y opposent en duels à la feuille de bananier!

Située sur une barrière corallienne, Zanzibar possède un liseré de plages paradisiaques. Si celles de la côte ouest sont déconseillées, celles du littoral oriental, en plein développement touristique, invitent les amateurs de farniente à la décontraction totale. Les plus renommées se nomment Bwejuu, Chwaka, Jambiani, Uroa, etc.

Au large flottent quelques îlots invitant à la pêche ou à la plongée. De Zanzibar même, on peut se rendre à Changu Island, aussi appelée l'île de la Prison, où l'on abandonnait autrefois les esclaves insoumis. On y trouve quelques bâtiments (on peut y passer la nuit) et des fonds marins d'une limpidité telle que les poissons donnent l'impression d'évoluer dans un aquarium. L'île est aussi habitée par une famille de tortues de mer géantes, semble-t-il amenée des Seychelles du temps de la colonisation. On peut également plonger près de l'île de Kwale ou de celle de Chumbe cette dernière étant aménagée en parc national sous-marin. Sur la côte orientale, la très belle île de Mnemba, sertie dans un récif réputé pour ses formations coralliennes, n'est accessible qu'aux clients du complexe hôtelier.

Pemba
Hors des circuits touristiques, la grande île de Pemba, au nord de Zanzibar, vit par et pour le clou de girofle. Plus montagneuse, plus arrosée, elle produit trois fois plus que sa grande s ur. La quasi totalité de la production est issue de plantations familiales appartenant à des petits agriculteurs. Lors de la récolte, les écoles ferment et toute la famille met la main à la pâte. Une fois ramassés, les clous de girofle sont mis à sécher au soleil. Si vous vous rendez à Pemba, vous en verrez obligatoirement, étalés à même le sol, sur des séchoirs ou sur les toits.

Sur la route des boutres, Pemba est aussi un lieu historique. Près de Chake Chake, une ville vivante centrée autour de son bazar et d'un vieux fort omani, les ruines shirazis de Ras Mkumbu remontent au XIIe siècle. On peut y voir une mosquée postérieure de deux siècles, ainsi que plusieurs tombeaux.

Sur le littoral est se trouvent les restes d'un palais qui a été détruit par les Portugais vers 1520. Ses origines sont incertaines mais il semblerait que ses bâtisseurs soient venus des îles Maldives.

L'île de Mafia
A l'embouchure de la rivière Rufiji, l'île de Mafia, située à 160 km au sud de Dar Es-Salaam, est devenue le haut lieu de la pêche au gros tanzanienne. Les îlots au large sont aussi connus pour leurs beaux récifs et pour être un site de reproduction des tortues de mer. Le lamantin et le requin blanc se reproduisent dans les eaux du chenal de Mafia.

L'intérêt de l'île, rarement visitée, ne se limite toutefois pas à la pêche. Longtemps ville importante sur la route des boutres venus du golfe Persique, Mafia fut habitée dès le XIIe siècle. Il reste peu de traces de ce passé lointain mais, sur la petite île voisine de Juani, les ruines de Kua, plus récentes, s'étendent sur une grande superficie. Les origines de la cité remonteraient au XIVe siècle bien que la plupart des bâtiments datent du XVIIIe. La ville fut détruite et pillée vers 1830 par des envahisseurs venus de Madagascar. La légende veut même qu'ils aient mangé ses habitants

L'arrière-pays
Dans l'intérieur des terres, en marge des mondes traditionnels, pas moins de 14 parcs nationaux invitent à la découverte de ce grand réservoir animalier. La Tanzanie est en fait l'un des pays les plus privilégiés d'Afrique. Vous y verrez éléphants, léopards, buffles, lions, rhinocéros (the Big Five) et beaucoup d'autres encore.

Le Serengeti et le cratère du Ngorongoro sont sans doute les destinations les plus convoitées de Tanzanie: il faut dire que la densité et la diversité de la faune y sont telles que les deux parcs jumeaux font en quelque sorte figure d'emblème du continent noir. Le Kilimandjaro, bien sûr, fait aussi partie du paysage tanzanien. Plus que cela, bien qu'on la croie souvent kenyane, la montagne sacrée est même entièrement ancrée en Tanzanie. Et puis il y a le lac Manyara, le parc d'Arusha, de Tarangire et dans le sud du pays des réserves si peu parcourues que vous risquez fort de ne pas y rencontrer d'autre visiteur en dehors des lodges.

Selon l'époque à laquelle vous voyagez, vous ne verrez pas exactement les mêmes animaux. On considère généralement comme meilleure la saison sèche, s'étendant de fin décembre à début mars. La faune se regroupe autour des derniers points d'eau et est donc plus facile à observer. Les oiseaux, venus d'Europe ou d'Asie pour hiverner sont alors aussi plus nombreux. Pourtant, l'été et l'automne sont particulièrement intéressants si vous souhaitez suivre la fantastique migration des gnous, accompagnés de hordes de zèbres et d'antilopes.

En safari (mot swahili signifiant voyage), vous parcourez la brousse en minibus ou en Jeep à toit ouvrant, vous approchant parfois très près de la faune. On effectue généralement plusieurs circuits (game drives): à l'aube, quand la nature s'éveille; après le petit-déjeuner avant que la chaleur ne soit trop forte et en fin d'après-midi, après la sieste. Le crépuscule est un moment magique. Le soleil disparaît derrière l'horizon en quelques minutes et les animaux se préparent à affronter la nuit: c'est le temps de la chasse des grands fauves, qui durera jusqu'à l'aurore, le lendemain. Dans certains cas, il n'est pas même nécessaire de quitter le lodge: très bien situés, ceux-ci surplombent souvent un point d'eau ou une rivière: comble de luxe, vous pourrez ainsi observer la nature sauvage sans quitter le bord de la piscine!

Arusha
Depuis que la Tanzanie, le Kenya et l'Ouganda contigus se sont à nouveau réunis en 2001 en une Communauté économique de l'Afrique Orientale qui s'était désintégrée en 1977, après 10 ans d'existence Arusha, redevenue la capitale administrative de l'organisation, déborde de vitalité. Desservie par l'aéroport du Kilimandjaro, elle est aussi une ville agréable, située au c ur de plantations de café et de champs de maïs.

Pour la majorité des touristes, la cité est aussi la porte d'accès aux différents parcs nationaux du nord du pays: c'est d'ici que l'on part pour entreprendre l'escalade du Kilimandjaro ou du mont Meru. C'est également ici que l'on se ravitaille avant de prendre la route vers le lac Manyara et le Serengeti.

Le parc d'Arusha
Centré autour du mont Meru (4565 m) un des nombreux volcans issus de la formation de la vallée du Rift le petit parc national d'Arusha est un condensé d'Afrique. Il se divise en trois zones distinctes: au sud-est, le petit cratère de Ngurdoto, serti dans la forêt, abrite buffles, zèbres et antilopes que l'on observe à distance depuis la piste le surplombant. Au nord-est, les lacs de Momela, partiellement alcalins, sont le refuge d'une très nombreuse avifaune dont les flamants roses. Chacun des plans d'eau abrite des espèces différentes du fait qu'ils sont tous de composition chimique différente. On trouve de surcroît dans les environs une incroyable concentration de girafes. Enfin, à l'ouest, se profilent les pentes du mont Meru, au sommeil léger (sa dernière éruption date du XIXe siècle). Vous pouvez en effectuer l'escalade en trois jours aller-retour. Les animaux sont nombreux: singes, antilopes, buffles, hippopotames et éléphants en particulier.

Kilimandjaro
Le cône presque parfait de l'ancien volcan, vieux d'un bon demi-million d'années, s'élève majestueusement au-dessus des plaines du nord du pays. A 5891 m, c'est le sommet le plus élevé d'Afrique. Long de 80 km et large de 50, c'est aussi un massif imposant (plus de 160 km de circonférence à la base). Le Kilimandjaro possède trois pics dont le plus haut, le Kibo (rebaptisé Uhuru liberté à l'indépendance), est le but de la plupart des trekkings.

L'ascension n'est pas techniquement difficile mais harassante à cause de la grande élévation et des températures nocturnes très basses. Il existe quatre voies d'accès; le Marangu Trail est le plus emprunté. Si vous envisagez de mettre à l'épreuve vos talents de randonneur, gardez en mémoire les risques réels de mal de l'altitude et d'hypothermie. En tout état de cause, ne partez pas sans guide (obligatoire) ni sans porteurs. D'Arusha, l'aller-retour s'effectue en un minimum de quatre jours, bien que cinq à sept jours soient préférables pour que votre organisme ait le temps de s'accoutumer au climat et aux changements de dénivellation.

Toute la partie supérieure de la montagne au-dessus de 2500 m est protégée à l'intérieur des frontières d'un parc national. Jusqu'à 2800 m, la forêt dense abrite une faune nombreuse bien que généralement dissimulée par le couvert: éléphants, buffles, singes et quelques léopards. Au-delà, s'étend la lande supérieure, royaume de l'irrationnel végétal: certaines plantes y sont atteintes de démesure. Les séneçons, hauts de quelques centimètres en Europe, culminent ici à plusieurs mètres de hauteur; les lobélies se prennent pour de véritables arbres. Au-dessus de 4000 m ne subsiste qu'un immense plateau, recouvert de neiges éternelles à partir de 5000 m.

Tarangire
La savane du parc de Tarangire, parsemée de bouquets d'acacias, est l'habitat de la majorité des espèces africaines. C'est le long de la rivière du même nom que vous aurez le plus de facilité à les observer. Depuis le lodge situé en aplomb du cours d'eau, vous les verrez s'abreuver en fin de journée. A l'est du parc, une zone marécageuse est particulièrement appréciée des buffles. A la fin de l'été, gnous et zèbres en migration se comptent par milliers dans les plaines. Un inconvénient toutefois, la région est infestée de mouches tsé-tsé: gardez les fenêtres de votre véhicule fermées.

Lac Manyara
Dominé par les escarpements de la vallée du Rift, le lac Manyara s'allonge sur une cinquantaine de kilomètres. Le plan d'eau est un favori des flamants roses et des échassiers en général. Des milliers d'oies d'Egypte viennent y passer l'hiver. Trois cent cinquante espèces d'oiseaux y ont été recensées. La piste suit malheureusement les berges à distance et il n'est pas toujours aisé de les apercevoir. Vous aurez davantage de chance de pouvoir examiner de près la large colonie d'hippopotames de la rivière Simba.

Plus au sud, là où la forêt cède la place à la savane, gardez les yeux levés: les lions ont ici l'étrange habitude de se percher dans les arbres (pour éviter, dit-on, les piqûres des mouches tsé-tsé). Les éléphants, pour lesquels le parc était jadis célèbre ont été en grande partie décimés.

Ngorongoro
Dans un paysage rappelant l'héritage volcanique du Rift, le cratère, profond de 600 à 700 m, ne couvre guère que 300 km2. Mais sur cet espace restreint, des conditions climatiques exceptionnelles ont favorisé l'explosion de la vie. Vingt mille grands mammifères y sont présents à temps complet: gnous, zèbres et antilopes mais aussi éléphants, rhinocéros et hippopotames. Et, en cercle fermé, 400 hyènes et 100 lions à crinière noire plutôt débonnaires.

On atteint le fond du cirque par une piste cahoteuse, la tête dans les nuages la brume s'accroche souvent jusqu'au début de l'après-midi. A l'ouest de la cuvette se découvre le lac Makat dont la surface est, à certaines époques, littéralement couverte de nuées de flamants nains plus petits et plus colorés mais endémiques à l'Afrique. Plus loin des rives, les pélicans blancs préfèrent les eaux plus profondes pour pêcher. Cormorans, martins-pêcheurs, cigognes, hérons, ibis en tout 400 espèces d'oiseaux nichent ici en permanence ou y prennent leurs quartiers d'hiver. Pour le reste, c'est un peu comme au zoo. Sauf que les animaux sont beaucoup plus nombreux et que c'est vous qui êtes enfermé dans votre véhicule. Le soir, vous vous retirerez dans l'un des trois lodges perchés sur les rives de l'ancien volcan, à plus de 2300 m d'altitude. Devant une tasse de thé, le spectacle continue, ininterrompu, dans le ventre de la grande marmite.

Seul le cratère est exclusivement réservé à la faune. Au-delà, les 8000 km2 de la zone protégée sont aussi le domaine des pasteurs masaïs. Bijoux, lances et toges écarlates les drapent de la même élégance orgueilleuse depuis des générations. Voilà bien une des sources de la magie du Ngorongoro, où hommes et animaux partagent le même territoire.

A la lisière du Serengeti et du Ngorongoro, la gorge d'Olduvai est devenue célèbre grâce à la découverte par le Dr Louis Leakey, à la fin des années 1950, des premiers ossements d'Australopithecus boisei et d'Homo habilis. On observe le site depuis les hauteurs d'une falaise. L'ancien camp de base du paléontologue a été transformé en un petit musée exposant moulages d'empreintes et de fossiles.

Serengeti
Premier parc national de Tanzanie, créé en 1951, le Serengeti (pays étendu en maa la langue des Masaïs) couvre une superficie de presque 15'000 km2. Il est contigu au Ngorongoro à l'est et au Masaï Mara kenyan au nord, qui font partie du même écosystème. La savane herbeuse domine le paysage et s'étend à perte de vue. De place en place se dressent de petits escarpements granitiques, appelés kopjes, lieux de prédilection des familles de guépards et de lions. Le nord du parc est davantage boisé et ses marges occidentales s'élèvent progressivement en direction du lac Victoria.

La faune est abondante en toutes saisons. Les félins sont facilement observés, même s'il est triste de constater que de nombreux lions sont depuis quelques années victimes d'une maladie mal connue. Le parc compte 9000 girafes et près de 5000 éléphants, ainsi que quelques dizaines de rhinocéros. A l'époque de la migration, près de 2 millions de bêtes traversent la plaine interminable en quête d'herbe fraîche: près de 1,5 million de gnous, 300'000 zèbres et de vastes troupeaux d'antilopes. Les ongulés quittent le Serengeti en quête de nouveaux pâturages, qu'ils trouveront dans le Masaï Mara kenyan. Puis ils reviendront en Tanzanie pour les petites pluies d'octobre et la repousse. Si vous en avez l'occasion, offrez-vous un survol en montgolfière: pendant deux heures, vous flotterez en silence au dessus des hordes impressionnantes.

En parcourant le parc, ne vous étonnez pas de voir paître du bétail. Le Serengeti, comme le Ngorongoro, fait partie du territoire traditionnel des Masaïs. Vous verrez d'ailleurs quelques-uns de leurs villages, appelés manyat, faits de huttes de branchages protégées par des haies d'épineux.

Lac Victoria
Le lac Victoria est, avec plus de 68'000 km2, le plus grand d'Afrique et le deuxième au monde par la taille. Il fut découvert et nommé en 1858 par l'explorateur anglais Speke en l'honneur de la reine d'Angleterre. Géologiquement, il n'appartient pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire, aux lacs de la vallée du Rift. La Tanzanie possède à elle seule toute la moitié méridionale de cette grande mer intérieure. Les précipitations régulières et abondantes font de la région un centre de culture du coton, du thé et du café. Mwanza, située au sud, est la ville la plus importante du littoral. Au large se trouvent plusieurs îles dont la plus grande se nomme Ukerewe.

Lac Tanganyika
Long de 676 km et large d'une cinquantaine en moyenne, le lac Tanganyika est le plus important du chapelet de plans d'eau de la grande vallée du Rift. Profond de 1370 m, ses berges, soulevées par les mouvements géologiques, le dominent de plus de 1000 m. La région est entrée dans l'histoire par la rencontre qui s'est produite sur la rive orientale un jour de novembre 1871: c'est à Ujiji, un gros bourg marchand, que le journaliste Henry Stanley retrouva pour le compte du New York Herald le docteur Livingstone, dont on était sans nouvelles depuis de longs mois. Son «Dr Livingstone, I presume?» est resté gravé dans les tablettes de l'histoire. Aujourd'hui, à Ujiji, une plaque et un petit musée sans prétention commémorent l'événement.

Le grand port voisin de Kigoma ne possède pas d'autre intérêt que de servir de porte d'accès au parc national de Gombe Stream. C'est là que la zoologiste Jane Goodall installa dans les années 1960 un centre de recherche sur les chimpanzés. Les animaux, habitués à l'homme, sont généralement faciles à observer. S'ils se font plus timorés, vous pouvez demander à un guide de vous accompagner à leur recherche.

Toujours sur les bords du lac, mais bien plus au sud, le parc national des montagnes de Mahale, rarement visité car difficile d'accès, est un autre sanctuaire dédié aux chimpanzés. Les montagnes, abreuvées de pluies torrentielles, sont couvertes d'une végétation exubérante et, en altitude, de forêts de bambous. D'autres espèces de singes habitent la réserve et, avec un peu de chance, vous pourriez même apercevoir quelques buffles ou un léopard.

Dodoma
Nouvelle capitale depuis 1983, Dodoma ne fait guère en réalité qu'en porter le titre. Les fonds manquent pour en faire la ville prévue et les infrastructures restent encore à l'état d'esquisses. Même les ambassades des pays étrangers refusent de reconnaître son nouveau statut: à ce jour, aucune n'a encore quitté Dar Es-Salaam. A son actif, Dodoma est située au centre de la région viticole nationale. Ce n'est pas que les vins produits soient de bonne qualité, mais il convient de souligner l'originalité de cette entreprise.

Mikumi
A 300 km de Dar Es-Salaam, le parc de Mikumi s'étend sur plus de 3200 km2. On peut y voir beaucoup d'animaux, et en particulier des éléphants et des buffles, qui apprécient les plaines humides bordant la rivière Mkata, au nord du parc. Une importante colonie d'hippopotames se laisse facilement observer aux Hippo Pools, à 5 km de l'entrée de la réserve.

Selous
Au sud-est du pays, la réserve de Selous est, avec 54'600 km2, la plus grande d'Afrique (trois fois la taille du Serengeti). Il s'agit d'une immense zone de savane arbustive, entrecoupée par endroits d'îlots de forêt impénétrable.

Créée par les Allemands en 1905, elle resta longtemps une réserve de chasse pour amateurs de trophées occidentaux. Elle est fermée de mars à mai, la saison des pluies. Aujourd'hui protégée, la faune y est restée assez sauvage et ne se laisse pas approcher aussi facilement qu'ailleurs. Vous aurez toutefois bien des occasions de l'observer.

Les scientifiques, sans doute un peu optimistes, estiment à près de 100'000 têtes la population d'éléphants: soit le cinquième de tous les pachydermes d'Afrique! Il n'est pas rare d'en rencontrer des troupeaux atteignant une centaine de têtes. Lions et rhinocéros sont présents; buffles, hippopotames et crocodiles se comptent par milliers. Ces derniers aiment à se prélasser sur les bancs de sable de la rivière Rufiji, l'une des plus grandes d'Afrique de l'Est, qui traverse la réserve sur toute sa longueur. Il est possible, depuis certains lodges, d'organiser des excursions en bateau.

Dans la partie nord de la réserve, la gorge de Stiegler nommée d'après un explorateur allemand tué ici même par un éléphant se creuse sur près de 100 m de profondeur. C'est à proximité que se situent la majorité des lodges. Ils proposent tous de partir à la découverte du territoire à pied, accompagné d'un ranger armé. Une expérience unique, au c ur de l'Afrique des safaris.

Ruaha
Ce grand parc national couvrant 13'000 km2, situé loin dans l'intérieur des terres tanzaniennes, s'étend sur un plateau ondulé recouvert de savane arbustive et d'acacias. Comme la réserve de Selous, il est resté très sauvage. Les animaux y sont légion. Vous y verrez plus particulièrement des éléphants, mais aussi des crocodiles, nombreux sur les berges de la Ruaha.

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