Indonésie - Lombok
TUGU LOMBOK****
A PARTIR DE 1896 € TTC
Valable jusqu'au 08/08/2012
Séjour 7 nuits , p.déj.américain
Le Tugu Lombok borde la plage de Sire, au nord-ouest de l'île. Entouré d’un jardin de 6 hectares, il offre un superbe panorama sur l’océan et le volcan Rinjani. À l’intérieur, antiquités et objets dȁ...
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INDONESIE
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Longue, étroite, l'île de Java s'étire entre Sumatra, à l'ouest, et Bali à l'est. Nourrie par les cendres d'une trentaine de volcans, elle est le centre politique, commercial et culturel de l'archipel indonésien. Avec seulement 7% des terres, elle abrite 60% de la population. En dépit d'une migration de masse vers les villes, la plupart des habitants vivent près des terres fertiles. La capitale est une métropole bruyante, qui croît trop vite et en tous sens, sous un ciel plombé. L'opulence y côtoie la misère, des taudis bordent les canaux. Mais la ville se modernise à toute allure, des autoroutes et voies rapides canalisent la circulation au milieu des gratte-ciel. Vous remarquerez beaucoup de dynamisme, une vitalité commerciale et de l'optimisme, bien dignes de l'une des économies à la croissance la plus rapide du monde. La ville a envahi une plaine à l'embouchure du fleuve Ciliwung, autour de l'ancien port de Sunda Kelapa. Les Portugais y bâtirent un entrepôt en 1522, mais en 1527 un prince musulman, Fatahillah, les battit. Les Indonésiens font remonter à cette année-là la fondation de leur ville. Le nom original, Jayakarta, signifie en effet "Grande Victoire". En 1619 les Hollandais arrivent, construisant un fort et un comptoir. Ils imposent rapidement leur souveraineté, répriment un soulèvement et fondent une nouvelle ville sur le site, qu'ils baptisent Batavia. Les Japonais lui redonnent son nom originel dans une version courte, Jakarta, en 1942. La petite cité coloniale des premiers jours est devenue la métropole actuelle de plus de 8 millions d'âmes. Commencez la visite par le port qui a généré la ville (Sunda Kelapa). Ses superbes voiliers bugis à haut mât en teck et sans le moindre clou doivent leur nom à une peuplade du sud des Célèbes, qui les inventa. Les offres ne manquent pas pour faire le tour du port sur une petite embarcation. Le marché aux poissons (Pasar Ikan) tout proche vaut le détour, même si vous ratez la criée du petit matin. Vous y trouverez de superbes coquillages et coraux, ainsi que des ancres rouillées, des cordages, des chaînes et des habits de marin L'ancien quartier hollandais, qui s'appelle toujours Batavia ou Kota (cité) était protégé par une muraille et des douves. Au centre, la Taman (place) Fatahillah, calme et pavée, est bordée par le Stadhuis, l'ancien Hôtel de Ville (1710). Aujourd'hui Musée municipal, il donne un excellent aperçu de l'histoire de Jakarta avec une collection de meubles, des cartes, des gravures et des objets exhumés non loin de la ville. Arrêtez-vous près du canon portugais devant le Stadhuis; on l'appelle Si Jagur (M. Vigoureux) et les femmes viennent lui offrir des fleurs et le chevaucher pour assurer leur fécondité. A l'est de la place, le Balai Seni Rupa (Musée des Beaux-Arts) occupe l'ancien Palais de justice, construit de 1866 à 1870. Outre des peintures et des sculptures, il présente une intéressante collection de céramiques. Le Wayang Museum (Musée des Marionnettes), un bâtiment relativement récent situé au nord-ouest, expose des marionnettes en bois et en peau de buffle. Comme les Chinois étaient jadis rejetés de l'enceinte de Batavia, Glodok (le quartier chinois) s'est développé au sud-est de celle-ci. On trouve de nombreux temples rouge et or, enfumés par les bâtons d'encens, à proximité de la rue Kemurnian II. A noter, l'architecture traditionnelle chinoise de quelques demeures avoisinantes. A l'est de Batavia, rue Pangeran Jayakarta I se dresse l'église portugaise la plus ancienne de Jakarta. Construite en 1693, elle renferme encore quelques chaises et bancs en ébène sculpté, ainsi qu'une impressionnante chaire baroque du XVIIe siècle, surmontée d'un dais. La Jakarta officielle, celle des cérémonies, s'articule autour de Medan Merdeka (place de la Liberté). Impossible de manquer le célèbre Monas, le Monument National. Cet obélisque en marbre italien, couronné d'une "flamme éternelle", culmine à 132 m. A l'intérieur, dans le Hall de l'Indépendance, 48 dioramas retracent l'histoire indonésienne. Profitez de l'ascenseur pour aller admirer le superbe panorama depuis le sommet du monument. Au nord de la place se trouve l'Istana Merdeka (palais de l'Indépendance), un élégant édifice colonial construit par les Hollandais en 1879; c'est la résidence présidentielle. Vous serez charmé par le Musée National (Museum Pusat), situé sur la rue Merdeka Barat. Les Jakartanais l'appellent la Maison de l'Eléphant, à cause de la statue, offerte par le roi du Siam en 1871, qui précède son portique. La Mosquée Istiqlal (au nord-est de la place, rue Veteran), l'une des plus grandes du monde, fait face à une église catholique néo-gothique édifiée en 1900. Taman Mini Indonesia Indah, qui s'étend sur 100 ha à hauteur du péage sur la route de Bogor, est un musée en plein air, où chaque maison grandeur nature est représentative de l'habitat traditionnel d'une province. Ces 27 pavillons, où sont exposés de l'artisanat et des vêtements, accueillent des manifestations culturelles. On trouve aussi une "carte" géante sous forme d'étang parsemé d'îlots, un excellent musée, un jardin d'orchidées et une réplique du temple de Borobudur. Les "mille îles" de Pulau Seribu sont éparpillées dans la baie de Jakarta. La plupart sont inhabitées, mais d'autres de populaires destinations de week-end pour les citadins, avec hôtels, bungalows sur les plages et sports nautiques la plongée avec ou sans tuba sur les récifs de corail, dans les eaux claires et bleues est idyllique. Petits bateaux, chaloupes et avions légers font la navette entre les îles principales. Jogjakarta Le centre aristocratique de Java, familièrement appelé "Jogja", n'est pas une ville comme les autres. Pour les Indonésiens, c'est un endroit mystique où religion, tradition et formes d'art les plus pures contribuent à créer une atmosphère unique. Jogjakarta fut fondée en même temps que sa voisine Surakarta (Solo), lorsque le second royaume de Mataram fut divisé en 1755 en deux sultanats "autonomes", en réalité contrôlés par les Hollandais. La construction du kraton (palais) du sultan, de style javanais classique commença en 1755. Quelque 25 000 personnes membres de la famille royale, soldats, gardes et courtisans habitent cet ensemble complexe de pavillons et cours carrées, ou à proximité. Nombre, forme, couleur et détails architecturaux, voire les espèces et la disposition des arbres tout ici est symbolique (le plan représente, entre autres, l'anatomie humaine). Deux pavillons (pendopos) dans la cour de Sri Manganti, transformés en salles d'exposition, renferment d'anciens gamelan de cérémonie, la chaise à porteurs du sultan qui le mène à la mosquée et plusieurs palanquins de mariage. Le Pavillon d'Or (Bangsal Kencono), achevé en 1792, abrite la salle du Trône, décorée de colonnes en teck sculpté et doré. Il faut du temps pour apprécier la sérénité de ces anciens édifices, que souligne encore la courtoisie des serviteurs du sultan, en sarong de batik, tunique ajustée et turban, avec le symbolique kris (poignard à lame ondulée) à la taille. Le kraton est aussi le théâtre de concerts de gamelan et de danses classiques. Peut-être aurez-vous la chance d'assister à l'une des grandes fêtes islamiques, pendant lesquelles le cérémonial du palais déroule ses fastes. Le fait que le sultan soit un politicien moderne éclairé ne diminue en rien son pouvoir semi-magique aux yeux du peuple. L'eau de son bain, ses cheveux et ses rognures d'ongles sont gardés précieusement. Il conserve son rôle religieux, une interprétation islamique toute javanaise d'anciennes croyances bouddhiques, hindouistes et animistes. Le sultan (ou son représentant) fait encore une offrande annuelle à la déesse de la Mer du Sud (océan Indien) et envoie de la nourriture et du batik pour apaiser la colère de deux puissants voisins, les volcans Lawu et Merapi. A l'ouest du kraton se trouve le Château d'Eau (Taman Sari), une "folie" avec bassins et arcades construite en 1758. Observez dans l'entrée les pots à fleurs suffisamment grands pour que les gardes puissent s'y cacher (à la façon d'Ali Baba!). Le Musée Sono Budoyo mérite une visite pour ses marionnettes, ses masques, d'anciens gamelan et une collection de kris. Les amateurs de batik se rendront au Centre de Recherche sur le batik et l'artisanat (sur la rue Kusumanegara), qui organise des visites guidées le matin. Plusieurs sommets d'Indonésie portent le nom de "Montagne de feu". Le mont Merapi, à 25 km au nord de Jogja est tout à fait éveillé. Volcan fort actif de 2911 m d'altitude, il connut de fréquentes éruptions au cours des siècles. En 1939, une explosion de cendres et de gaz tua 1300 personnes. Lorsqu'il est calme, on peut néanmoins en faire l'ascension avec un guide en environ 8 heures (réservé aux spécialistes). Le simple touriste se contentera de l'admirer à distance respectueuse depuis les points d'observation desservis par les cars. Borobudur A une heure environ de voiture au nord-ouest de Jogjakarta se dresse le temple de Borobudur, dont le Grand Stupa s'élève à plus de 30 mètres du sol. Cette énorme masse de pierre grise a été bâtie sur une éminence naturelle. Ce superbe bâtiment bouddhique fut construit aux VIIIe et IXe siècles avec des pierres extraites des montagnes proches non dans une carrière, mais dans le lit des rivières. On ne pénètre pas dans le temple, on y monte, s'élevant symboliquement du niveau du Monde des Désirs à la Sphère de la Forme pour atteindre la Sphère de l'absence de Forme, ou spiritualité détachée. Le niveau du bas possède une série de bas-reliefs décrivant les plaisirs éphémères de l'existence. Ensuite, cinq galeries carrées merveilleusement sculptées illustrent des scènes de la vie de Bouddha. Puis viennent trois terrasses circulaires, une succession de 72 stupas au treillis de pierre, contenant chacun un Bouddha assis. Chance et bonheur, prétend-on, à celui qui parvient à toucher la main d'un Bouddha à travers une ouverture. Le dixième et dernier niveau, occupé par un immense stupa sans décoration, symbolise le Nirvana, délivrance et réalité ultimes. Durant le festival Waicak à la pleine lune de mai, des milliers de personnes viennent ici célébrer l'anniversaire de Bouddha. Imaginez le spectacle il y a 1100 ans, lorsque le temple brillait de tous ses stucs peints: les pèlerins le voyaient comme une couronne hérissée de pointes, jetant des éclairs de lumière irisée à la lueur de leurs lampes. A 3 km plus à l'est, Candi Mendut possède des panneaux sculptés et trois puissantes statues de pierre placées de telle sorte qu'un rayon de soleil ou de lune tombe exactement sur l'énorme Bouddha assis qui est au centre. Prambanan Prambanan, à 17 km à l'est de Jogjakarta, n'est qu'un temple parmi les centaines qui émaillent cette région rizicole fertile. Le complexe, édifié vers l'an 900, se compose de trois bâtiments principaux et de ruines d'édifices plus petits. La restauration des temples de Brahma, Shiva et Vishnu est presque terminée. Le temple principal, consacré à Shiva le Destructeur, culmine à 40 m et est décoré de bas-reliefs représentant des humains à visage aimable, des êtres surhumains, des animaux, des oiseaux, des feuilles et des fruits tirés du Ramayana. Si Borobudur vous a impressionné, voire oppressé, par sa taille et son austère spiritualité, Prambanan vous enchantera par sa joyeuse humanité. Rantepao Située sur l'île de Sulawesi (les Célèbes), Makale est la capitale de la région de Tana Toraja, mais Rantepao en est le principal centre touristique. Kete Kesu, 6 km au sud-est, conserve un cimetière avec des cercueils en forme de bateaux, de porcs ou de buffles. Des effigies finement sculptées vous dominent. Londa possède davantage encore de chambres mortuaires et d'effigies. Les enfants du village vous guident volontiers jusqu'aux catacombes peuplées de squelettes. A Lemo, nombre de tau tau qui vous observent de leurs vérandas sont des répliques sculptées à la hâte au cours des dernières années, des marchands peu scrupuleux ayant dérobé les figurines originales. Vous irez à Bori, juste au nord de Rantepao, pour y voir les rante, des mégalithes servant au sacrifice des buffles. Les habitants de Palawa habitent dans de merveilleuses maisons tongkonan, gravées de têtes de buffles grandeur nature. A l'origine, l'espace aménagé sous ces maisons communautaires était utilisé comme étable pour les buffles. Ne ratez pas un jour de marché dans la région. On y trouve des douzaines de buffles et des centaines de porcs. Les plus grands, poussant des cris perçants, sont portés sur des litières; les plus petits sur le dos de leurs propriétaires. Au milieu des éventaires de tabac aromatique et de vannerie de très bonne confection, les vendeurs de vin de palme transportent leur marchandise écumante dans de longs tubes de bambou vert. |
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