Argentine Chili
DE SALTA AU CAP HORN
A PARTIR DE 6885 € TTC
Valable jusqu'au 07/03/2013
Circuit accompagné 13 nuits
Cet itinéraire original mêlant le Nord argentin des quebradas, Torres del Paine – le plus beau des parcs naturels chiliens – et une croisière au pied des glaciers en Terre de Feu vous dévoilera la splendeur de p...
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CHILI
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Nos voyages au Chili |
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Capitale du Chili à plus d'un titre, Santiago se trouve environ à mi-chemin entre la frontière péruvienne au nord et la Terre de feu au sud. Ce véritable creuset politique, économique, culturel et intellectuel du pays rassemble 4,5 millions d'habitants, un tiers de la population totale; c'est la 5e plus grande ville d'Amérique du Sud. Santiago, peu épargné par une histoire mouvementée, reste toutefois attrayant par son atmosphère cosmopolite, ses parcs et ses beaux édifices publics. Le Rio Mapocho serpente à travers la cité d'est en ouest, marquant la limite nord du centre-ville. Là, dans un triangle englobant Via Norte Sur et Avenida Libertador Bernardo O'Higgins (que tout le monde appelle l'Alameda) se concentrent tous les grands musées, monuments et autres curiosités. Commencez la visite par la Plaza de Armas (place d'Armes), la charmante ancienne place centrale de la ville basse, avec l'Hôtel de Ville et la cathédrale, où sont ensevelies de nombreuses figures de l'histoire chilienne. Pour en apprendre davantage, entrez au Museo Histórico Nacional, sur le côté nord de la place, qui présente entre autres une série de portraits et d'objets personnels de personnalités chiliennes, qui donnent un aperçu très vivant de l'histoire du pays. Près de la cathédrale, le Museo Chileno de Arte Precolombino présente des expositions sur les Indiens primitifs d'Amérique centrale et du Sud, couvrant 4500 ans d'histoire et d'art précolombiens. L'édifice, bâti en 1805, abritait les Douanes coloniales. La Casa Colorada, construite non loin de là au XVIIIe siècle, était la résidence officielle du gouverneur du Chili colonial, avant de devenir celle du président de la République. C'est aujourd'hui le Museo de Santiago, qui contient une fascinante collection de cartes, tableaux et dioramas illustrant l'histoire de la ville. Tout près également se trouve l'ancien immeuble du Congrès national, aujourd'hui ministère des Affaires étrangères. De l'autre côté de la rue, la Cour Suprême occupe un bâtiment impressionnant de 1905. Sur la Plaza de la Constitución toute proche se dresse le Palacio de la Moneda, l'hôtel de la Monnaie néo-classique bâti en 1805 et bombardé en 1973 parce qu'il était la résidence officielle d'Allende. Il a été reconstruit. De la Plaza de Armas partent les principales artères commerçantes, dont le Paseo Ahumada, une rue piétonne bordée de boutiques, ornée de fontaines et de fleurs. Il donne au nord sur la rivière et le marché couvert en fer forgé, Mercado Central (idéal pour y déjeuner ou y faire ses achats) et au sud sur l'Alameda. C'est sur cette avenue que se trouve l'un des rares bâtiments historiques intéressants: l'église San Francisco (XVIe siècle), assortie d'un musée présentant une précieuse collection d'art colonial et religieux. Au-delà de la Bibliothèque nationale (qui abrite des expositions temporaires relatives aux livres et à l'imprimerie) s'élève le Cerro Santa Lucía, l'un des parcs les plus connus, un havre de paix et de beauté dominant la ville de 70 mètres. Au sommet se dresse une ancienne forteresse, la Batería Hidalgo. Le Parque Forestal borde le Rio Mapocho, à hauteur de l'Avenida Libertador O'Higgins. Cette oasis de verdure, conçue par un paysagiste français sur le modèle des parcs parisiens, sert d'écrin au superbe Palacio de Bellas Artes, qui abrite trois musées: Beaux-Arts, Art moderne et Art populaire. Dans le quartier de Bellavista, sur l'autre rive, La Chascona, où habita Pablo Neruda, a été transformée en musée dédié au Prix Nobel de Littérature. Le vaste Parque Metropolitano propose des sentiers de balade, des coins pique-nique et un zoo. Le Cerro San Cristóbal est le point culminant de Santiago, à 365 m. Une Vierge géante, cadeau de la France, se dresse au sommet; illuminée la nuit, elle est visible de toute la ville. Vous y monterez en bus, en funiculaire ou à pied pour jouir d'un panorama inoubliable. Dans le Parque O'Higgins, dans la partie sud de la ville, vous découvrirez Fantasilandia, sorte de Disneyland à la chilienne, ainsi qu'une reconstitution de village traditionnel avec des restaurants de spécialités locales et des artisans au travail. Au sud de Santiago s'étend la vallée de Maipo, principale région viticole du pays. Certains producteurs proposent visites et dégustations. Vers le nord Valparaíso Un cirque de collines escarpées enserrant le port, Valparaíso a dû se développer en hauteur plutôt qu'en largeur. La zone portuaire plate est réservée au commerce et aux affaires; et la ville a excellemment tiré parti du reste, escaladant les raidillons et s'accrochant aux pentes, grâce à un étagement serré de maisons pittoresques et un lacis de rues étroites. Des funiculaires quasi verticaux sont là pour éviter aux habitants comme aux touristes l'escalade pénible des diverses collines. Il reste peu de chose de l'histoire mouvementée du port: en 450 ans, il fut pillé par les pirates et dévasté par des raz-de-marée; de la terre vinrent des incursions indiennes et des séismes catastrophiques, sans compter les tirs de la marine espagnole pendant la lutte pour l'indépendance, au début du XIXe siècle. Mais Valparaíso a survécu. Comptant plus de 600'000 habitants, si l'on inclut les banlieues, c'est le port principal et la deuxième ville du pays. C'est aussi depuis peu le siège du gouvernement chilien avec son Assemblée nationale flambant neuve. Face à l'embarcadère, le c ur de Valparaíso bat sur la Plaza Sotomayor, avec l'ancien palais gouvernemental (Intendencia), aujourd'hui siège de la Marine régionale, la Grand-Poste et la gare. Au centre de la place, un monument patriotique salue les héros d'Iquique, victimes en 1879 d'une bataille navale lors de la guerre du Pacifique contre le Pérou et la Bolivie. A Muelle Prat, vous pourrez visiter la copie du navire Santiaguillo qui explora la baie en 1536. Ce quartier du front de mer a été réhabilité, et un bon marché d'artisanat s'y tient le week-end. A Valparaíso, les communications se font grâce aux funiculaires qui desservent les différentes collines (cerros). De la place Sotomayor, l'un d'eux vous hissera jusqu'au Museo Municipal de Bellas Artes. Celui de la colline Cordillera vous mènera au Museo del Mar (panorama sur la ville et bonnes collections); il est situé dans la résidence de Lord Cochrane, un vieux loup de mer anglais qui aida le Chili dans sa lutte pour l'indépendance au XIXe siècle. Au centre-ville, le Palacio Lyon, bâti en 1888, abrite le Museo de Historia Natural, avec une exposition permanente sur la flore et la faune du Chili. A voir, surtout si vous prévoyez de séjourner sur l'île de Pâques ou celle de Robinson-Crusoé (archipel Juan Fernandez). Calle Serrano, la plus ancienne artère de la ville, conduit vers le nord aux rares vestiges du passé. L'église de La Matriz (Plaza Echaurren), qui date de 1842 mais renferme des éléments plus anciens, fut édifiée sur le site de la première chapelle (1559) de Valparaíso. Prenez le funiculaire à la Plaza Aduana toute proche pour monter au Cerro Artillería, où un point de vue, Paseo 21 de Mayo, offre une fantastique échappée sur la ville et la mer. Au sommet se dresse l'ancienne Académie navale, qui abrite aujourd'hui le Museo Naval y Maritimo, avec des expositions sur les héros de l'histoire navale du Chili au XIXe siècle, Lord Cochrane et Arturo Prat. Le Mirador O'Higgins donne une vision historique de la ville et de la baie; c'est de là que le général vit la flotte chilienne de quatre bâtiments, placée sous le commandement de Cochrane, partir libérer le Pérou du joug espagnol. Depuis les plages des environs de Valparaíso, vous pourrez prendre un bain tonique dans le Pacifique glacé. Mais la plupart des Chiliens passent leurs vacances d'été à Viña del Mar, de l'autre côté de la baie. Viña del Mar Fondée dès 1878, Viña del Mar la cité-jardin présente toutes les caractéristiques d'une ancienne station balnéaire, y compris un casino. Les logements de villégiature comprennent aussi bien l'imposante résidence présidentielle que des chalets ou encore des villas ultramodernes. Les cafés en plein air abondent le long des larges avenues ombragées, sur la promenade très fréquentée et autour des places. Après une journée de baignade, bains de soleil ou sports nautiques sur les superbes plages de sable blanc, les activités nocturnes ne manquent pas: cinémas, discothèques, ballets, concerts, cabarets, etc. La haute saison bat son plein en été, de janvier à février, lorsque la vie culturelle de la ville explose littéralement. L'entrée de Viña del Mar est marquée par une horloge fleurie, non loin de la résidence présidentielle, située à l'emplacement d'un ancien fort. La Plaza Vergara, au centre de la ville, regroupe idéalement les grands hôtels, le théâtre municipal, l'Office du Tourisme et la gare. Vous pourrez aussi y prendre une victoria (calèche) pour un tour de ville. Non loin de là, sur une colline transformée en jardin paysager se trouve la Quinta Vergara. L'ancienne propriété des fondateurs de la station balnéaire accueille aujourd'hui le Museo de Bellas Artes et une école d'art. Dans l'amphithéâtre en plein air se déroulent des spectacles estivaux, comme le Festival international de la Chanson qui draine en février des foules enthousiastes. Le Jardín Botánico Nacional, qui couvre 61 ha, présente une immense variété de plantes et fleurs indigènes et exotiques. La Quinta Rioja (XIXe siècle), autre résidence reconvertie en musée, abrite de modestes mais fascinantes collections archéologiques (poteries précolombiennes, bijoux indiens et pièces de l'île de Pâques). Le Museo de la Cultura del Mar (Castillo Wulff) conserve notamment des souvenirs de la guerre du Pacifique. Ile Robinson-Crusoé Conscient du potentiel touristique de l'archipel où vécut Alexander Selkirk, le marin qui inspira le Robinson Crusoé de Defoe, le gouvernement chilien rebaptisa deux des trois îles Juan Fernández dans les années 1960 et 1970. Más a Tierra («Terre plus proche»), où il passa plus de quatre ans, devint Robinson-Crusoé, Más Afuera («Plus lointaine») Alejandro Selkirk. La troisième, la minuscule Santa Clara, est réservée aux oiseaux. Ces pitons volcaniques déchiquetés sont les sommets émergés d'une chaîne de montagnes sous-marine. Les 600 habitants de Robinson-Crusoé (qui couvre seulement 93 km2) vivent essentiellement au village de San Juan Bautista, éparpillé le long de la baie de Cumberland, sur la côte nord. De nombreux hommes y portent le prénom d'Alejandro ou de Robinson. La principale source de revenus est la pêche aux langoustes, si prisées dans l'archipel. La communauté est très isolée, on ne l'atteint généralement que par le bateau de ravitaillement ou de petits avions à cinq places qui viennent depuis Santiago durant les mois plus chauds, d'octobre à mars. Après 3 heures de vol, l'atterrissagse dressent les ruines du Fuerte Santa Bárbara, un fort en pierre érigé par les Espagnols en 1750, dont les sept canons rouillés pointent vers l'océan. L'île ne possède ni voitures ni routes, juste un réseau de pistes à travers savane et forêt. Le point culminant est le Cerro Yunque, à 915 m d'altitude. Prenez un guide pour gravir les 3 km jusqu'à El Mirador, dans une échancrure de la montagne, où Selkirk venait tous les jours guetter une voile à l'horizon. Un monument et une plaque marquent l'emplacement. Vous pourrez faire une balade de 2 heures sur un sentier ou prendre un bateau pour visiter Puerto Inglés, l'endroit où Selkirk établit son premier campement dans une grotte; il dut l'abandonner après qu'un troupeau d'otaries eut envahi la plage. Il construisit ensuite plusieurs petites huttes plus à l'intérieur de l'île, dans une vallée. L'un de ces abris a été restauré. En 1935, les îles Juan Fernández furent déclarées parc national pour leur flore et leur faune, et depuis 1977, elles sont protégées par l'Unesco comme Réserve de la biosphère. Des 146 espèces de plantes indigènes, 101 sont endémiques, dont une pâquerette géante qui mesure plus de 6 m de haut. Parmi les oiseaux, citons le merveilleux colibri de Juan Fernández (Sephanoides fernandensis) de couleur rouge avec un bec noir fin comme une aiguille (la femelle est verte, avec la queue blanche) ou le faucon indigène (Falco sparverius fernandensis). Le seul mammifère autochtone est l'otarie à fourrure qui, trop chassée, faillit disparaître au début du XIXe siècle mais se reproduit désormais en grand nombre à Lobería Tierras Blancas, près de la piste d'atterrissage. Avec la permission des autorités et si les conditions météo sont favorables, les amoureux de la nature pourront aborder trois îlots plus proches de la côte chilienne, au nord de Valparaíso: Choros et ses dauphins joueurs, Damos et ses plages désertes immaculées, Chanaral et ses colonies de pingouins de Humboldt. Antofagasta Imaginant Antofagasta, vous vous figurez peut-être un port étouffant empoussiéré par les minerais qu'il exporte. En réalité, le climat est étonnamment sain. Et la cité s'est défaite de son image de ville-champignon et d'avant-poste isolé. Au-delà du port existent deux universités et de beaux parcs et jardins. De vieux édifices majestueux et trois musées ajoutent aux attraits de cette ville de 200'000 habitants. En arrière d'Antofagasta, Calama, moderne agglomération de montagne, a pour principale industrie une fabrique de dynamite. Un musée archéologique et ethnologique met l'accent sur la culture précolombienne de la région. Digne aussi d'une visite, le Parque El Loa reconstitue un village colonial. Pour avoir un aperçu original des ressources du territoire, rendez-vous jusqu'à la mine de cuivre à ciel ouvert qu'on dit la plus grande du monde, celle de Chuquicamata, à environ 16 km au nord de Calama. Plus proche de la Bolivie et de l'Argentine que du Pacifique et située dans l'un des endroits les plus arides du monde, la petite ville de montagne de San Pedro de Atacama possède un riche passé. Deux des premiers conquistadors, Diego de Almagro et Pedro de Valdivia, y séjournèrent durant leurs expéditions à travers les Andes jusqu'au littoral chilien. Sur les bords du plus grand lac salé du Chili, cette charmante bourgade ne compte que quelques groupes de maisons, mais un grand nombre d'agences de voyage et de lieux d'hébergement. Le Musée archéologique local croule sous les éloges pour sa présentation de la culture indigène préhispanique et préincaïque. La collection de momies des premiers habitants de la région, enterrés avec bijoux et outils, est fascinante. Sur la place, l'église, aux épais murs d'adobe et au toit en bois de cactus, date du XVII Allez voir les demeures des «magnats du salpêtre», qu'enrichirent les gisements de minerais du désert vers la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, les exportations principales sont les produits de la pêche. Ce qui expliquerait la présence de bruyants troupeaux de lions de mer autour du port. A l'intérieur du pays, dans les montagnes, Mamiña est une station thermale populaire, en raison de ses sources sulfureuses. Le village colonial de Pica, construit autour d'une oasis comprenant deux sources chaudes, est une destination plaisante au sud d'Iquique. Arica Port le plus septentrional du Chili, Arica est à moins de 20 km de la frontière péruvienne. C'est l'exutoire de la Bolivie enclavée. Il est presque inévitable que la contrebande sévisse peu ou prou. Le cadre est impressionnant: une ville de près de 15'0000 habitants au bord de l'océan, au pied d'un promontoire spectaculaire, le Morro, surmonté d'un fort. Cela vaut la peine d'y monter pour admirer la vue splendide. La cathédrale, une église de métal aux vitraux brillants, est attribuée au fécond Gustave Eiffel l'auteur de la Tour , de même que la Douane, aujourd'hui Casa de la Cultura. La gare, d'où partent les trains pour La Paz, en Bolivie, est un bâtiment à ne pas manquer. Si le lac Titicaca, «la masse d'eau navigable la plus élevée du monde», entre Pérou et Bolivie, est trop éloigné, vous pourrez voyager dans la journée depuis Arica jusqu'à un lac encore plus haut. Le lac Chungará est situé à une altitude de 4600 m, suffisante pour que suffoquent la plupart des touristes; des bouteilles d'oxygène sont disponibles. Le lac est l'un des hauts lieux du parc national Lauca, fameux également par ses cônes volcaniques coiffés de neige et ses champs de lave. Le curieux village de Putre, à l'entrée du parc, possède une église du XVIIe siècle. Une brève excursion au nord d'Arica vous emmènera à la vallée Lluta, où l'on peut voir, à flanc de coteaux, des figures d'êtres humains et de lamas, formées il y a fort longtemps par la disposition des pierres de couleur sombre qui se trouvent à la surface ce site n'est pas sans rappeler les lignes de Nazca dans le sud du Pérou. Valdivia Situé à plus de 700 km au sud de Santiago, le chef-lieu de la province chilienne du même nom compte plus de 115'000 âmes. La ville est au confluent des rivières Calle Calle et Cruces, qui deviennent ici la Valdivia. C'est l'extrémité sud de la fertile et riche vallée centrale où vivent la majorité des Chiliens et la porte du superbe district des lacs. Comme nombre de régions volcaniques, Valdivia a subi plusieurs tremblements de terre. Les bâtiments anciens furent en grande partie détruits lors du séisme de 1960 et la ville présente aujourd'hui un aspect moderne, bien que quelques édifices coloniaux subsistent. Le bord de la rivière constitue le c ur de Valdivia. Le marché qui se tient sur la rive bourdonne d'activité. Jetez un coup d' il à la cathédrale moderne sur Plaza de la República. L'Universidad Austral de Chile est située sur l'Isla Teja, à l'ouest de la rivière Valdivia. L'île est accessible par un pont qui part de la pointe continentale de Valdivia. L'excellent Museo Histórico y Arqueológico, également sur l'île, est administré par l'Université. Il possède une collection de pièces historiques datant pour la plupart d'avant les Espagnols, ainsi que de l'artisanat local. Le Parque Saval, jardin botanique et arboretum, toujours sur l'Isla Teja, abrite des espèces indigènes et acclimatées ainsi qu'un étang à lotus (Laguna de los Lotos). On peut faire diverses excursions en bateau au départ des docks (muelle fluvial) situés juste au sud du pont. Il est possible de visiter plusieurs fortifications en ruine datant de la période espagnole à l'embouchure de la Valdivia. Villarrica, au nord de Valdivia, est une station de ski fréquentée, au pied d'un volcan en activité qui vomit un jet ininterrompu de fumée blanche et de particules de lave. Encore plus au nord, le bourg de Temuco est devenu le centre de marché d'une région encore habitée par quelque 20'000 Mapuches. Vêtus de costumes traditionnels, ceux-ci vendent quelques volailles, herbes, poteries, couvertures tissées et bijoux. Osorno A mi-chemin entre Valdivia et Puerto Montt, Osorno, fondé par les Espagnols, conserve des vestiges de l'héritage architectural de ses colons allemands. De nos jours, la ville est un centre agricole et d'élevage de bétail. Le trajet jusqu'à San Carlos de Bariloche, en Argentine, est l'un des plus spectaculaires d'Amérique du Sud. Il existe plusieurs itinéraires, le plus intéressant étant peut-être celui qui contourne le Lago Llanquihue, véritable mer intérieure encadrée de volcans, le troisième lac d'Amérique du Sud par la superficie. La route continue jusqu'au Lago de Todos los Santos (lac de tous les saints); on s'y croirait un peu en Suisse. Le Parque Nacional Pérez Rosales est le plus ancien du Chili et inclut les superbes paysages du volcan Osorno et du Lago Todos Los Santos. De la douane chilienne à Peulla, une route étroite franchit en lacet le col de Pérez Rosales et la frontière argentine jusqu'au lac Frías, autre lac de montagne dont les eaux glaciales ne se traversent qu'en bateau. Après le dernier tronçon de route parcourant la péninsule de Llao-Llao, vous atteindrez San Carlos de Bariloche au bord du Nahuel Huapi, un autre lac glacé. San Carlos de Bariloche est une ville attrayante, aux constructions rappelant les chalets suisses dans de pittoresques rues à flanc de montagne. Puerto Montt La ville offre peu de distractions. Vous pourrez acheter couvertures et lainages indiens au marché ou à un éventaire près du port, ou visiter le petit Museo Regional San Pablo II, le musée d'histoire locale orné de souvenirs de la visite du pape en 1987. Il y a sur le port de plaisants restaurants de poisson, et des cafés avec de la musique chilienne autour de la place principale. L'Isla de Chiloé, ou terre des Mouettes, s'étend au sud-ouest de Puerto Montt. L'île est sauvage; ses deux villes, Ancud et Castro, ainsi que quelques villages de pêcheurs sont situés sur la côte. Les maisons de bois, dites palafitos, sont perchées sur pilotis au bord de l'eau pour éviter l'inondation. Le fort espagnol de San Antonio à Ancud et le Musée folklorique de Castro méritent une visite. Les randonneurs adoreront le parc national Alerce andino, à 40 km au sud-est de Puerto Montt, une région de vallées forestières et de lacs glacés sous les pics andins. Ses conifères alerce (Fitzroya cupressoides) abritent pumas, condors, et le pic-vert noir. S'étendant entre les modestes petites villes de Chaitén et Coyhaique, le parc national de Queulat déploie des forêts de conifères, des fjords encaissés, des rivières au courant impétueux, des sommets volcaniques et un spectaculaire glacier suspendu, le Ventisquero Colgante. L'endroit le plus célèbre de la région est la Laguna San Rafael, à environ 240 km de Puerto Aisén. Le glacier San Rafael, long de 45 km, y vêle de petits icebergs qui se brisent en morceaux d'un bleu intense, translucide, et viennent s'engouffrer dans l'eau en faisant tanguer les embarcations des touristes. Des plateformes d'observation sont à la disposition de ceux qui préfèrent rester sur la terre ferme. Dans la forêt, vous apercevrez (avec un peu de chance) des pumas, des pudus (daims miniatures) et des renards; les eaux glaciales attirent dauphins, phoques et otaries, albatros et pingouins de Magellan. Puerto Natales < Le paysage autour de Puerto Natales est un étonnant mélange de fjords, d'îles, de vastes ciels bleu acier et de steppe jaune de cadmium. L'endroit est isolé, avec une touche de Far West. Il y pleut très fréquemment, et l'on trouve souvent les habitants blottis autour du poêle dans leurs confortables maisons de bois. Dans toutes les directions, vous rencontrerez des paysages fascinants en vous baladant autour de Puerto Natales; la meilleure excursion demeure néanmoins la montée à Cerro Dorotea. Parmi les nombreux oiseaux rencontrés figureront probablement le cygne à cou noir, volant souvent en formation, un canard marin incapable de voler (Tachyeres brachypterus) et l'oie des hauts plateaux. A Puerto Natales, le Museo de Agostini, installé dans le collège salésien, possède une intéressante collection d'histoire naturelle, et l'on trouve aussi le Museo Histórico, sur Bulnes, l'une des rues principales. Si vous le désirez et que le temps ne vous presse pas, vous pourrez louer en ville un équipement de pêche. Truites et saumons abondent! La célèbre Cueva Milodón (grotte Milodon) se trouve à 25 km au nord-ouest de la ville. En 1895, les restes d'un paresseux terrestre géant, croisement préhistorique entre un dinosaure et un ours, furent découverts à l'intérieur. Une touffe de poils de cette créature inspira le voyage de l'écrivain britannique Bruce Chatwin, qui le mena finalement à la grotte Milodon, immortalisée dans son ouvrage En Patagonie. La caverne, haute de 30 m, abrite désormais un modèle en plastique grandeur nature du paresseux! A quelques kilomètres de Puerto Natales, l'usine de congélation de viande (frigorífico) de Bories est un témoin intéressant de l'architecture industrielle de son époque. Elle fut construite en 1913 pour conditionner la production des fermes d'éleveurs et conserve plusieurs machines à vapeur d'origine. Avant qu'il soit agrandi, le Parque Nacional Bernardo O'Higgins s'appelait Parque Nacional Monte Balmaceda, ou simplement Balmaceda, nom sous lequel on s'y réfère encore parfois. S'étendant à l'extrémité nord du fjord d'Ultima Esperanza, il n'est accessible que par la mer. Un agréable trajet en bateau, souvent accompagné par des dauphins et des otaries, vous permet de longer le glacier Balmaceda. Des cormorans et d'autres oiseaux nichent sur le rivage. Le parc national de Torres del Paine est le haut lieu non seulement de Puerto Natales, mais de tout le Chili méridional. Situé à 88 km au nord de la ville, il est considéré comme l'un des plus extraordinaires des deux Amériques. Il couvre une immense superficie (1630 km carrés) et compte quinze sommets de plus de 2000 m. Nul ne sait qui ou ce qu'était ce Paine, mais une théorie suggère qu'il s'agissait de l'un des premiers colons. D'autres prétendent que le nom dérive d'un ancien vocable indien signifiant «bleu». La première partie du nom du parc provient des trois torres tours qui se dressent en son centre, la plus haute atteignant 2600 m. Ces étonnants phénomènes naturels sont en fait des masses rocheuses cristallisées. Une rapide balade à travers le parc suffit pour découvrir de magnifiques paysages de montagne. Le plus haut sommet est le Cerro Paine Grande, à 3248 m. Autre montagne époustouflante, les Cornes (Cuernos) de Paine, deux pâles monstres de granit recouverts d'ardoise. Outre ses montagnes, Paine possède en abondance glaciers et lacs. Des bandes de sable ondulé entourent nombre de ces derniers. On peut faire une excursion en bateau sur le lac Gris. Paine est administré par le CONAF, le Service des forêts et des parcs chilien, qui a balisé d'innombrables sentiers de promenade et de randonnée. Veuillez noter qu'il faut normalement présenter son passeport à l'entrée du parc. Vent et pluie sont fréquents à Paine et les conditions météo peuvent changer rapidement. Même si vous partez avec le soleil, vous aurez peut-être besoin de vêtements chauds et imperméables avant la fin de la journée. Paine abrite plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux, notamment le pic de Magellan, le condor (oiseau emblème du Chili), le faucon pèlerin, l'ibis à cou de b uf, le flamant et le perroquet austral. Vous verrez certainement le ñandú, ou nandou de Darwin, qui ressemble à l'autruche. Parmi les animaux, la palme revient au guanaco fauve, connu pour sa détestable habitude de cracher. C'est le plus grand mammifère d'Amérique du Sud, de la famille des lamas. Essayez de voir le huémul des Andes (ou guemal du Chili), un superbe cerf à l'allure élancée. Découvrez enfin les délicieuses baies bleu noir du calafate, à la peau épaisse et aux graines minuscules. Elles regorgent de vitamine C, mais sont censées lancer un sort à ceux qui les mangent, les forçant à revenir! Détroit de Magellan La plupart des navires franchissent le détroit d'est en ouest. L'entrée se situe juste après le phare de Punta Dungeness, à l'extrémité de l'Argentine continentale, d'où la frontière entre Chili et Argentine court en ligne droite à travers la Terre de Feu jusqu'au Canal Beagle. Accompagné peut-être de dauphins et de baleines, vous longerez les derricks et les champs pétroliers de Manantiales et Cerro Sombrera avant d'atteindre Primera Angostura («premier rétrécissement»). De hautes parois rocheuses, dont certaines se perdent dans les nuages, surgissent des flots, séparant le continent de la Terre de Feu. Tandis que des bandes d'oiseaux toisent les navires, les phoques exécutent leurs nonchalantes acrobaties. Après Segunda Angostura, le chenal vire au sud et s'élargit. Des milliers de manchots, de phoques et d'otaries hantent les îles environnantes de Magdalena et de Santa María, autrement inhabitées. Vous verrez peut-être des vols de flamants en route vers des lagunes plus au nord, leur éclair rose illuminant la grisaille désolée du paysage. Punta Arenas (130'000 habitants), sur la péninsule de Brunswick, est la ville la plus importante du détroit. Avant l'ouverture du canal de Panamá en 1914, les navires qui devaient doubler la pointe de l'Amérique du Sud y relâchaient pour faire de l'eau et charbonner, plutôt que de s'aventurer sur la route méridionale, par le dangereux cap Horn. Privé de son rôle, le port a néanmoins survécu, devenant l'une des principales bases navales du Chili. La ville, siège d'un évêché, possède une belle cathédrale. La Plaza Muñoz Gamero est entourée des splendides palais des riches éleveurs de moutons de la fin du XIXe siècle. Une statue du grand Magellan salue les navigateurs d'aujourd'hui. Le Musée Braun-Menendez, dans un hôtel particulier de 1905, est consacré à l'histoire locale, notamment à travers des photos anciennes. Les deux familles de riches propriétaires fonciers, éleveurs, marchands et financiers étaient alliées par mariage. Un autre élégant palais Braun est désormais un hôtel. Le Museo Salesiano offre une excellente introduction aux peuples indigènes et à la flore et la faune locales. Vous pouvez partir en excursion dans une estancia, ou ranch à moutons, qui accueille les visiteurs. Vous y découvrirez comment on vit dans ces fermes isolées et prendrez votre repas avec la famille. Où que vous vous rendiez dans l'intérieur, vous verrez probablement des nandous, ces espèces d'autruches incapables de voler, partageant parfois les prairies battues par les vents avec des troupeaux de moutons. Une petite colonie de pingouins de Magellan est visible à Steno Otway, un bras de mer à 70 km au nord-ouest de Punta Arenas. Ils pondent leurs ufs dans des terriers creusés dans les dunes de sable, pour les protéger des renards et des grands labbes qui font des cercles menaçants au-dessus de leurs têtes. Dans les lagunes côtières nichent les cygnes à cou noir. De l'autre côté du détroit, sur Isla Grande, Porvenir compte 4000 habitants, presque tous d'origine «yougoslave». Peu avant 1914, en effet, nombre de Croates, de Serbes et de Slovènes s'établirent en ces lieux, plutôt que d'accomplir leur service en Autriche-Hongrie. Les navires qui franchissent le détroit de Magellan sans faire escale en Terre de Feu virent à l'ouest à l'extrémité de la presqu'île de Brunswick, à travers un dédale d'îlots, de fjords et de glaciers dont les teintes passent du gris au bleu. Cette section, dite Paso del Mar, est dominée par des montagnes si hautes qu'on a l'impression de s'engager dans un tunnel à la voûte effondrée. Les aiguilles qui hérissent le Cabo Pilar, formation rocheuse marquant l'extrémité de l'Isla Desolación (la bien nommée!), signalent l'entrée du bras de mer, côté Pacifique. Terre de Feu Le Canal Beagle, du nom du bateau qui l'explora au XIXe siècle, sépare l'île principale, au nord, de celles de Navarino, Hoste et d'autres îles plus petites vers le sud. De nos jours, des navires de croisière le parcourent dans les deux sens, faisant souvent escale au cap Horn ou aux îles Falkland (les Malouines). Pingouins, phoques et cormorans vivent en grandes colonies sur les côtes d'Isla Navarino. Avec 1500 âmes, Puerto Williams, sur la côte nord de l'île, est l'agglomération la plus australe du monde et une importante base de la marine chilienne, ainsi qu'un centre administratif pour le secteur chilien de l'Antarctique. Le musée de l'ancien missionnaire Martín Gusinde présente l'histoire des peuples indigènes. Ushuaia, sur la Terre de Feu, est en territoire argentin et joue le même rôle que le port chilien de Puerto Williams. Sa population de 52'000 habitants en fait la ville la plus méridionale du globe. La localité, porte du parc national de la Terre de Feu et de l'Antarctique, connaît maintenant la faveur des touristes, comme en témoignent les boutiques hors taxes qui bordent la grand-rue. Les gens du coin dont beaucoup, en tant que descendants des premiers colons, parlent anglais vivent de l'élevage des ovins, de l'abattage et du débitage du bois, de la pêche ou du piégeage. Le Museo Territorial, le «musée du bout du monde», présente des photos et divers objets relatifs aux Fuégiens ainsi qu'aux premiers colons, missionnaires et pionniers. On peut aussi visiter le Presídio, l'ancienne prison: jusqu'en 1947, l'Argentine exilait en effet ses condamnés en Terre de Feu. A l'est de la ville, dans la Sierra Alvear, les pistes de ski s'étirent vers le nord jusqu'au Lago Escondido, d'un bleu profond. A l'ouest d'Ushuaia, le Parque Nacional de Tierra del Fuego s'étale sur plus de 63'000 ha jusqu'à la frontière chilienne. Ses paysages de montagnes et de landes incluent aussi une partie du Lago Fagnano, un lac tout en longueur. Au-delà d'Ushuaia, le Canal Beagle plonge dans le magnifique univers de glaciers et de fjords de la Cordillera Darwin, dominée par le mont Darwin, à 2467 m d'altitude. Parfois, dans un grondement de tonnerre, un glacier vêle un immense iceberg qui s'effondre dans la mer. C'est là que vivent des oiseaux parmi les plus grands du monde, les condors et les albatros. Divers mammifères marins, comme les phoques à fourrure et les otaries mettent bas sur les rives du Canal Beagle. Des excursions au départ d'Ushuaia, le long du canal aux eaux parfois tumultueuses, mènent à l'Isla de Los Lobos (colonie d'otaries) et l'Isla Martillo (pingouins). Vous apercevrez peut-être aussi des baleines. Parmi les sites les plus spectaculaires figurent les fjords Pia et Garibaldi, avec leurs glaciers. Cap Horn L'endroit où se mêlent l'Atlantique et le Pacifique est l'un des plus évocateurs qui soient. Sa mention stimule l'imagination, évoquant des histoires de «passage du Horn» à bord de clippers en se battant contre les tempêtes et les blizzards. Les jours de grand vent ou pire sont au nombre de 200 par an au minimum, et des vagues de 20 m y sont courantes. Le cap est la pointe sud-est de la petite île du même nom, longue de 8 km et large de 3 km. Il se dresse en deux pics, le plus haut atteignant 424 m. Des falaises abruptes et noires plongent dans l'océan. On y trouve un petit phare, une chapelle et une station météo tenue par une poignée de fonctionnaires chiliens. Sur la côte est de l'île, deux sites permettent de débarquer avec un petit bateau si le temps l'autorise ce qui n'est pas souvent le cas. De hautes marches conduisent jusqu'aux bâtim |
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