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Brésil

HéRITAGE DU BRéSIL

A PARTIR DE 3700 € TTC
Valable jusqu'au 16/11/2012
Circuit accompagné 10 nuits


Ce circuit vous emmène à la découverte des sites les plus spectaculaires du Brésil. Vous découvrirez les belles cités baroques du Minas Gerais, profiterez de l'animation des grandes villes, Salvador de Bah...

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Rio de Janeiro
Bordant les eaux d'un bleu profond de la baie de Guanabara, avec le Pain de Sucre en sentinelle à l'entrée du port et la fameuse statue du Christ perchée sur le pic Corcovado derrière elle, Rio est certainement la ville plus spectaculaire du monde. Ajoutez à cela les superbes plages de sable blanc frangées de palmiers, une température moyenne descendant rarement en dessous de 20°C, l'atmosphère de fête perpétuelle, la classe et l'effronterie des Cariocas eux-mêmes, et vous conviendrez aisément avec eux que Rio est bien la cidade maravilhosa la cité merveilleuse.

Le centre-ville

L'artère principale du centre-ville, Avenida Rio Branco constitue un bon point de départ. A son extrémité sud, la Praça Floriano est l'une des places les plus impressionnantes de Rio. D'un côté, Cinelândia aligne ses bars et cafés animés et, comme son nom l'indique, des cinémas. Le nord de la place est dominé par le splendide Teatro Municipal. Inauguré en 1909, c'est une version en plus petit de l'Opéra de Paris. Au sous-sol, le restaurant assyrien recouvert de mosaïques vaut la visite. De l'autre côté de l'avenue, les deux grands bâtiments néo-classiques sont la Bibliothèque nationale, datant de 1910 et le Museu Nacional de Belas Artes, qui abrite une très belle collection d'art du Brésil.

Suivez vers l'ouest l'Avenida República do Chile et vous verrez surgir de la ligne d'horizon comme un volcan de béton l'incontournable Catedral Metropolitana. L'intérieur caverneux peut accueillir plus de 20 000 fidèles. Quatre gigantesques vitraux, vert, bleu, rouge et jaune, attirent irrésistiblement le regard. Haut de 83 m, l'édifice, appelé aussi Nova Catedral, fut achevé en 1976.

En revenant vers le centre, en face de l'immeuble Petrobras (compagnie pétrolière nationale brésilienne) se trouve le petit parc Largo da Carioca. A l'arrière, perchée sur une petite colline, la toute simple Igreja e Convento de Santo Antônio, blanchie à la chaux, est la plus ancienne et peut-être la plus jolie église de Rio. Commencée en 1608, elle contient de belles sculptures sur bois de jacaranda, une sacristie en marbre portugais et des azulejos.

Traversez vers l'ouest la Praça Tiradentes, où le héros du même nom fut exécuté en 1793, et gagnez Campo de Santana. C'est dans ce parc que Dom Pedro Ier proclama l'indépendance du Brésil.

Le terminus du bonde est proche de la cathédrale. Le bonde, un petit tram ouvert, dévale à toute vitesse l'aqueduc da Carioca (XVIIIe siècle), gravit des ruelles pavées et longe les demeures coloniales de Santa Teresa. Des échappées superbes s'offrent à chaque virage. A mi-chemin de la colline, ne manquez pas de faire le détour jusqu'au Museu Chácara do Céu. Il contient La Danse de Picasso et une petite collection de peintres modernes européens, Matisse, Modigliani, Monet et Derain.

La Praça XV de Novembro était la place principale du Rio colonial. Son insolite fontaine de la Pyramide est l' uvre de l'un des grands sculpteurs brésiliens du XVIIIe siècle, Mestre Valentim. L'élégant édifice à trois étages est le Paço Imperial, datant de 1743. Résidence des vice-rois portugais, il accueillit João VI lorsqu'il emmena sa cour au Brésil en 1808. A mi-chemin de la place, sur la droite, l'Arco de Teles est une arche du XVIIIe menant à des ruelles tortueuses. Vous y respirerez encore l'atmosphère du vieux Rio.

De retour sur la Rua 1° de Março fort animée qui court au nord de la Praça XV, admirez un groupe d'églises baroques. L'ancienne cathédrale de São Sebastião, commencée en 1749, avec sa statue du saint au sommet de la façade, vit les couronnements de Pedro Ier et Pedro II. L'intérieur est relativement modeste comparé à l'Igreja Nossa Senhora do Monte do Carmo adjacente. La rue s'achève sur Praça Pio X, où se dresse l'imposante Igreja Nossa Senhora da Candelãria. La construction de cette église surmontée d'un dôme prit un siècle à partir de sa fondation en 1775. L'intérieur somptueux est entièrement orné de marbres de différentes couleurs.

A l'est sur le front de mer, le Museu Histórico Nacional se trouve dans la Fortaleza de São Tiago (fort Saint-Jacques), l'un des rares bâtiments du XVIe siècle encore debout. Inauguré à l'occasion du centenaire de l'Indépendance, le musée retrace l'histoire du Brésil depuis l'arrivée des Européens.

Zona Sul

Les quartiers au sud du centre-ville, au charme désuet, recèlent des curiosités à ne pas manquer, comme le Parque do Flamengo. Jusqu'en 1960, cette étendue de plage et de verdure était entièrement recouverte d'eau de mer. Au cours du plus vaste programme de remblaiement du Brésil, près de 150 ha de terre furent récupérés sur le port. Le grand architecte paysager du Brésil, Roberto Burle Marx, transforma ces nouveaux terrains en une précieuse ceinture verte entre la mer et la ville, avec nombre d'installations sportives et de loisirs. Le parc abrite aussi le Monument au Soldat inconnu et divers musées, dont le spectaculaire Museu de Arte Moderna. Les collections originales furent pratiquement détruites lors d'un incendie en 1978, mais le musée a déjà reconstitué une vaste collection d'art brésilien contemporain. Dominant le parc, la délicieuse petite Igreja N.S. da Glória do Outeiro fut bâtie dans les années 1720.

Poursuivez au sud sur Rua do Catete. Près de l'arrêt de métro Catete se trouve l'un des meilleurs musées du pays, le Museu da República. Achevé en 1866 pour un riche baron du café, le bâtiment servit de palais présidentiel de 1897 à 1960, lorsque Brasília devint la capitale. Le musée fait revivre l'histoire de la République: portraits et objets personnels des présidents successifs, pièces d'apparat où venaient se divertir dignitaires étrangers et Brésiliens influents, et exposition consacrée à la culture brésilienne moderne. C'est dans ce palais que le charismatique président Getúlio Vargas se suicida en 1954. La pièce a été laissée telle quelle, avec la balle fatale présentée dans une vitrine. Tout à côté, le Museu Folclorico Edson Carneiro présente le folklore brésilien et diverses pièces comme des instruments de musique, céramiques, objets de culte afro-brésilien et jouets.

Visible depuis toute la Zona Sul, le Pain de Sucre est l'une des montagnes les plus caractéristiques du monde. Fait de granit massif, il se dresse à 394 m au-dessus de la baie de Guanabara. Les Indiens l'appelaient pau-nh-Acuqua, ce qui signifie «haut sommet». Influencés par les sonorités de son nom indien et par sa forme, les Portugais l'appelèrent pão de açúcar ou pain de sucre. A moins d'être un alpiniste chevronné, la seule voie vers le sommet est le téléphérique qui monte en deux tronçons. Du sommet, la vue est spectaculaire.

Les plages

Les Cariocas, pour lesquels les plages sont un véritable mode de vie, y sont encore plus nombreux que les touristes. Copacabana est la plus connue. Son superbe croissant de sable blanc s'étend sur 4,5 km, avec le Pain de Sucre fermant l'une des extrémités et le Museu e Forte de Copacabana l'autre. La plage est une forêt de montants de but, de filets de volley et autres jeux, tous dédiés à la gloire du corps triomphant; les cafés abondent.

De l'autre côté de la presqu'île sud, la plage d'Ipanema, proche du décrochement rocheux, est idéale pour le surf. Baladez-vous dans les rues d'Ipanema pour découvrir les boutiques les plus chic de Rio ainsi que certains de ses meilleurs bars et restaurants. Plus vous vous éloignez le long de la côte, plus les plages deviennent tranquilles.

Les amateurs de forêt tropicale n'auront même pas à quitter la ville. Au début du développement colonial de Rio de Janeiro, les denses forêts qui couvraient les flancs montagneux de Tijuca furent décimées pour fournir du bois de construction et faire place aux plantations de sucre et de café. Un programme de reforestation fut mené au milieu du XIXe siècle et une étendue sauvage reprit vie au c ur de la cité. Aujourd'hui, on peut randonner dans le Parque Nacional de Tijuca, où l'on trouve cascades, grottes et panoramas somptueux. Vous y verrez des agoutis, ocelots, singes et autres oiseaux exotiques.

Juste au sud du parc national, en direction de la côte, se trouve le Jardîm Botanico de Rio. La Palma Mater, mère de tous les palmiers royaux du Brésil, y fut plantée en 1809; les graines provenaient de l'île Maurice, dans l'océan Indien. Ne manquez pas les six lacs, dont un étang où fleurissent de gigantesques nénuphars, la plantation d'orchidées, une serre consacrée aux plantes carnivores et enfin la sculpture de Mestre Valentim, Ninfa do Eco (la nymphe de l'écho).

A plus de 715 m, le Corcovado, montagne bossue, avec ses échappées superbes et sa remarquable statue du Christ Rédempteur ouvrant les bras, est devenu le symbole du Rio moderne. Conçue par le sculpteur français Paul Landowski à base de béton armé et achevée en 1931, la statue pèse plus de 1000 tonnes et mesure 30 m de haut. De la terrasse, on domine toute la ville, la baie derrière Copacabana, l'immense port et le Pain de Sucre au loin. Le plus simple pour gagner le Corcovado est de prendre le train à crémaillère qui gravit la pente vertigineuse à travers la jungle, au départ de la Rua Cosme Velho.

Zona Norte

Cette partie de Rio assez délabrée, est normalement délaissée par les touristes, à l'exception des principales curiosités. Mais elle donne une bonne idée du style de vie des Cariocas ordinaires.

Quinta da Boa Vista est l'attraction majeure de Rio, son plus grand parc. Il abrite le Jardim Zoologico et l'excellent Museu Nacional. Situé dans un beau palais néo-classique du début XIXe, résidence de la famille royale durant 81 ans, le musée fut fondé par João VI en 1818; c'est l'une des plus anciennes institutions scientifiques d'Amérique latine. Ses points forts sont l'anthropologie et les sciences naturelles, avec une intéressante exposition de squelettes de dinosaures et de fossiles et de céramiques indiennes. On y trouve des objets venus de tout le Brésil, dont des selles et bottes de gauchos, les cow-boys brésiliens. Clou de l'exposition, dans le hall d'entrée: un fragment de météorite de 5 tonnes tombé dans l'Etat de Bahia en 1888.

Non loin de là se trouve le Maracaná, le plus grand stade de football du monde. Ressemblant à un Colisée du XXIe siècle, il fut achevé en moins de deux ans pour la finale de la Coupe du monde en 1950. Les grands matches ont généralement lieu le dimanche à 17 heures, dans une ambiance passionnée digne du Carnaval.

Niterói

Des tunnels et un pont qui traverse la baie de Guanabara relient Rio à la grande ville de Niterói. Le Musée d'art contemporain, uvre du célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer, ressemble à une soucoupe volante venue se poser face au Pain de Sucre. On peut y admirer plus de 1000 tableaux de peintres contemporains parmi les plus renommés du Brésil.

Ouro Prêto
Une route sinuant à travers les montagnes mène à ce joyau du baroque. En l'apercevant pour la première fois, on croit à un mirage, tant il semble impossible que cette ville fascinante aux toits de tuiles rouges et aux magnifiques églises ait été construite dans cet endroit reculé. Mais Ouro Prêto (Or Noir) fut au centre de la ruée vers l'or du XVIIIe siècle. Minas Gerais produisait 80% de l'or mondial à cette période, et la population d'Ouro Prêto était environ deux fois celle de New York. Dans les années 1790, la ville abrita la vaste conspiration de l'Inconfidência, destinée à chasser les Portugais.

Bâtie dans les années 1740, l'Escola de Minas (école des Mines), au nord de la place, fut jadis le palais du gouverneur. C'est aujourd'hui une école des Mines importante, abritant un musée qui expose une vaste collection de minerais, cristaux et pierres précieuses. De l'autre côté de la place, l'ancien Hôtel de Ville a été transformé en Museu da Inconfidência. Le clou de l'exposition est la section Tiradentes. On y voit son arrêt de mort, un morceau de l'échafaud où il fut pendu, son tombeau et ceux de ses complices, placés là dans les années 1930 sous le régime du président Vargas.

Les églises du XVIIIe siècle, baroques, regorgent de sculptures de l'Aleijadinho. Manuel Francisco Lisboa, le père de l'Aleijadinho, conçut la ravissante Igreja N.S. do Carmo en 1766, et son fils y travailla également. Ne manquez pas les fonts baptismaux, l'une de ses uvres majeures. L'Igreja São Francisco de Assis, l'une des plus jolies du Brésil, conçue par l'Aleijadinho, contient nombre de ses uvres. Le plafond en trompe-l' il de Manuel da Costa Ataíde fut achevé en neuf ans. Antônio Dias fut le premier prospecteur à trouver de l'or à Ouro Prêto et il paya la construction d'un église qui prit son nom, l'Igreja Matriz N.S. da Conceição de Antônio Dias. Manuel Lisboa la conçut en 1727 et son fils l'Aleijadinho y fut inhumé quelque 90 ans plus tard. La sacristie abrite un musée dédié à l' uvre du sculpteur. Bâtie par des esclaves dans les années 1740, l'Igreja Santa Efigênia dos Prêtos se dresse sur une colline à l'est de la ville. Les esclaves payèrent eux-mêmes la construction, essentiellement sous la forme de petites quantités d'or sorties en fraude des mines. Edifiée dans les années 1720, l'Igreja Matriz N.S. do Pilar est littéralement couverte d'or, avec des plafonds peints, des chaires décorées et six grands chandeliers en forme d'oiseaux. L'autel fut sculpté par Francisco Xavier de Brito.

Foz do Iguaçu
Proche de la frontière avec l'Argentine et le Paraguay, la ville elle-même retient peu l'attention, mais les touristes ne viennent pas pour elle. Atteintes avec le bus des cataratas, les chutes d'Iguaçu s'étalent 20 km au sud-est. Plus hautes et plus larges que les chutes Victoria, elles sont véritablement les plus impressionnantes du monde. Le nom vient d'un terme tupi-guaraní signifiant «grandes eaux». Au total, 275 cascades, séparées par des roches et des îlots verdoyants tombent dans un précipice de 80 m de haut et de 3 km de large. Le résultat est époustouflant.

L'immense jungle environnante, protégée par un parc national, est riche en orchidées, lianes et fougères arborescentes où vivent oiseaux de paradis et animaux sauvages. D'un côté se trouve le Brésil, de l'autre, l'Argentine, qu'on atteint depuis Foz, via Puerto Iguazú (graphie espagnole), juste au-delà de la frontière. Aucun visa n'est nécessaire pour une excursion d'une journée (mais n'oubliez pas votre passeport).

Côté brésilien

La première vision est incroyable le panorama global des chutes, de la cataracte de Santa Maria à la stupéfiante Garganta del Diablo (la gorge du Diable) s'étale devant vous. Une balade de 2 heures sur de spectaculaires passerelles vous amène tout près des cascades tumultueuses. Les embruns giclent de partout, trempant le sentier, et le bruit des chutes est assourdissant. Des montagnes d'eau blanche vous hypnotisent et des arcs-en-ciel planent magiquement dans l'air.

A cet endroit se trouve une tour d'observation d'où un ascenseur vous conduit à Floriano. De là, un sentier mène à Puerto Canoas où vous pourrez, suivant l'état de la rivière, vous rendre en petit bateau au-dessus des chutes. Si la rivière n'est pas en crue, vous pourrez même aborder sur un îlot rocheux pour un coup d' il terrifiant sur la gorge du Diable et ses 14 cascades qui se dissolvent en une brume étincelante.

Côté argentin

De ce côté, vous aurez l'occasion de vous rendre tout près des chutes. Deux routes différentes, le Passeios Inferiores et le Passeios Superiores offrent des vues sur le sommet ou la base des chutes; toutes deux sont superbes. D'en bas, vous dévalerez jusqu'au bord de la rivière et gagnerez en bateau l'Isla San Martin (si la rivière n'est pas en crue, baignade possible sous la cascade des Deux S urs). D'une plate-forme au sommet de ce gros rocher, vous pourrez presque toucher le rideau d'eau.

Itaipú
Le barrage brésilo-paraguayen d'Itaipú sur la rivière Paraná est un intéressant but d'excursion en bus ou en bateau. Si vous choisissez le bateau, notez le repère à la jonction des rivières Iguaçu et Paraná qui marque la rencontre de trois pays, Brésil, Argentine et Paraguay. A Itaipú, les eaux de la Paraná ont été dérivées à travers un gigantesque canal du côté brésilien. L'usine est la plus vaste entreprise hydroélectrique du monde. Avec 20 turbines en activité, Itaipú peut produire 12,6 millions de mégawatts davantage que la capacité combinée des barrages d'Assouan en Egypte et de Grand Coulee aux USA.

Brasília
Brasília est unique, une cité de l'âge spatial surgie de terre en 1956. Un plateau désertique, rouge et poussiéreux, cède soudain la place à une métropole futuriste conçue en forme d'ailes et de fuselage d'avion. L'endroit choisi était si isolé que les ouvriers et les matériaux nécessaires à la construction de la nouvelle capitale durent être amenés par hélicoptère. Quatre ans plus tard, en 1960, tout était prêt. Pourquoi cette ville? Depuis 200 ans, les experts brésiliens suggéraient qu'un déplacement des centres urbains vers l'intérieur était le seul moyen de développer le pays. Ce n'est qu'en 1956 que le concept prit forme. Le plan fut l' uvre audacieuse de l'urbaniste Lúcio Costa et de l'architecte Oscar Niemeyer, avec Roberto Burle Marx comme paysagiste. En choisissant des Brésiliens, le président Kubitschek voulait indiquer que son pays avait débarqué sur la scène mondiale. La ville fut tout d'abord célébrée comme une utopie réalisée, mais la migration de masse dépassa toutes les prévisions, et de vastes bidonvilles édifiés en périphérie et des embouteillages monstres remirent les pendules à l'heure. On ne peut pourtant qu'admirer l'ingéniosité du modèle original.

Eixo Monumental

La ligne droite reliant la haute tour de la Télévision au lac Paranoá est l'Axe monumental, réservé au gouvernement et à la culture. L'arc de cercle qui le coupe est l'Eixo Rodoviária (Axe de l'autoroute), qui passe à travers les quartiers résidentiels, divisés en «superblocs», mini quartiers où l'on trouve de tout.

La Catedral Metropolitana est l'un des chefs-d' uvre de Niemeyer. Elle est bien plus vaste qu'il n'y paraît, car tandis que le dôme se dresse comme une gigantesque couronne d'épines, la nef est souterraine. A l'entrée se dressent les superbes statues des quatre évangélistes d'Alfredo Ceschiatti, et on lui doit aussi les trois anges en aluminium qui planent à l'intérieur.

A partir de la cathédrale, l'Esplanada dos Ministérios est bordée des deux côtés par les massifs immeubles verts des ministères. Chacun d'eux est un cube de verre identique, dans lequel les fonctionnaires uvrent pour leur pays. Le Palácio dos Arcos est un plaisant mélange de design moderne et d'élégance classique, entouré d'un basin à nénuphars où trône la puissante sculpture de Bruno Giorgi, La Météorite. Aussi appelé Palácio do Itamarati, c'est le ministère des Affaires étrangères, utilisé pour des réceptions diplomatiques. Pour visiter, s'inscrire 24 heures à l'avance.

A l'extrémité de l'Axe monumental convergent les branches exécutive, législative et judiciaire du gouvernement fédéral. Dominant tout l'ensemble, le Congresso Nacional, un gratte-ciel aux tours jumelles de 28 étages, s'élance au-dessus de la coupole ouverte et de la coupole inversée marquant la Chambre des Députés et le Sénat, deux bâtiments souterrains. Sur la place devant le Palácio da Justiça se trouve un impressionnant groupe de statues. Assise à l'avant, une sereine version moderne de la Justice portant le bandeau, due à Ceschiatti. La sculpture la plus célèbre est celle des Pionniers, Os Candangos, de Bruno Giorgi, dédiée aux ouvriers qui vinrent bâtir la capitale. A l'arrière de la place, le Pantheon Tancredo Neves contient la stupéfiante fresque de João Camara en noir et blanc décrivant la vie de Tiradentes.

Sur l'Eixo Monumental, en s'éloignant des édifices publics, le Mémorial Juscelino Kubitschek, monument à la gloire du fondateur de Brasília, représente un gigantesque point d'interrogation à l'intérieur duquel se dresse la statue du président. Sous le monument se trouve un musée consacré à Kubitschek et à sa capitale.

La remarquable église néo-gothique dans la Quadra 702 Sul, Sanctuário Dom Bosco, possède de hautes fenêtres pointues faites de vitraux dans les tons bleu et violet. De l'intérieur nimbé d'une lumière bleue, l'effet est stupéfiant.

Prenez l'ascenseur jusqu'à la plate-forme d'observation de la tour de la Télévision haute de 218 m et admirez Brasília entièrement encerclée par la plaine.

Palácio da Alvorada

Pour beaucoup le chef-d' uvre de Niemeyer, le palais de l'Aurore, sur la rive du Lago Paranoá, un lac artificiel de 80 km de long, est la résidence officielle du président brésilien. L'architecte aurait conçu ses arches renversées en une seule nuit; le président Kubitschek salua «sa légèreté, sa grandeur, son lyrisme et sa majesté».

Salvador de Bahia
La ville se dresse sur une falaise dominant la baie abritée de Todos os Santos Tous les Saints découverte par Amerigo Vespucci le jour de la Toussaint, 1er novembre 1501. Ce sont les richesses dégagées par les plantations sucrières portugaises du Recôncavo, les 150 km de côte tropicale luxuriante qui entourent la baie, qui permirent d'édifier les impressionnantes demeures coloniales et les églises baroques chargées d'or qui ornent Salvador. Fondée en 1549 comme capitale du Brésil, elle le demeura plus de deux siècles.

Sur la Praça Municipal, le Palácio do Rio Branco, l'ancien palais du gouverneur, abrite de nos jours l'Office du Tourisme municipal. Du côté baie, le monument Art déco est en fait un ascenseur. Construit en 1928, l'Elevador Lacerda vous fait passer en quelques secondes de la ville haute (Cidade Alta) à la ville basse (Cidade Baixa). De l'autre côté de la Rua do Chile, le Paço Municipal (Hôtel de Ville) date de 1660.

A 300 m environ de la Praça Municipal, la vaste Praça da Sé donne sur la jolie place Terreiro de Jesus. Certains édifices des alentours comptent parmi les plus charmants de Salvador. A l'ouest de la place, la Catedral Basilica, achevée en 1672, était alors l'église d'un vaste collège de jésuites. L'austère extérieur en marbre portugais contraste avec l'exubérance rococo et baroque du maître-autel et des 12 chapelles latérales. Le plafond de la sacristie porte des saints de l'Ordre des jésuites, tandis que le musée de la cathédrale expose une collection d'images pieuses et d'objets liturgiques. A côté de la cathédrale, l'ancienne faculté de Médecine a été restaurée et abrite l'excellent Museu Afro-Brasileiro, consacré aux liens étroits entre Bahia et l'Afrique: attributs de cérémonies ayant trait au candomblé, la religion bahianaise mêlant cultes africains, catholicisme et croyances des Indiens brésiliens; Carnaval; techniques de tissage; art africain; musique et capoeira, art martial sous forme de ballet développé par les esclaves.

Au sud de la Praça Anchieta, un prolongement du Terreiro de Jesus, s'élève l'église Saint-François (Igreja São Francisco), du XVIIIe siècle, dont l'opulence aurait fait rougir le «Poverello». L'intérieur est recouvert à la feuille d'or. Sur un autel latéral, l'étonnante statue émaciée de São Pedro da Alcântara fut sculptée par Manoel Inácio da Costa dans un seul tronc d'arbre. Bordant un côté du cloître, un mur recouvert d'azulejos relate le mariage du fils du roi du Portugal et d'une princesse autrichienne, donnant ainsi une vision unique du Lisbonne d'avant le tremblement de terre de 1755. A côté, l'Igreja da Ordem Terceira de São Francisco, église plus petite, est également impressionnante. Sa façade rappelant le baroque espagnol disparut sous une couche de plâtre pendant 150 ans, jusqu'à ce qu'un peintre en fasse tomber un morceau par hasard en 1936. Le reliquaire a été redécoré dans le style Art déco.

Revenez au Museu Afro-Brasileiro et suivez la Rua Alfredo de Brito jusqu'au Largo do Pelourinho, une place pavée entourée de demeures coloniales et site jadis du pilori où l'on fouettait publiquement les esclaves. L'actuelle Fundação Casa de Jorge Amado, qui honore le romancier le plus célèbre du Brésil, était à l'époque la maison de mise aux enchères des esclaves. Au pied de la colline sur la droite, la surprenante église bleue N.S. do Rosário dos Prêtos fut bâtie au XVIIIe siècle par et pour les esclaves; elle se trouvait alors juste à l'extérieur des murs de la ville. Aujourd'hui, le quartier du Pelourinho est bourré de boutiques, galeries d'art, hôtels et restaurants.

La rue en forte pente Luiz Vianna Filho conduit à l'Igreja do Carmo, église baroque érigée en 1636. Le musée contient une collection d'objets disparates, mais parmi les monnaies, le mobilier et autre bric-à-brac se trouve la superbe statue du Christ au Pilier de Francisco Xavier Chagas, esclave métis indien sans aucune formation artistique.

A côté de l'Igreja do Carmo, le Convento de N.S. do Carmo date du début du XVIIe siècle. Durant la guerre contre les Hollandais en 1624, c'était le quartier général des colons, et la reddition des Hollandais y fut signée le 30 avril 1625. Petit musée dans la sacristie; comme son voisin, il possède une statue du Christ de Chagas.

Nettement plus populaire, la Cidade Baixa s'étale le long du front de mer au pied de la falaise de 70 m de la Cidade Alta. Dans la baie, le solide Forte de São Marcelo fut bâti en 1623 pour protéger le port... et l'année suivante la ville était attaquée par les Hollandais.

Baladez-vous dans le Mercado Modelo, un marché couvert au pied de l'Elevador Lacerda. Dans l'atmosphère effervescente de cette vaste halle du XIXe siècle, vous trouverez hamacs, bijoux, poupées de Bahia, herbes, épices et autres potions magiques. Des démonstrations de capoeira ont souvent lieu devant l'entrée principale, qui donne sur le port.

Située dans la banlieue est, l'Igreja N. S. do Bonfim est la plus fascinante des 34 églises coloniales de Salvador, en liaison étroite avec la religion candomblé. Chaque jour, des centaines de pèlerins se recueillent devant l'image du Christ (identifié au plus important esprit candomblé, Oxala). Chaque centimètre du petit musée à droite de la nef est recouvert de rubans, photos, tableaux, messages, maillots de foot des ex voto en bois, plastique ou argent figurant des parties du corps remercient du succès d'une opération.

Continuez vers le sud jusqu'à Barra, un quartier de plages avec un immense centre commercial et le plus vieux fort de Bahia, Santo Antônio da Barra, qui date des années 1590. Le long de la côte en direction d'Ilhéus se succèdent de belles plages.

Natal
En portugais, «Natal» signifie Noël: le nom de la ville commémore la date de sa fondation, le 25 décembre 1599. Située à l'embouchure du fleuve Potengi, c'est aujourd'hui la capitale de l'Etat, port important et base navale.

Natal s'avance tellement à l'est dans l'Atlantique que l'Afrique, à 3000 km de là, est plus proche que la frontière occidentale du Brésil. Les pionniers de l'aviation transatlantique en profitèrent pour voler de Dakar (au Sénégal) jusqu'à Natal. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'US Air Force allait utiliser l'aéroport de la ville comme liaison entre l'Afrique et l'Amérique du Sud et développer une base de surveillance anti-sous-marins.

Avant la fondation de Natal, les Portugais bâtirent le Forte dos Três Reis Magos (le fort des Rois Mages) pour protéger la région contre les Indiens hostiles et les pirates français qui écumaient les mers. A la pointe de la péninsule, le fort, d'où la vue est superbe, fut conçu en forme d'étoile à cinq branches. Son nom rappelle l'époque de sa création, le 6 janvier 1598, jour de l'Epiphanie.

Natal a beau remonter au XVIe siècle, on y trouve peu de monuments historiques. Restent Praça João Maria et sa cathédrale du XVIIIe siècle et, un peu plus ancienne, l'Igreja Santo Antônio toute proche, célèbre pour son maître-autel délicatement sculpté et son Musée d'Art sacré.

Méritant certes une visite, le Museu Câmara Cascudo est très éclectique: de la production offshore de pétrole aux objets indiens ou au culte afro-brésilien de l'umbanda.

La côte
Au sud de Natal, Ponte Negra, l'une des célèbres plages de la région, possède une vaste baie aux eaux calmes, avec une dune de sable tombant à pic dans l'océan.

Dix kilomètres plus au sud, Pirangi do Norte offre ses plages fabuleuses et son célèbre arbre à cajou dont les racines couvriraient 7000 m2.

Les plages au nord de Natal, comme celle de Genipabu, possèdent de gigantesques dunes de sable. Passe-temps favori ici: les dévaler à bord de beach buggies, que vous pourrez louer avec un chauffeur.

Fortaleza
La capitale de l'Etat de Ceará est un important port de pêche au plan en forme de damier. De vastes parcs et places et des édifices pastel ou blanchis à la chaux confèrent une impression de lumière et d'espace. Elle servit tout d'abord de base pour l'expédition de Pedro Coelho de Souza dans l'intérieur, en 1603 («Fortaleza» signifie fort en portugais). Conquise par les Hollandais en 1637 puis reprise en 1654, elle a depuis toujours une importance stratégique.

La cité est au c ur d'une riche tradition d'art et d'artisanat, et produit de la dentelle, des broderies délicates, des hamacs colorés et une peinture naïve. C'est aussi l'un des premiers producteurs mondiaux de fruits de mer, notamment la langouste. Les boutiques et restaurants de Fortaleza sont une alternative agréable aux plaisirs de la plage.

Aujourd'hui Centro de Turismo, l'ancienne prison municipale près du front de mer est devenue le c ur culturel et social de la ville. En plus de l'Office du Tourisme, elle abrite une galerie d'art, un centre commercial où l'on vend l'artisanat régional, et le fascinant Museo de Arte e Cultura Populares. L'ancienne cour de promenade des prisonniers est désormais une place de jeux.

Vous préférerez peut-être faire vos achats dans le dédale ombragé de la Rua Conde d'Eu, dont les stands débordent d'herbes médicinales et d'essences, d'étoffes et de souvenirs, de poissons et de produits locaux. En face, la cathédrale (Sé) en béton de style néo-gothique est célèbre pour ses vitraux.

Chaque ville brésilienne a son trésor architectural. Donnant sur une place au marché animé quelques blocs à l'ouest de la cathédrale, le Teatro José de Alencar est un pur joyau Art Nouveau, avec une profusion de fer forgé et de verre brillamment coloré, ainsi qu'un système d'air conditionné pratique: il n'a pas de parois latérales. Les divers éléments de fer forgé furent amenés d'Ecosse en 1910 et réassemblés sur place. Le théâtre accueille aujourd'hui des manifestations culturelles.

A l'est de la ville, sur l'Avenida Barão de Studart, le Museu Histórico e Antropológico do Ceará présente une imposante collection d'armes, timbres et tableaux, ainsi qu'un livre relatant l'abolition de l'esclavage au Ceará. A l'extérieur, on peut voir les restes de l'avion de tourisme dans lequel le président Castello Branco trouva la mort, près de Fortaleza, en 1967.

S'ils ne travaillent pas, les Fortalezans sont forcément à la plage, en particulier celle d'Iracema, proche de la ville, bordant le Ponte Metálica (le vieux port). Elle offre toutes sortes de divertissements, mais l'eau est hélas impropre à la baignade. On trouve de belles plages vers le sud, comme Futuro, recouverte par la dune, que l'on atteint en bus. Si vous cherchez plus de tranquillité, optez pour les plages du nord comme Cumbuco et Iparana.

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