Cette image remplace l'animation flash.

Argentine

PASSIONS D'ARGENTINE

A PARTIR DE 5905 € TTC
Valable jusqu'au 10/03/2013
Circuit accompagné 13 nuits


De Buenos Aires à la Terre de Feu, en passant par Salta et la péninsule de Valdès, l'Argentine vous offre ses paysages sauvages de quebradas ocre, ses impressionnants glaciers... sans oublier l'ambiance enflammée de sa capitale ! ...

Offre Kuoni
ARGENTINE
   Nos voyages en Argentine
Images Argentine
Buenos Aires
Une ville aussi vaste que Buenos Aires ne peut se visiter que quartier par quartier. Les principaux édifices publics sont regroupés autour de la Plaza de Mayo. Un circuit de trois heures en car donne une bonne vue d'ensemble. Les grandes artères sont l'Avenida 9 de Julio, qui court nord-sud, et l'Avenida de Mayo, d'est en ouest.

Le centre-ville

La Plaza de Mayo, pot-pourri architectural ayant en son centre un petit obélisque surchargé, est au c ur de l'histoire politique de la cité. Ce fut le site du premier comptoir établi brièvement par Mendoza et l'emplacement choisi par Juan de Garay pour sa Plaza Mayor en 1580.

Durant les longues années d'oppression militaire, environ 30000 personnes furent portées disparues. Encore aujourd'hui, des mères au fichu blanc, les Madres de Mayo, défilent en silence autour de la place chaque jeudi pour réclamer le retour de leurs enfants. Leur action fut l'un des facteurs décisifs qui poussèrent l'Argentine à revenir à un gouvernement démocratiquement élu après la guerre des Malouines.

Les grenadiers de San Martín montent la garde devant le Cabildo, bâti en 1725. C'est là que les patriotes se rassemblèrent un pluvieux 25 mai 1810 pour débarrasser leur ville du vice-roi nommé par l'Espagne et la gouverner eux-mêmes. Les couleurs qu'ils portaient le bleu et le blanc devinrent celles du drapeau argentin. Les amateurs de pompe historique ne manqueront pas de venir voir amener les couleurs, cérémonie qui a lieu tous les soirs à 19 h. A l'intérieur du Cabildo se trouve un petit musée consacré à la révolution du 25 mai 1810 qui expose drapeaux, armes et art religieux. Des milliers de partisans affluèrent sur la Plaza de Mayo pour acclamer les harangues lancées par Perón et son épouse Evita depuis le balcon de l'immeuble présidentiel rosâtre, la Casa de Gobierno (XIXe siècle) familièrement appelée Casa Rosada. Elle se dresse au-dessus d'un labyrinthe de tunnels et de galeries datant du fort qui occupait le site à l'origine. A l'arrière du bâtiment se trouve l'entrée du Musée du Siège du gouvernement, qui présente les objets personnels des différents présidents.

Au nord de la place, la cathédrale métropolitaine fut édifiée entre 1758 et 1807 à l'emplacement de la première église de la ville. Dans la nef de droite se dresse le tombeau du général José de San Martín. Notez aussi le maître-autel sculpté et, dans le transept gauche, une statue du Christ fort vénérée.

Vers l'est, le bâtiment surmonté d'une coupole de marbre du Banco de la Nación abrite un musée numismatique et historique. Construit par Alejandro Bustillo en 1939, il annonce le quartier bancaire et des affaires du nord de la ville, qui couvre plusieurs blocs entre l'Av. 25 de Mayo et la Calle Florida.

Près de la gare du Retiro, sur Suipacha 1422, une ancienne demeure patricienne accueille le Museo de Arte Hispanoamericano Isaac Fernández Blanco, qui possède une splendide collection d'argenterie coloniale et indienne.

L'Avenida de Mayo, les Champs-Elysées de Buenos Aires, est bordée d'hôtels, restaurants et bars, dont le célèbre Café Tortoni, établi ici en 1880 la Mecque du tango. L'Académie nationale de tango est sa voisine. Sur la Plaza de los Dos Congresos, à l'extrémité ouest de Mayo, un monument orné de statues célèbre l'Assemblée qui abolit l'esclavage en 1813 et le Congrès qui proclama l'indépendance du pays trois ans plus tard. Derrière lui, le Congrès national, un mélange d'architecture grecque et italienne, est entouré d'une colonnade corinthienne. L'intérieur est fort opulent, avec des sols de marbre et des lustres de cristal.

Cinq pâtés de maisons plus au nord, l'Avenida Corrientes aligne ses spectaculaires cinémas et music-halls, sa ribambelle de cafés et de restaurants et de petits trous dans le mur par lesquels d'habiles serveurs vendent des tranches de pizza à l'emporter. L'étincelant Centre culturel San Martín accueille plusieurs théâtres et salles de concert. Plongez-vous dans une atmosphère décadente de luxe et de dorures en assistant à une représentation d'opéra, de ballet ou de musique classique à l'Opéra mondialement célèbre, le Teatro Colón, pratiquement aussi large qu'un pâté de maisons. Même si votre visite ne coïncide pas avec un spectacle, vous pouvez faire le tour du théâtre, ouvert en 1908, et de son musée, dans le même bâtiment, qui expose costumes, photos anciennes, scénarios originaux, etc. Dans le coin se trouvent de petits cafés où se réunit l'élite artistique et littéraire. A l'angle des avenues Córdoba et Libertad se tient le Museo del Teatro Nacional Cervantes.

Au sud vers San Telmo

Calle Defensa et Calle Bolívar conduisent au sud de la Plaza de Mayo vers Calle Independencia, au seuil du vieux quartier de San Telmo.

Deux blocs au sud de Plaza de Mayo, le Museo de la Ciudad présente la vie quotidienne à Buenos Aires. Englobant la Farmacia Estrella du XIXe siècle, le musée est installé dans la résidence Belle Epoque d'une famille de la haute société.

A l'angle d'Alsina et de Bolívar se dresse la plus vieille église de Buenos Aires, San Ignacio de Loyola (1710), avec sa façade baroque, ses vitraux et ses clochers dont les dômes en tuiles étincellent au soleil.

Les premiers habitants du Barrio San Telmo étaient des pêcheurs et des dockers. Puis, à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, des gens aisés s'établirent dans le quartier et se firent bâtir de belles demeures de style colonial aux murs épais, avec des portes sculptées, des cours intérieures, des fenêtres et balcons abondamment ornés de fer forgé. Ils s'enfuirent tous lorsqu'une épidémie de fièvre jaune frappa la cité, et leurs vastes résidences furent transformées en logements pour les immigrants. Centré autour de la Plaza Dorrego, célèbre pour son marché aux puces dominical, le quartier revit comme centre artistique bon marché où abondent les boutiques d'antiquités.

Dans le Parque Lezama, au sud, une statue de Pedro de Mendoza marque l'endroit de la première fondation de la ville. Malheureusement, le parc est aujourd'hui englouti par l'avancée de la ville et de ses routes bruyantes. Non loin, sur Defensa 1600, le Museo Nacional de Historia conserve des témoins des grands événements historiques. Au nombre de ses collections, les uniformes de San Martín et une réplique de son sabre, ainsi que certaines des chevilles qui tenaient ensemble les madriers de la vaillante caravelle de Christophe Colomb, la Santa Maria.

Au sud-est s'étend le pittoresque secteur du vieux port appelé La Boca, dont les premiers occupants furent essentiellement des Génois. Bâti sur une éminence au confluent du Riachuelo et du Rio de la Plata, ce quartier fut le préféré de l'artiste local Benito Quinquela Martín, qui trouva l'inspiration dans les eaux couvertes d'une pellicule huileuse qui reflétaient les cargos rouillés et les cabanes en tôle ondulée peintes de couleurs vives. L'une des ruelles pavées, Caminíto, à l'origine une voie de garage, a trouvé un nouveau souffle comme théâtre en plein air où façades et balcons servent de toile de fond aux pièces de García Lorca ou Brecht. Un marché aux puces s'y tient les samedis et dimanches, tandis que dessins et peintures sont en vente tous les jours. L'ancienne demeure de Quinquela Martín sur l'Avenida Pedro de Mendoza abrite le Museo de Bellas Artes de La Boca. Selon les dispositions testamentaires du peintre, il est consacré aux tableaux et sculptures d'artistes exclusivement argentins, exposés à côté d'une collection de figures de proue provenant de navires italiens. Aristote Onassis habita un temps le quartier, sur Calle Necochea. Il y fit ses modestes premiers pas vers la richesse en travaillant comme passeur sur la rivière Riachelo, sous le pont Noir.

Puerto Madero

A l'est de San Telmo, le quartier des docks de Puerto Madero a été largement rénové, ses vieux entrepôts se transformant en attrayants appartements et boutiques. C'est désormais l'un des rendez-vous favoris des noctambules.

Le Parque Natural Costanera Sur occupe une bande de terres marécageuses drainées vers 1980 pour y édifier une cité nouvelle. Le projet ne vit jamais le jour et la réserve en zone humide a été colonisée par de nombreuses espèces d'oiseaux.

Recoleta et Palermo

Au nord du centre-ville, près des jardins publics du quartier résidentiel de Recoleta se trouve la typique église coloniale de Nuestra Señora del Pilar, à la décoration sobre. La société porteña s'y rassemble traditionnellement pour faire ses dévotions. Les funérailles qu'elle célèbre s'achèvent dans les élégantes cryptes d'une cité des morts en pierre, le cimetière de La Recoleta. Entre les hauts cyprès, les statues de bronze, les anges de marbre baroques et les tombeaux de tous les styles se dresse un monument sur lequel il est simplement écrit: «Familia Duarte». Là, parmi les familles de l'oligarchie qu'elle enviait tant repose Evita, «Défenseur des classes laborieuses», décédée d'un cancer à l'âge de 33 ans.

Un marché d'artisanat se tient le week-end au pied de l'hévéa de la Plaza de la Recoleta, tandis que le Paseo del Pilar est la rue idéale où dîner dehors et observer le va-et-vient incessant.

Fondé en 1895 dans le style Belle Epoque, le vaste Museo de Bellas Artes, Avenida del Libertador 1473, possède une impressionnante collection d'art moderne, sans compter d'intéressants tableaux coloniaux décrivant la conquête du Mexique. Au Nº 2373 de la même avenue, le Museo de Motivos Argentinos José Hernández est consacré au folklore local, des instruments de musique aux textiles en passant par les éperons en argent et autres équipements gauchos.

Le Parque Tres de Febrero, ou parc Palermo comme il est appelé communément, ressemble au Bois de Boulogne, à Paris, avec de larges avenues, des roseraies et un champ de courses. Les amateurs d'astronomie trouveront dans le parc le planétarium Galilée, à l'angle des avenues Sarmiento et Presidente Figuero Alcosta. Chaque année en juillet, la foule se presse sur le terrain d'exposition de la Sociedad Rural Argentina pour admirer les énormes taureaux. Cette foire agricole pour millionnaires est aussi un véritable défilé de mode dans les stands. Non loin de là, le jardin botanique et son musée sont des havres de paix.

Mar del Plata
C'est le plus grand port de pêche d'Argentine; avec les conserveries de poisson, il procure l'essentiel des richesses de Mar del Plata. Aux premières heures de la matinée, vous pourrez observer les bateaux de pêche prendre la mer.

Plages innombrables, sports nautiques de toutes sortes, golf, tennis, pêche, équitation dans les dunes et profusion de night-clubs: difficile de tout faire en seulement 24 h par jour. La ville offre encore une vie culturelle débordante, avec son Musée d'Histoire naturelle, sa galerie d'art moderne et ses nombreux théâtres et cinémas où brillent les stars argentines.

Entre 1880 et les années 1940, Mar del Plata recevait exclusivement la haute société de Buenos Aires et la noblesse européenne; un des vestiges de leur mode de vie aristocratique est la tradition du thé de l'après-midi.

Les plages sont naturellement l'attraction principale de Mar del Plata. Les plus faciles d'accès sont celles du Bristol, La Perla et Playa Grande. Si les gens semblent préférer les étendues de sable au sud de Cabo Corrientes, celles du nord de la ville deviennent également populaires.

Si vous en avez assez de la bronzette, baladez-vous le long de Las Ramblas, sur le front de mer et prenez place à la terrasse d'un café. Le Gran Hotel Provincial, sur la place, fut édifié en 1946 par Juan Perón au début de sa présidence, et il vaut la peine d'y jeter un coup d' il. Tout ici est à la taille de son ego: un immense foyer décoré de gigantesques fresques, un énorme restaurant, des rangées de parasols et de chairs s'étirant à l'infini sur la plage. Le grandiose Casino Provincial donne aussi sur Las Ramblas. A son inauguration en 1939, c'était le plus grand casino du monde, mais il a été détrôné depuis par Las Vegas et Atlantic City. Les amateurs de balade feront un tour dans la zone piétonne de l'Avenida San Martín, avec ses jolies boutiques, ses pâtisseries et ses cafés.

Le quartier appelé Los Troncos abrite certains des bâtiments les plus extravagants de la ville, les résidences bâties par les riches estivants des années fastes. Le château Frontenac, copie de son homonyme québécois et la Casa de los Troncos, qui englobe des troncs d'arbre amenés par chemin de fer depuis le nord, sont parmi les plus voyantes.

La route 12 de Octubre conduit du port à la Grota de Lourdes. La grotte est creusée dans le flanc d'une carrière et abrite des modèles réduits de Bethléem et Jérusalem, une image de N.D. de Lourdes et, pour faire bonne mesure, quelques petites cascades.

A Laguna de los Padres, une reproduction en pisé et adobe de la mission du XVIe siècle a été érigée à l'emplacement d'origine. Difficile de savoir ce que les jésuites qui débarquèrent ici penseraient de la manière dont ce site lacustre s'est transformé en aire de loisirs populaire, avec cafés, boutiques, restaurants, golf, canotage, pêche et pique-nique.

Les fans de course automobile feront un pèlerinage à Balcarce, vers le nord, au Museo del Automovilismo légué à la ville par Juan Manuel Fangio, le célèbre coureur cinq fois champion du monde. Il expose dix voitures qui lui appartenaient, ainsi que nombre de ses trophées.

Lorsque l'après-midi tire à sa fin, rien de plus agréable que de descendre au port observer les otaries qui prennent le soleil. On peut aussi admirer leurs performances à l'Aquarium de Punta Mogotes.

Excursions

Englobant les provinces de Buenos Aires, de La Pampa, ainsi que des parties de Córdoba et de Santa Fe, la Pampa est une vaste plaine connue comme le grenier de l'Argentine, son c ur rural avec ses nombreuses fermes d'élevage, surtout de chevaux. La région a toujours été réputée pour sa viande de b uf, mais aujourd'hui la production de maïs, de blé, de luzerne et de graines de lin dépasse la valeur des denrées animales; nombreux sont les propriétaires terriens qui ont opté pour une solution alternative en s'ouvrant au tourisme.

Située au pied des montagnes de Sierra Chica, Córdoba est la capitale coloniale du pays et un point de départ idéal pour les excursions dans les Andes ou dans la Pampa, en direction du sud. La ville qui compte un million d'habitants s'organise autour de la Plaza San Martín, avec, au nord-ouest, El Cabildo (Hôtel de Ville) et la cathédrale Iglesia à la coupole de style roman. Plusieurs autres bâtiments coloniaux sont regroupés au sud, le long de la Calle Obispo Trejos. Les rues commerçantes se trouvent au nord-ouest de la place principale, à l'intersection de l'Avenida 25 de Mayo et de la rue piétonne Indarte.

Iguaçu
Depuis le Brésil, vous bénéficiez d'une vue... plongeante sur les chutes. Sur la route qui mène à l'Hotel das Cataratas, vous les rencontrerez une première fois, rugissantes et écumantes. On décompte 275 cataractes, dont 20 ont été baptisées. Petit aperçu d'une extrémité à l'autre.

Du côté brésilien, Floriano et Deodoro cascadent sur une saillie verdoyante avant de plonger, par-dessus la Santa María, au fond de la gorge.

Les cataractes de Benjamin Constant et União se succèdent vers l'intérieur. La gorge du Diable (Garganta del Diablo) crache ses nuages d'embruns à l'endroit même où le Brésil et l'Argentine se rejoignent.

Plus loin, sur le côté argentin, la colonne d'eau qui semble jaillir directement de la jungle s'appelle Mitré. Ridavia et les Trois Mousquetaires encadrent l'île de San Martin, et submergent presque ses arbres en période de crue. Les îles entre les chutes, abreuvées d'embruns, s'ornent de forêts tropicales miniatures.

Le panorama continue avec Adam et Eve et les Deux S urs (Dos Hermanas). La dernière grande cataracte a été nommée Cabeza de Vaca en l'honneur du découvreur espagnol d'Iguaçu. Le soir, des projecteurs illuminent certaines cascades.

Le luxueux Hotel das Cataratas, géré par l'Etat, domine toute la scène. C'est une grande bâtisse de style colonial, pourvue d'un jardin et d'une piscine. Les réservations doivent être faites très à l'avance. On trouve d'autres bons hôtels dans la ville de Foz de Iguaçu (dite Foz) et le long de la route conduisant aux chutes.

Un héliport vend des tours en hélicoptère au-dessus des chutes, mais on parle de le fermer: le bruit des machines perturbe la faune des parcs. Le meilleur moyen de voir les chutes de près reste de s'en approcher à pied. Une balade de deux heures alterne escaliers, chemins forestiers et passerelles sur pilotis fouettées par les embruns (on peut louer des vêtements imperméables, mais ce n'est pas indispensable), et mène à une tour d'observation puis juste au bord des chutes brésiliennes. Un ascenseur rejoint Floriano, d'où un sentier conduit à Porto Canoa. De petits hors-bord locaux vous emporteront en amont des chutes, à condition que la rivière ne bouillonne pas trop. Et si elle n'est pas en crue, vous pourrez même aborder un îlot de pierre pour regarder droit dans la gorge du Diable. Frissons garantis.

Excursions

La perspective des chutes est toute différente depuis l'Argentine: elle mérite qu'on vienne faire la comparaison. Des bus font fréquemment le voyage depuis Termina Urbana à Foz de Iguaçu jusqu'à Puerto Iguazú. De là, des navettes partent toutes les heures pour les chutes. Les ferries, qui acceptent passagers et voitures, sont irréguliers. A partir du moderne Hotel Internacional Iguazú, vous pouvez descendre au bord de la rivière, juste à côté des cataractes, et prendre un bateau pour l'Isla San Martin (si le fleuve n'est pas en crue, vous pourrez même vous baigner au pied des Deux S urs). Un autre parcours vous fera suivre des passerelles sur pilotis au-dessous et au-dessus des chutes, traverser une parcelle de jungle puis regagner l'hôtel environ deux heures plus tard.

Le barrage d'Itaipú, propriété brésilienne et paraguayenne sur le fleuve Paraná, mérite une excursion d'un jour en voiture ou en bateau. Si vous prenez le bateau, ne manquez pas, à la jonction de l'Iguaçu et du Paraná, la bouée qui indique le point où le Brésil, l'Argentine et le Paraguay se touchent.

L'usine hydroélectrique du barrage d'Itaipù est la plus grande au monde. L'eau passe dans un immense canal sur le bord brésilien et débouche sur un lac artificiel de 130000 ha. La modification du cours du fleuve a noyé les chutes Guaíra, qui se trouvaient en amont du Paraná. Avant leur disparition en 1982, celles que les Brésiliens appelaient Sete Quedas (Sept Chutes) battaient tous les records en termes de volume d'eau.

Avec ses 20 turbines, Itaipù a une capacité de production de 12,6 millions de kilowatts plus que les barrages de Grand Coulée (Etats-Unis) et d'Assouan (Egypte) réunis. Plus que suffisant pour la consommation du Paraguay, qui vend une partie de ses quotas au Brésil.

Vous pouvez faire une incursion au Paraguay en traversant, depuis Foz de Iguaçu, le pont de l'Amitié. De l'autre côté, la ville-frontière Ciudad del Este aligne ses magasins hors taxes.

Puerto Madryn
Le site abrité de Puerto Madryn dans le Golfo Nuevo explique que plongée et sports nautiques soient devenus un attrait majeur pour les visiteurs du spectaculaire littoral. Les divertissements actuels comprennent aussi un casino fort éloigné de la vie simple des premiers colons que résume la statue d'une femme galloise. C'est en 1865 qu'un groupe d'audacieux immigrants du Pays de Galles débarquèrent ici, sur la plage, d'un léger voilier à 10000 km de leur terre natale. Porth (Puerto) Madryn fut un des quelques noms de ville gallois à apparaître. De nos jours, Puerto Madryn est tout à fait argentine, et la langue galloise, qui survécut durant 4 générations, se perd.

Le Musée des Sciences naturelles et d'Océanographie donne un aperçu du frappant spectacle de la faune des alentours. Guettez les baleines faisant surface dans la baie, et achevez la journée avec un traditionnel goûter gallois pour voir comment une petite communauté réussit à être chez elle dans les immensités de la Patagonie, à deux mille lieues de sa patrie.

Une riche faune marine emplit de cris les plages de la péninsule de Valdés, accessible par une bande de terre large de 8 km. Régnant sur l'immense réserve naturelle, des colonies d'éléphants de mer lézardent par milliers le long de la côte rocheuse. Il est rare que soit offerte l'occasion d'en voir tant sur la terre ferme. Les phoques sont folâtres et généralement inoffensifs, mais mieux vaut les laisser tranquilles.

Sur la route de la péninsule, Punta Pirámides possède sa propre communauté d'otaries.

A Punta Norte, Punta Delgada et d'autres endroits de la péninsule, on verra épaulards, lions de mer, pingouins et une pittoresque variété d'oiseaux aquatiques en vol, dont cormorans, flamants et hérons.

Au sud-ouest de Puerto Madryn, autre note du Pays de Galles, Trelew, ville riveraine établie à la fin du XIXe par les Gallois et que distingue sa chapelle de brique rouge bâtie en 1889. Le Musée régional présente la vie des colons gallois, mais vous pourrez découvrir les tout premiers occupants de la région les dinosaures au Musée de Paléontologie Egidio Feruglio. Du côté littoral de Trelew se trouve la «capitale» provinciale de Rawson, qui fut le premier établissement permanent en Patagonie.

Mais Gaiman, à 18 km en arrière de Trelew, est de loin le plus joli témoin de l'influence galloise. Les coquettes maisons de grès attestent le métier des maçons gallois. Ce lieu eut la faveur des immigrants et les premiers foyers furent construits si vite en 1874 que l'agglomération fut appelée «Village instantané» (Pentre Sydyn). La chapelle Bethel, la plus grande de la région, abrite une communauté de 450 fidèles.

On peut faire des excursions depuis Trelew à la Riserva Natural Punta Tombo, 150 km plus loin sur la côte, vers le sud. C'est le plus vaste lieu de reproduction des pingouins de Magellan en Patagonie. Portant des bandes noires et blanches sur le visage, le cou et la poitrine, ceux-ci creusent un terrier où nicher. Les poussins sont bleu-gris avec des joues grises. Le meilleur moment pour les voir: tôt le matin, de septembre à mars.

Le détroit de Magellan
La plupart des navires franchissent le détroit d'est en ouest. L'entrée se situe juste après le phare de Punta Dungeness, à l'extrémité de l'Argentine continentale, d'où la frontière entre Chili et Argentine court en ligne droite à travers la Terre de Feu jusqu'au Canal Beagle. Accompagné peut-être de dauphins et de baleines, vous longerez les derricks et les champs pétroliers de Manantiales et Cerro Sombrera avant d'atteindre Primera Angostura («premier rétrécissement»). De hautes parois rocheuses, dont certaines se perdent dans les nuages, surgissent des flots, séparant le continent de la Terre de Feu. Tandis que des bandes d'oiseaux toisent les navires, les phoques exécutent leurs nonchalantes acrobaties. Après Segunda Angostura, le chenal vire au sud et s'élargit. Des milliers de manchots, de phoques et d'otaries hantent les îles environnantes de Magdalena et de Santa María, autrement inhabitées. Vous verrez peut-être des vols de flamants en route vers des lagunes plus au nord, leur éclair rose illuminant la grisaille désolée du paysage.

Punta Arenas (130'000 habitants), sur la péninsule de Brunswick, est la ville la plus importante du détroit. Avant l'ouverture du canal de Panamá en 1914, les navires qui devaient doubler la pointe de l'Amérique du Sud y relâchaient pour faire de l'eau et charbonner, plutôt que de s'aventurer sur la route méridionale, par le dangereux cap Horn. Privé de son rôle, le port a néanmoins survécu, devenant l'une des principales bases navales du Chili. La ville, siège d'un évêché, possède une belle cathédrale. La Plaza Muñoz Gamero est entourée des splendides palais des riches éleveurs de moutons de la fin du XIXe siècle. Une statue du grand Magellan salue les navigateurs d'aujourd'hui.

Le Musée Braun-Menendez, dans un hôtel particulier de 1905, est consacré à l'histoire locale, notamment à travers des photos anciennes. Les deux familles de riches propriétaires fonciers, éleveurs, marchands et financiers étaient alliées par mariage. Un autre élégant palais Braun est désormais un hôtel. Le Museo Salesiano offre une excellente introduction aux peuples indigènes et à la flore et la faune locales.

Vous pouvez partir en excursion dans une estancia, ou ranch à moutons, qui accueille les visiteurs. Vous y découvrirez comment on vit dans ces fermes isolées et prendrez votre repas avec la famille.

Où que vous vous rendiez dans l'intérieur, vous verrez probablement des nandous, ces espèces d'autruches incapables de voler, partageant parfois les prairies battues par les vents avec des troupeaux de moutons. Une petite colonie de pingouins de Magellan est visible à Steno Otway, un bras de mer à 70 km au nord-ouest de Punta Arenas. Ils pondent leurs ufs dans des terriers creusés dans les dunes de sable, pour les protéger des renards et des grands labbes qui font des cercles menaçants au-dessus de leurs têtes. Dans les lagunes côtières nichent les cygnes à cou noir.

De l'autre côté du détroit, sur Isla Grande, Porvenir compte 4000 habitants, presque tous d'origine «yougoslave». Peu avant 1914, en effet, nombre de Croates, de Serbes et de Slovènes s'établirent en ces lieux, plutôt que d'accomplir leur service en Autriche-Hongrie.

Les navires qui franchissent le détroit de Magellan sans faire escale en Terre de Feu virent à l'ouest à l'extrémité de la presqu'île de Brunswick, à travers un dédale d'îlots, de fjords et de glaciers dont les teintes passent du gris au bleu. Cette section, dite Paso del Mar, est dominée par des montagnes si hautes qu'on a l'impression de s'engager dans un tunnel à la voûte effondrée. Les aiguilles qui hérissent le Cabo Pilar, formation rocheuse marquant l'extrémité de l'Isla Desolación (la bien nommée!), signalent l'entrée du bras de mer, côté Pacifique.

Terre de Feu
Le Canal Beagle, du nom du bateau qui l'explora au XIXe siècle, sépare l'île principale, au nord, de celles de Navarino, Hoste et d'autres îles plus petites vers le sud. De nos jours, des navires de croisière le parcourent dans les deux sens, faisant souvent escale au cap Horn ou aux îles Falkland (les Malouines). Pingouins, phoques et cormorans vivent en grandes colonies sur les côtes d'Isla Navarino. Avec 1500 âmes, Puerto Williams, sur la côte nord de l'île, est l'agglomération la plus australe du monde et une importante base de la marine chilienne, ainsi qu'un centre administratif pour le secteur chilien de l'Antarctique. Le musée de l'ancien missionnaire Martín Gusinde présente l'histoire des peuples indigènes.

Ushuaia, sur la Terre de Feu, est en territoire argentin et joue le même rôle que le port chilien de Puerto Williams. Sa population de 52'000 habitants en fait la ville la plus méridionale du globe. La localité, porte du parc national de la Terre de Feu et de l'Antarctique, connaît maintenant la faveur des touristes, comme en témoignent les boutiques hors taxes qui bordent la grand-rue. Les gens du coin dont beaucoup, en tant que descendants des premiers colons, parlent anglais vivent de l'élevage des ovins, de l'abattage et du débitage du bois, de la pêche ou du piégeage. Le Museo Territorial, le «musée du bout du monde» présente des photos et divers objets relatifs aux Fuégiens ainsi qu'aux premiers colons, missionnaires et pionniers. On peut aussi visiter le Presídio, l'ancienne prison: jusqu'en 1947, l'Argentine exilait en effet ses condamnés en Terre de Feu. A l'est de la ville, dans la Sierra Alvear, les pistes de ski s'étirent vers le nord jusqu'au Lago Escondido, d'un bleu profond.

A l'ouest d'Ushuaia, le Parque Nacional de Tierra del Fuego s'étale sur plus de 63'000 ha jusqu'à la frontière chilienne. Ses paysages de montagnes et de landes incluent aussi une partie du Lago Fagnano, un lac tout en longueur.

Au-delà d'Ushuaia, le Canal Beagle plonge dans le magnifique univers de glaciers et de fjords de la Cordillera Darwin, dominée par le mont Darwin, à 2467 m d'altitude. Parfois, dans un grondement de tonnerre, un glacier vêle un immense iceberg qui s'effondre dans la mer. C'est là que vivent des oiseaux parmi les plus grands du monde, les condors et les albatros. Divers mammifères marins, comme les phoques à fourrure et les otaries mettent bas sur les rives du Canal Beagle. Des excursions au départ d'Ushuaia, le long du canal aux eaux parfois tumultueuses, mènent à l'Isla de Los Lobos (colonie d'otaries) et l'Isla Martillo (pingouins). Vous apercevrez peut-être aussi des baleines. Parmi les sites les plus spectaculaires figurent les fjords Pia et Garibaldi, avec leurs glaciers.

Cap Horn
L'endroit où se mêlent l'Atlantique et le Pacifique est l'un des plus évocateurs qui soient. Sa mention stimule l'imagination, évoquant des histoires de «passage du Horn» à bord de clippers en se battant contre les tempêtes et les blizzards. Les jours de grand vent ou pire sont au nombre de 200 par an au minimum, et des vagues de 20 m y sont courantes.

< Le cap est la pointe sud-est de la petite île du même nom, longue de 8 km et large de 3 km. Il se dresse en deux pics, le plus haut atteignant 424 m. Des falaises abruptes et noires plongent dans l'océan. On y trouve un petit phare, une chapelle et une station météo tenue par une poignée de fonctionnaires chiliens. Sur la côte est de l'île, deux sites permettent de débarquer avec un petit bateau si le temps l'autorise ce qui n'est pas souvent le cas. De hautes marches conduisent jusqu'aux bâtiments où l'on peut signer le registre des visiteurs et recevoir un certificat. Sur ces rochers battus par les vents ne poussent que quelques buissons et de rares touffes d'herbe.

Nouveau : créez vous-même votre itinéraire !

USA, Canada, Australie, Thaïlande...
En savoir plus

Nos boutiques KUONI...


Boutique KUONI

Pour combler tous vos rêves

Feuilletez la brochure Sables
Perle des Caraïbes ou de la mer Rouge, îles serties de coraux de l'océan Indien ou du Pacifique. Kuoni vous emmène sur les plus belles plages du monde.

D'AUTRES IDÉES VOYAGES

Cette image remplace l'animation flash.
Kuoni agence de voyage en ligne vous propose de découvrir ses offres de séjours dans les îles, circuits accompagnés,
voyage sur mesure, croisières, safaris, découverte des pays nordiques ou encore nos voyages de luxe.