Guatemala Honduras
MAYAS D'HIER ET D'AUJOURD'HUI
A PARTIR DE 2130 € TTC
Valable jusqu'au 06/12/2012
Circuit accompagné 9 nuits
Cet itinéraire sillonne une région à la fois berceau historique et centre actuel du monde maya. Dans un décor naturel inchangé, dont la beauté culmine au lac Atitlán, vous partirez à la rencontre de cette civilisati...
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GUATEMALA
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Nos voyages au Guatemala |
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Reliée à l'Amérique du Nord et du Sud par la route Panaméricaine, la capitale de la République du Guatemala fut fondée il y a seulement deux siècles dans un cadre superbe, au bord d'un plateau. Rançon des séismes, la plupart des édifices sont récents ou fortement restaurés. Avec un peu d'aptitude pour les chiffres, vous vous ferez vite à la numérotation des rues: les avenidas vont du nord au sud, les calles d'est en ouest. Un exemple d'adresse? 4a Av. 8 12 signifie 4e Avenida entre la 8e et la 9e calle, bâtiment n° 12. En gardant les numéros pairs à main droite, vous atteindrez les rues à numéro plus élevé. D'autre part, la ville est découpée en zones: la Zona 1, quartier des commerces, hôtels et restaurants, englobe aussi la plupart des curiosités. Vous partirez du Parque Central, composé du Parque Centenario et de la Plaza de Armas, qu'encadrent plusieurs édifices imposants. Au nord, le Palacio Nacional, en pierre verte, abrite le siège du gouvernement; il fut bâti sur l'ordre du général Ubico Castañeda, président de 1939 à 1943. Entrez par une des portes latérales pour admirer les plafonds à solives, les colonnes sculptées et les nombreuses peintures murales, dues à Gálvez Suárez, qui illustrent l'histoire et la culture du pays. A l'est du parc central, l'énorme Catedral Metropolitana, commencée en 1782, a subi bien des séismes. Elle ne paraît guère attrayante, et son intérieur est sans grande beauté. Elle recèle pourtant maints trésors d'origine coloniale ou sacrée, récupérés à Antigua. A sa gauche, le Palais archiépiscopal constitue un des rares bâtiments à avoir résisté aux secousses telluriques. Dans le bloc derrière la cathédrale, le Mercado Central est un marché récent, aménagé plus bas que la rue après le séisme de 1976. Il a beau offrir un joli choix de produits artisanaux, remettez vos emplettes à plus tard si vous devez ensuite visiter les marchés de village. (Le Parque Aurora possède un mercado analogue, en plein air.) Pour jouir du coup d' il sur la ville, montez à l'Ermita del Carmen, au nord-ouest du parc central. De cette chapelle du début du XVIIe siècle (relevée après 1976), vous verrez deux autres églises: La Merced, coiffée d'un dôme, et Santo Domingo. Vous aurez peut-être du mal à le croire, mais il est un endroit, en ville, d'où l'on embrasse tout le Guatemala d'un seul regard. Le Parque Minerva, Zona 2 (au nord du Palais national), renferme en effet une maquette de 36 m sur 72 restituant la topographie détaillée du pays, avec ses villes et villages. Pour préparer cette Mapa en Relieve, l'ingénieur Francisco Vela sillonna la contrée à dos d'âne, en 1904! Revenez à la Zona 1 pour découvrir le Centro Cívico, siège du conseil municipal. Complexe moderne édifié de 1962 à 1966, il serait la «réalisation architecturale la plus avancée d'Amérique latine». L'Office du Tourisme Inguat y est logé. Les bâtiments, souvent influencés par le style maya, furent conçus à l'épreuve des séismes. La Capilla de Yurrita (Ruta 6 8 52, Zona 4) représente l'un des monuments les plus étonnants de la capitale. Cette chapelle, au béton peint en rose pour imiter la brique, donne dans l'hétéroclite: bulbes à la russe, porches et gargouilles gothiques, colonnes à spirales de couleur; et les douze apôtres regardent par les fenêtres. Bien que privée, elle se visite; l'intérieur n'est pas moins opulent que l'extraordinaire façade. Dans les quartiers sud, la Zona Viva regroupe les musées. Le Museo Popol Vuh, Av. La Reforma 8 60, renferme une collection privée d'art maya ainsi que diverses pièces archéologiques et relatives à l'art colonial, religieux ou profane. Ce musée doit son nom au livre sacré des Mayas quichés, dont il ne possède du reste qu'une copie, l'original (Codex de Dresde) se trouvant en Allemagne. Le Museo Ixchel de Traje Indígena (4a Avenida 16 27) illustre les arts traditionnels locaux: céramique, joaillerie, tissage, peinture. Tout de suite au sud du Parque Aurora, près des Musées d'Art moderne et d'Histoire naturelle, le fascinant Museo de Arqueología y Etnología présente la civilisation maya. Signalons, à côté des collections de sculptures, masques et poteries, une salle exposant 150 costumes indigènes. En outre, une rotonde de verre montre les différents types d'habitations amérindiennes. En bus, vous atteindrez aisément les ruines de Kaminal Juyú (Zona 7, en banlieue), mises au jour à la fin du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une cité maya préclassique, antérieure à l'essor de Tikal. La population locale, pour se détendre, descend jusqu'au Pacifique: là, entre le canal de Chiquimulilla et l'océan, un ruban de sables volcaniques noirs aligne bars et piscines. L'une des villes les plus agréables, Iztapa (à quelques kilomètres de Puerto San José) offre en fin de semaine une ambiance de carnaval. Si vous n'aimez guère la foule, rendez-vous en bateau ou à pied à Puerto Quetzal, dont la plage est plus tranquille. Antigua La capitale déchue (à environ 45 km au sud-ouest de Guatemala) est restée à peu près dans l'état où l'a laissée le séisme de 1773, mais celui de 1976 a fait aussi pas mal de dégâts. Cela dit, peu de touristes demeurent insensibles au charme indéniable de ses ruines. Pendant la Semaine sainte, des processions animent chaque jour ses rues. Trois volcans dominent la ville: l'Agua, le Fuego empanaché et l'Acatenango. Au c ur d'Antigua, le Parque Central, ceint d'arcades, correspond à l'ancienne Plaza de Armas. Là se tenaient corridas, tournois, flagellations et exécutions. Du côté sud, le Palacio de Gobierno (XVIe siècle) fut maintes fois malmené par des secousses sismiques. Sur la façade, qui a subsisté, sont gravés les insignes des Bourbons. Ce palais, restauré, abrite désormais divers services: police, bureaux, Office du Tourisme. A l'est, la Catedral Metropolitana, construite en 1669, occupe le site de la première cathédrale locale. Il n'en reste que deux chapelles et, en arrière, un fouillis d'arcades ruinées et de colonnes renversées. Bernal Díaz del Castillo, conquistador et historien espagnol du XVIe siècle, repose dans la crypte. L'Universidad de San Carlos de Borromeo, datant des années 1760, a survécu aux séismes. Beau bâtiment au patio entouré d'une galerie voûtée, et décoré de stucs, elle abrite le Museo Colonial, qui expose peintures, sculptures et cartes anciennes. Des nombreuses églises de l'endroit, la plus belle est La Merced, à quelques blocs au nord du Parque Central. Sa façade, achevée en 1767, est recouverte de stucs: une vraie débauche de fleurs, plantes grimpantes et motifs géométriques. Le Convento de las Capuchinas, lui, fut bâti en 1736 pour des religieuses venues de Madrid. Il renferme à présent un petit musée colonial. Un tunnel donne accès à une curieuse salle basse, de plan circulaire et à pilier central creux, dont la fonction paraît énigmatique. Un franciscain entreprit en 1544 d'élever l'église San Francisco, qui devait couvrir quatre blocs. La seule chapelle encore debout a par bonheur échappé à la catastrophe de 1976. La crypte conserve les restes de Pedro de Betancourt: ce franciscain, qui fonda un hôpital à Antigua en 1650, a laissé le souvenir d'un saint ou presque, si bien que les malades viennent encore l'invoquer. Près de la gare routière, le marché est un bon coin pour acheter tissus et chemisiers brodés. Le dimanche, un marché destiné davantage aux touristes colonise le centre-ville. Le lac Atitlán Lisse comme un miroir le matin, et ridé par la brise l'après-midi, ce lac (à 120 km à l'ouest de la capitale) forme la plus belle curiosité naturelle du pays. Sur sa rive méridionale, trois volcans montent la garde, la tête dans les nuées: le San Pedro, le Tolimán et l'Atitlán le plus élevé avec ses 3530 m. Les rives ont été adaptées à la pratique des divers sports nautiques. Principale station, Panajachel accueille des championnats d'aile delta et propose aux randonneurs cent excursions intéressantes (une petite semaine suffit pour faire le tour du lac). Servi toute l'année par un temps idéal, ce coin pittoresque, doté d'une plage tranquille, est une base rêvée pour gagner en bateau les beaux villages des alentours. Chef-lieu de province, Sololà fut fondée en 1547 sur le site d'un village maya. Son marché, qui se tient le mardi et le vendredi, vaut le déplacement. A part cela et la cathédrale au décor exubérant, il n'y a pas grand-chose à voir. Mais n'y passez pas le 15 août sans assister à la fête annuelle. Les femmes de Santiago Atitlán, sur la rive sud, portent le huipile (blouse brodée de volées d'oiseaux) et une coiffure peu banale: une longue bande de tissu roulée autour de la tête, telle une auréole en équilibre précaire. A l'église, on se souvient du dieu du maïs, Yum-Kax; remarquez la chaire sculptée, ornée d'épis de maïs. Chaque année, les statues de saints alignées le long des murs reçoivent de nouveaux châles, brodés par les villageoises. A Zunil, haut sur la pente, les femmes arborent des costumes encore plus éclatants, roses ou pourpres. Dans une maison derrière l'église, trônant sur une chaise, se trouve Maximón, une étrange idole masquée (à assimiler sans doute au dieu Mam des Mayas), qui est aussi vénérée à Santiago Atitlán. Voyant en lui un dieu guérisseur, les Indiens sollicitent ses faveurs en lui soufflant de la fumée de cigare dans la figure et en lui versant de l'alcool dans la bouche! Fuentes Georginas, source chaude située juste à l'écart de Zunil, vous réserve l'exquise vision de ses fougères nimbées de bouffées de vapeur. Au-dessus de Panajachel, Iximche fondée vers 1450 fut la capitale des Mayas cakchiquels. Campé sur un promontoire bordé sur trois côtés par des ravins, le site échappa à la destruction après que les Espagnols eurent défait les Cakchiquels. Vous verrez un petit musée et plusieurs pyramides dont certaines conservent des restes de leur placage primitif en plâtre peint. Une route grandiose mène à Chichicastenango (à 40 km au nord de Panajachel), une bourgade de 6500 habitants bien paisible, sauf le jeudi et le dimanche, jours où tous les étrangers semblent s'être donné rendez-vous sur son fameux marché. C'est en effet là qu'on trouve le meilleur choix de tissus indigènes, et qu'on saisit le mieux le paganisme viscéral qui imprègne encore la vie des Quichés, malgré leur attachement au catholicisme. Parmi les vendeurs de fleurs installés sur les marches de l'église Santo Tomás (1540), des hommes agitent en psalmodiant leurs encensoirs primitifs au-dessus des femmes en train de prier à genoux, et la fumée, bleuâtre et entêtante, se répand à la ronde. Près de l'église, le modeste Museo Regional recèle des milliers d'objets mayas, offerts par les Indiens reconnaissants au Père Rossbach, curé de Santo Tomás durant près de 40 ans, avant 1950. Vous pourrez monter à pied au sanctuaire de Pascual Abaj, à la périphérie. Plusieurs autels entourent le chef sculpté d'un personnage qu'on vénère encore de nos jours. Tikal Depuis la capitale, c'est en avion qu'on atteint le plus aisément ce fabuleux site maya, dans les plaines couvertes de jungle du Petén, au nord du pays. Localités les plus proches: Flores, sur un îlot du lac Petén Itzá; et Santa Elena, établie sur la rive plus près de l'aéroport, à 64 km de Tikal. La cité se maintint durant un millénaire et demi jusqu'à son abandon, vers le IXe siècle apr. J.-C. Bientôt engloutie par la jungle, elle sombra dans l'oubli pour des siècles, tandis que les Mayas continuaient à révérer leurs dieux en secret. Selon les archéologues, Tikal fut occupée dès le VIIe ou le VIe siècle avant notre ère. Or les plus vieilles des 4000 constructions inventoriées datent du IIe siècle av. J.-C. La plupart sont des temples, palais, sanctuaires ou plates-formes de cérémonies, les habitations s'avérant très rares. On ne sait toujours pas au juste si Tikal n'était qu'un centre pour les fêtes religieuses, ou une cité industrielle et marchande. Parc national depuis 1955, le site possède un musée exposant la plus ancienne stèle exhumée sur place (292 apr. J.-C.), ainsi qu'un centre d'accueil et une cafétéria. La grand-place occupe le c ur de Tikal. Du côté nord, des stèles alignées retracent en hiéroglyphes l'historique des lieux et, par la diversité de leurs styles, elles illustrent l'évolution de l'art maya. En arrière, un vaste ensemble, l'acropole nord, a livré les reliques de quelques familles dirigeantes de l'endroit. Douze temples sont visibles, mais ils recouvrent un nombre important d'édifices antérieurs. L'acropole centrale, au sud de la place, présente un dédale de diverses constructions résidentielles et administratives, que borde le réservoir du palais. Le temple I ferme le côté est de la place; on l'a baptisé temple du Grand Jaguar, car un jaguar est sculpté sur un des linteaux. Avec ses neuf terrasses surmontées d'un «peigne» ornemental, il constitue un monument funéraire. Le caveau abritait le squelette entouré de poteries et de joyaux d'Ah Cacao, le roi qui fit bâtir cet édifice, vers 700 (ledit squelette figure à présent au musée). En face, le temple des Masques, pendant du temple I, doit ce nom aux sculptures de sa façade; il fut également élevé sous Ah Cacao. Des six grands temples de Tikal, le plus imposant est le temple IV, dit du Serpent à deux têtes; il émerge des frondaisons, à l'ouest de la grand-place, au bout de la chaussée Tozzer. La plus haute construction du monde maya (65 m), il se compose de blocs de calcaire débités dans les rochers alentour, puis sculptés à l'aide de couteaux d'obsidienne. Si la végétation a colonisé le temple, vous parviendrez néanmoins au sommet en vous agrippant aux racines des arbres. De là-haut, la vue, admirable, porte sur le site et la jungle qui l'enserre, fief des singes hurleurs et des ocelots. L'est Le voyageur entrant au Guatemala depuis l'est atterrit généralement à Santo Tomás de Castilla (aussi appelé Matías de Galvez). Son port a remplacé les installations désuètes de Puerto Barrios, principal port du département et dernière ville sur l'Atlantic Highway, la route Atlantique. Depuis là, on peut atteindre par bateau la bourgade assoupie de Lívingston, qui forme une enclave peuplée de Noirs originaires des Caraïbes pratiquement coupée du reste du pays. Le samedi soir, l'atmosphère s'anime sur des airs antillais. Pas besoin d'aller loin pour remonter aux sources du reggae, le village aux maisons multicolores ombragées de palmiers ne compte que deux rues. A 107 km à l'ouest de Puerto Barrios, les ruines de Quiriguá, dans un cadre paysager émaillé de bananeraies, sont célèbres pour leurs stèles insolites et leurs fascinants bas-reliefs zoomorphes, d'énormes sculptures de grenouilles, de jaguars, de serpents, de tortues ou encore de chimères, êtres mythiques mi-hommes mi-bêtes. Ces uvres originales, sculptées entre 780 et 795, l'ont peut-être été par une seule et même personne. On ne les trouve qu'ici et à Copán, au Honduras, juste de l'autre côté de la frontière. Les stèles illustrent l'histoire de la ville, parlent des nobles et des guerres, des mariages et des morts. La stèle E, proche de l'entrée, avec 11 m et 65 tonnes, est la plus grande d'Amérique centrale. Sur ses deux faces figure un dignitaire tenant un bâton de cérémonie dans la main droite, et représentant probablement le dieu de la pluie. A l 'embouchure du lac Izabal, le petit Castillo de San Felipe (1652) rappelle les temps héroïques où les Espagnols essayaient de contenir les attaques des pirates anglais. Restauré dans les années 1950, le monument est aujourd'hui plus pacifique, et sa situation idyllique au milieu des palmiers en fait un but d'excursion favori des Guatémaltèques. A trente minutes de bateau, la rivière encaissée entre deux murs de forêt s'épanche dans le lac d'El Golfete. Sur la rive nord, la réserve Biotopo Chocon Machacas a été créée pour la protection du lamantin. Craintifs, ceux-ci préfèrent en général se dissimuler aux regards des visiteurs. Mais la forêt et la mangrove, riches de papillons, d'oiseaux et de colonies de fourmis processionnaires justifient la visite. Sur place, on trouve un petit écomusée et plusieurs sentiers forestiers. A 290 km de Puerto Barrios et 220 km de Guatemala, à la frontière avec le Honduras, Esquipulas était à l'époque des Mayas un carrefour commercial et religieux. Il accueille aujourd'hui chaque 15 janvier des dizaines de milliers de pèlerins qui convergent sur sa basilique pour rendre hommage au Christ Noir qui y est conservé. La sculpture, datant de 1594, aurait été sculptée dans un bois sombre pour ressembler à l'une des divinités mayas rendant plus facile l'adoption des nouvelles croyances apportées par les missionnaires espagnols. |
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