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Mexique

SANDOS PLAYACAR BEACH RESORT & SPA ****

A PARTIR DE 1561 € TTC
Valable jusqu'au 08/07/2012
Séjour 7 nuits , All Inclusive


L'hôtel s'est installé sur la magnifique plage qui fait la réputation de Playacar, l’une des stations balnéaires mexicaines les plus agréables, non loin du centre-ville de Playa del Carmen. Avec des animations variées,...

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MEXIQUE
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Mexico
Au c ur de la ville, Mexico se confond toujours avec Tenochtitlán. Le majestueux Zócalo officiellement Plaza de la Constitución se superpose à l'ancien marché aztèque et jouxte les ruines du Templo Mayor. Lieu de détente et centre nerveux de la ville, la grand-place possède certains des bâtiments coloniaux les plus splendides du pays.

Erigée à partir de 1573 avec des matériaux provenant du temple de Tláloc-Huitzilopochtli, la cathédrale ne fut terminée que deux siècles plus tard expliquant les différences de style architectural. Sa façade baroque en tezontle (une pierre volcanique rose-rousse) est percée de trois portails et prolongée par le Sagrario, typiquement churrigueresque, le style baroque exubérant de l'architecte espagnol José Churriguera. La nef, longue de plus de 100 m, est flanquée de 12 chapelles latérales richement ornées.

S'allongeant sur tout le flanc est du Zócalo, le magnifique palais national, dont la façade fait plus de 230 m, fut la résidence des vice-rois d'Espagne puis des présidents mexicains. Il s'élève sur l'emplacement du palais de Moctezuma. Egalement en tezontle, il date du XVIe siècle, mais fut remanié à de nombreuses occasions.

Passé la rue Moneda, une voie piétonne conduit au Templo Mayor découvert par hasard en 1978. Des fouilles de grande envergure furent entreprises, des immeubles rasés, mettant au jour le plus important sanctuaire de Tenochtitlán. Le Grand Temple (Uey Teocalli) fut le centre religieux et politique de la capitale aztèque. Il devait mesurer près de 45 m de haut. Au sommet trônaient deux sanctuaires: celui de Tláloc, dieu de l'eau fécondante, à gauche; à droite, celui de Huitzilopochtli, dieu du soleil avec son autel des sacrifices.

A l'est et au nord du Zócalo s'étend un des quartiers les mieux préservés de la ville. La calle Moneda aligne un grand nombre de bâtiments coloniaux et palais en tezontle. Le palais de l'Archevêché fait face à l'ancien Hôtel des Monnaies, devenu Musée national des Cultures (au N°13).

En remontant vers le nord-ouest, vous atteindrez la Plaza Santo Domingo, au charme colonial intemporel. Sous les arcades des palais sont installés les écrivains publics. Au fond de la place, l'église baroque date du XVIIIe siècle.

En quittant le Zócalo par le sud, on s'engage dans l'avenue Pino Suárez, l'antique chaussée d'Ixtapalapán qui parvenait au Templo Mayor. Au N°30, dans un palais reconstruit au XVIIIe siècle, se trouve le Musée de la ville de Mexico, renfermant diverses collections retraçant l'épopée de la capitale et de la vallée. Plus bas, l'autel circulaire de Cihuacóatl, découvert pendant les travaux de construction du métro, est visible de la rue ou de la station Pino Suárez.

A l'est, le marché de la Merced date des Aztèques. Un des plus grands du monde il s'étend en effet sur 60 pâtés de maisons! des fruits et légumes, ainsi que des produits en tous genres s'y entassent par tonnes.

A l'ouest du Zócalo, la rue Madero compte plusieurs beaux monuments coloniaux: au N°17, le palais Iturbide (1780) présente une superbe façade baroque et une jolie cour intérieure. Restauré par la Banque centrale mexicaine, il est devenu centre culturel et propose de nombreuses expositions. Au N°4, la maison des Azulejos (des faïences polychromes utilisées à partir du XVIIe siècle), d'inspiration mudéjare, est un des plus vieux édifices de Mexico.

L'avenue débouche sur le parc de l'Alameda créé en 1592 un des ultimes carrés de verdure du centre-ville. Très fréquenté les fins de semaine, il est agréable de s'y promener dans un décor de statuaire fin XIXe siècle.

Au nord de l'Alameda, la place Garibaldi est le siège des mariachis: tous les soirs et le samedi en particulier les musiciens louent leurs services aux amoureux de passage dans une ambiance bon enfant.

Pour un point de vue unique sur tout le quartier, la tour Latino-américaine possède un restaurant panoramique au 41e étage (et une plate-forme d'observation au niveau supérieur). Par temps clair, la vue porte jusqu'au Popocatépetl.

Toujours plus à l'ouest, le Paseo de la Reforma traverse la capitale de part en part. Ces Champs-Elysées mexicains furent tracés sur ordre de Maximilien pour relier le centre au château de Chapultepec où il résidait. L'une des plus majestueuses avenues du monde, c'est le quartier des affaires, des ambassades et des grands restaurants.

Après son intersection avec Insurgentes, le Paseo s'encanaille dans la Zona Rosa. De jour, les bijouteries et magasins de luxe occupent le devant de la scène. De nuit, la mode quitte les boutiques pour les discothèques branchées où se retrouve la jeunesse dorée de Mexico.

Le parc de Chapultepec, sur la colline de la Sauterelle, est à la fois le plus ancien et le plus vaste parc de Mexico (400 ha), qui est aussi l'espace vert le plus fréquenté, le véritable «poumon» de la ville. Vous y trouverez notamment plusieurs musées.

Le Musée national d'Anthropologie est le plus remarquable. Il constitue une introduction idéale à l'histoire et à l'art des civilisations précolombiennes. Inauguré en 1964, le bâtiment est une grande réussite architecturale: les collections sont exposées autour d'un patio central dans un cadre très agréable.

Au rez-de-chaussée, les douze salles recoupent plus ou moins l'évolution dans le temps de la Méso-Amérique. De surcroît, une salle d'orientation permet de replacer les objets dans leur cadre originel, avec des maquettes et un petit film.

Le long des 4 km de galeries, tout voir relève de la gageure. L'idéal serait de pouvoir échelonner vos visites dans le temps. Sinon, il vaut mieux se consacrer à une culture particulière. La salle Mexica, entre autres, présente des pièces majeures: Pierre du Cinquième Soleil découverte en 1790 sous le Zócalo d'un poids de 24 tonnes. Surnommée «Calendrier aztèque», elle dépeint en fait la cosmologie.

La pièce maîtresse de la salle Maya est sans conteste la reproduction de la tombe de Kin Pakal, souverain de Palenque. Mais voyez aussi les répliques des fresques de Bonampak, ainsi que celle, grandeur nature, du temple de Hochob.

Le premier étage est consacré à l'ethnologie et permet de réaliser le parallèle entre les ethnies contemporaines et les civilisations disparues.

De l'autre côté du Paseo de la Reforma, le Musée d'Art moderne expose des peintres mexicains et organise des expositions temporaires.

A 2 km au nord du Zócalo, la place des Trois-Cultures intègre pêle-mêle ruines aztèques, cathédrales coloniales et architecture moderne. Tlatelolco, cité jumelle de Tenochtitlán, fut le centre commercial de l'Empire mexica. C'est sur son forum que se livra le dernier combat contre les Espagnols.

Au sud de la ville, le long de l'avenue Insurgentes, le Polyforum Siqueiros fait partie d'un vaste complexe d'une modernité parfois déconcertante. Le centre culturel se présente sous la forme d'un dodécagone dont les murs extérieurs s'ornent de peintures murales dues à une trentaine d'artistes. Toutes reprennent le thème de la marche de l'humanité, choisi par Siqueiros pour son uvre monumentale abritée au premier étage il fallut six ans pour la réaliser.

A 8 km au sud de Mexico, Coyoacán (le lieu des coyotes) est un pittoresque quartier colonial aux rues pavées de galets et bordées de vieilles demeures des XVIIe et XVIIIe siècles. Autour de la place centrale, la mairie aurait été le site de la maison de Cortés. L'église San Juan Bautista, au sud du Zócalo, fut fondée en 1530 par des moines dominicains. Sur la place de la Conchita se dresse l'église de la Concepción, à la façade churrigueresque.

Au N°247 de la rue Londres, le Musée Frida Kahlo renferme de nombreux tableaux du célèbre peintre épouse de Diego Rivera. Le bâtiment abrite aussi des collections précolombiennes et de peinture moderne du couple. Les muralistes furent très engagés politiquement, et Rivera se lia d'amitié avec Trotski, en exil au Mexique. Installé à deux pas (au 45, rue Viena), c'est là que ce dernier fut assassiné en 1940 (il est enterré dans le jardin). Rien n'a bougé depuis sa mort, à son domicile devenu musée.

A 3 km vers le sud, l'exceptionnel Musée de l'Anahuacalli abrite, dans un édifice en tezontle inspiré d'une pyramide, les vastes collections privées d'antiquités précolombiennes qui furent léguées par Diego Rivera peu avant sa mort.

A l'ouest de Coyoacán, San Angel est un autre de ces hameaux coloniaux avalés par l'extension de la capitale, résidence de la bourgeoisie (et d'un grand nombre d'artistes). Sur la Plaza San Jacinto se tient tous les samedis un célèbre marché artisanal (Bazar Sábado). Sur le côté ouest de la place, l'église, flanquée d'un joli jardin, appartint à un couvent fondé à la fin du XVIe siècle. Côté nord, la Casa del Risco, aujourd'hui réaménagée en musée abritant divers objets mexicains et européens, possède deux patios et une magnifique fontaine ornée de porcelaine.

La Plaza del Carmen est le site du plus beau trésor architectural de San Angel: le couvent du Carmel, construit en 1615 et couronné de trois coupoles. Vous y verrez des fresques du XVIIe siècle, un joli cloître avec une fontaine recouverte d'azulejos et, dans la crypte, les momies de dignitaires ecclésiastiques du XVIIIe siècle.

Teotihuacán
A 50 km au nord-est de Mexico, la plus vaste cité précolombienne du pays demeure en partie énigmatique, quant à l'origine de ses bâtisseurs et de leur culture. Les études récentes ont permis de fixer le début de son développement au Ier siècle avant notre ère; elle atteint son apogée à l'aube du VIe siècle. Teotihuacán fut conçue sur un plan volontaire: tous ses monuments sont orientés selon une géométrie cosmogonique centrée autour de la pyramide du Soleil, la plus ancienne structure, haute d'environ 65 m. Elevée sur une terrasse de 350 m de côté, sa façade principale est située face au point de l'horizon où passe le soleil à son zénith.

Du sommet du temple, une vue magnifique permet de découvrir l'axe majeur de la ville: la Voie des Morts (Miccaotli), bordée d'édifices en pierre. Elle fut ainsi nommée par les Aztèques qui pensaient qu'il s'agissait de tombeaux. Ces constructions sont en réalité les fondations d'anciens temples. Large de 45 55 m, la chaussée mène sur près de 2 km de la Pyramide de la Lune, au nord, à la citadelle, au sud.

La pyramide de la Lune, bien que moins élevée que celle du Soleil (45 m), culmine néanmoins à la même hauteur grâce à une dénivellation de la Voie des Morts. Elle fut construite plus tardivement (vers l'an 300). A l'ouest de la place, le palais du Quetzalpapálotl servait sans doute de résidence aux grands prêtres. On y remarque des bas-reliefs de quetzals-papillons. Juste derrière, le palais des Jaguars et le temple des Coquillages à plumes (Caracoles Emplumados) conservent des restes de peintures murales.

Au sud du Miccaotli, la citadelle fait partie d'un immense complexe terminé vers l'an 250. Baptisée par les conquistadors qui prirent ses quatre plates-formes monumentales pour des fortifications, la structure abritait en fait un forum, des bâtiments administratifs et le temple de Quetzalcóatl presque entièrement recouvert par une pyramide plus tardive (selon les principes de construction précolombiens). Les archéologues ont dégagé sur quatre niveaux de remarquables sculptures de serpents à plumes.

Face à la citadelle, sur le site de l'ancien marché, se tient le musée avec maquette de la zone historique, copies de statues et nombreux objets rituels.

Oaxaca
Bien avant la conquête, les Zapotèques furent à l'origine de l'une des civilisations les plus brillantes de la Méso-Amérique, centrée autour de la vallée d'Oaxaca, au sud-est du Mexique.

La capitale de l'Etat d'Oaxaca est un endroit où il fait bon vivre, au carrefour de l'architecture hispanique et des cultures indiennes. De petite taille, la cité se visite aisément à pied, d'autant plus qu'elle est pourvue de nombreuses zones piétonnes à commencer par celle encadrant le large Zócalo. La place, calme le jour, déploie terrasses et cafés s'animant le soir. Elle est bordée par le palais du Gouvernement, néo-classique, et la cathédrale dont l'intérêt principal réside dans la façade baroque. Face au parvis s'étend le parc de l'Alameda, proche de l'église de la Compañía (XVIIe siècle). Le marché couvert Juárez a malheureusement perdu de son pittoresque au profit du marché de Abastos, plus excentré.

En remontant la rue Alcalá, interdite à la circulation, on passe de jolies demeures de pierre des XVIIe et XVIIIe siècles, atteignant finalement la très belle église baroque de Santo Domingo, attenante à un ancien couvent transformé en Musée d'Etat.

Au sommet d'une esplanade artificielle perchée à 2000 m d'altitude, les Zapotèques édifièrent, dès le milieu du premier millénaire av. J.-C., une orgueilleuse cité cérémonielle, Monte Albán. Les édifices, datant pour la plupart de l'apogée zapotèque (IVe VIIe siècles), se répartissent autour d'une grande place centrale délimitée par deux plates-formes. Vous y verrez plusieurs temples, un palais, un observatoire et un jeu de balle. Remarquez le monument des Danseurs, nommé ainsi à cause des bas-reliefs dépeignant des personnages de type olmèque.

Palenque
Sur des collines ondulant aux confins de la plaine du Tabasco, Palenque, enfouie dans la forêt tropicale, est sans nul doute l'un des plus beaux sites du Mexique. A peine un dixième de la zone archéologique a été dégagé: la cité maya devait couvrir plus de 20, voire 30 km2.

Le temple des Inscriptions, au sommet d'une majestueuse pyramide de 23 m, date des VIIe VIIIe siècles. Les piliers et les murs du portique s'ornent de motifs en stuc (visages) et de hiéroglyphes. Du c ur du sanctuaire, un escalier originellement condamné descend jusqu'à une crypte où fut inhumé le roi Kin Pakal.

Face au temple, le palais comporte plusieurs patios et constructions dont une étonnante tour à quatre étages, unique en son genre; une hypothèse avance qu'elle était à l'origine utilisée comme observatoire. Remarquez les figures en stuc et les très beaux bas-reliefs.

De l'autre côté du Río Otolum, le temple du Soleil, le temple de la Croix et le temple de la Croix feuillue (Cruz Foliada), édifiés par Chan-Balum, comportent de magnifiques bas-reliefs. Vers le nord se situe un groupe de cinq autres bâtiments et un jeu de balle.

Uxmal
Les origines d'Uxmal sont incertaines. Peut-être fondée par des Mayas venus du Petén (Guatemala), elle connut son apogée du VIIe à la fin du IXe siècle.

Face à l'entrée du site, la pyramide del Adivino (du Devin), de forme ovale, est un patchwork d'influences chenes, puuc et toltèques. De la façade ouest, le panorama s'étend à toute la zone archéologique nichée dans une large vallée. A vos pieds, le quadrilatère de las Monjas (des Nonnes), nommé ainsi à cause de ses cellules disposées autour de la cour centrale, était probablement une école royale ou une académie militaire. Vous remarquerez sur les quatre édifices de multiples masques de Chac, ainsi que des serpents à plumes (bâtiment ouest) importés de l'Altiplano.

Par le porche sud, vous vous retrouverez face au jeu de balle, dans le prolongement duquel se tient, sur une vaste esplanade surélevée, le superbe palais du gouverneur long de presque 100 m. Typiquement puuc, la façade, simple dans sa partie inférieure est au contraire très travaillée en hauteur. En avant de la terrasse, la Casa de las Tortugas porte une frise de tortues, associées à Chac. Attenante au palais, la grande pyramide, restaurée sur sa face nord, s'élève à 30 m. Du sommet, la vue est de toute beauté.

Mérida
Jolie ville coloniale à l'élégance nonchalante, la capitale du Yucatán tire de son passé maya et espagnol une volonté marquée de s'affirmer à l'avant-scène de la péninsule.

La ville s'organise autour de la Plaza Mayor selon un plan remontant à sa fondation par Francisco de Montejo en 1542. L'esplanade s'enorgueillit de certains des plus beaux édifices. La grande cathédrale, terminée à la fin du XVIe siècle, se tient sur l'emplacement du temple de la cité de Tihó, rasée par les Espagnols. Face à elle se trouvent le palais du Gouvernement, le palais municipal et le palais Montejo, une résidence plateresque restée propriété de la famille du conquistador jusque dans les années 1970. Au sud-est de la place, le marché municipal réunit vendeurs d'artisanat et de fruits et légumes. Les Indiennes des environs, vêtues de huipilesbrodés, viennent y vendre leurs récoltes colorées.

Au nord du Zócalo, la rue N° 60 longe les bancs ombragés du Parque Hidalgo et l'église de Jésus (1618) avant d'atteindre le théâtre Peón Contreras, construit au début du XXe siècle, lors du boom du sisal. Des spectacles de danses folkloriques y ont lieu tous les mercredis soirs. Au-delà de l'Université et du parc de Santa Lucía, le nord de la ville s'ordonne le long du Paseo de Montejo. Le Musée régional installé dans le palais Cantón retrace l'histoire du Yucatán depuis les origines.

Chichén Itzá
Chichén Itzá est peut-être le plus fascinant des témoignages du passé précolombien du Mexique. En premier lieu parce que sa richesse architecturale, de même que sa conception grandiose sont sans équivalents. Ensuite parce que la cité met en présence deux des civilisations majeures de la Méso-Amérique: les Mayas et les Toltèques.

C'est par la partie nord de la zone archéologique la plus récente que commence la visite. Ordonnés autour d'une très large esplanade, on trouve les principaux bâtiments d'influence toltèque, remarquablement restaurés. Le Castillo à neuf étages (ou pyramide de Kukulcán) s'élève majestueux à plus de 25 m. De chaque côté court un escalier vers le sommet, coiffé d'un temple. Au pied de la façade nord, une tête de serpent de pierre joue un rôle étonnant. Lors des équinoxes, un jeu d'ombres et de lumière inventé bien avant l'ère de l'électricité il est dû à la disposition des blocs de la pyramide projette au soleil couchant l'image du corps ondulant du reptile dans l'alignement de la tête.

A l'ouest de la pyramide, le plus grand des huit jeux de balle, long de 135 m, s'orne de très beaux bas-reliefs, dont le plus connu montre une scène de décapitation de joueur. Le Templo de los Tigres (des Jaguars) voisin est décoré de frises de félins. Devant, le Tzompantli, typiquement toltèque, est un mur sculpté de crânes où étaient exposés ceux des sacrifiés. Passé la maison des Aigles (de los Aguilas) dévorant des c urs humains et le temple de Vénus, un chemin mène au cenote sacré. Large de 60 m et profond de 30, ce vaste puits naturel servait parfois de lieu sacrificiel. Les recherches ont permis de retrouver une quarantaine de squelettes et de nombreuses offrandes à Chac.

A l'est de la grande pyramide, le groupe des Mille colonnes comprend des dizaines de piliers vestiges d'un bâtiment couvert , les ruines d'un bain de vapeur et surtout le temple des Guerriers d'inspiration toltèque. Sur sa plate-forme supérieure se tient un chac-mool où étaient déposées les offrandes humaines et, en retrait, une table aux atlantes.

Le Caracol, l'observatoire circulaire, est le monument le plus intéressant de la zone sud. Au sommet de l'escalier en colimaçon, sept fenêtres s'ouvrent selon des axes précis, ayant sans doute servi à déterminer les dates des équinoxes, des solstices et des cérémonies rituelles.

Cancún
A l'est de la péninsule, l'Etat de Quintana Roo, longtemps l'un des plus pauvres du Mexique, est devenu depuis la fin des années 1970 un nouvel Eldorado balnéaire. Les activités se concentrent près de Cancún, mais les plages de sable fin s'étendent vers le sud jusqu'à la hauteur de la merveilleuse cité maya de Tulum.

Le long d'un étroit cordon littoral en forme de chiffre 7, sur une vingtaine de kilomètres s'aligne entre les cocotiers et le sable blanc un chapelet d'hôtels de grand luxe poussés sur un rivage autrefois désert. Lorsque le site de Cancún fut choisi en 1969 au terme de longues études comparatives par ordinateur, seule une centaine de personnes habitait les lieux. Aujourd'hui, la méga-station concurrence Acapulco, elle reçoit en effet plus de trois millions de visiteurs chaque année.

Cancún est célèbre pour ses plages au sable «à air conditionné» frais même lorsque le soleil est à son zénith et c'est en toute logique là que vous passerez le plus clair de votre temps. L'eau invite à la baignade, à la plongée ou à l'exploration avec un masque et un tuba, et la haute mer appelle les adeptes de la pêche. Le ski nautique se pratique sur la lagune de Nichupté, ainsi que la planche à voile. Le soir, chaque hôtel possède sa propre discothèque, à moins que vous ne préfériez les ballets folkloriques ou les corridas.

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