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Thaïlande Laos

AU FIL DU MéKONG

A PARTIR DE 2944 € TTC
Valable jusqu'au 08/12/2012
Circuit accompagné 10 nuits


Sur les traces des civilisations du Mékong, ce circuit vous mène du Triangle d’Or à l’extrême sud du Laos en passant par Luang Prabang, ancienne cité royale, et Vientiane, au charme provincial. Partez à la ...

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Images Laos
Les capitales et les chef-lieux de province s'égrenant le long du Mékong, généralement sur sa rive gauche, la visite du Laos consiste à aller d'une ville fluviale à une autre, et parfois à rayonner de là vers l'intérieur rural et montagneux.

Vientiane
Vientiane est la capitale du Laos depuis le XVIe siècle. La cité se développa à l'endroit où le premier tronçon navigable du Mékong quitte les montagnes et croise la route reliant la Chine du Sud au golfe de Thaïlande. Elle passa sous contrôle des Siamois (Thaï) au XVIIIe siècle, et fut mise à sac en 1828 et ses habitants déportés. Nombre de ses plus beaux temples furent détruits et il reste peu de choses aujourd'hui de la période précédant l'invasion siamoise. La cité était encore désertée lorsque les Français arrivèrent dans les années 1860 et c'est à l'époque coloniale que furent entrepris les travaux de restauration des édifices importants comme le That Luang. Ces dernières années, Vientiane a vu fleurir les cybercafés, les hôtels touristiques et les restaurants internationaux. Et ceci sans perdre son caractère paisible et spécifiquement laotien.

Construite sur une courbe du Mékong, Vientiane est dominée par le That Luang, à 3 km au nord-est du palais. Lieu de pèlerinage national, ce grand stupa sacré est le monument bouddhique le plus vénéré du pays. Bâti en 1566 par le roi Setthathirat, sur le site d'un temple khmer, il fut restauré par un département universitaire français dans les années 1930. Selon le rite sacré, les fidèles doivent franchir les deux terrasses, de gauche à droite, pour atteindre le stupa doré, couronné d'une flèche en forme de fleur de lotus étirée.

Au centre de la ville, face au Mékong, vous découvrirez les fastes coloniaux du palais présidentiel. Dressé à l'emplacement de l'ancien palais royal, il fut occupé successivement par le résident français, le roi du Laos réunifié, et enfin le président de la République laotienne. La partie administrative de la ville se presse autour du palais. Au-delà se trouve le vieux quartier colonial, avec plusieurs autres édifices datant du protectorat français (cathédrale, hôpital et l'ambassade de France).

Non loin de là, le Vat Hao Pra Kéo servit de chapelle royale. Il a été restauré par le prince Souvanna Phouma et transformé en un remarquable musée d'art religieux. La chapelle fut bâtie dans les années 1560 pour abriter le Pra Kéo ou Bouddha d'Emeraude, emporté à Bangkok par les Siamois en 1778. Aujourd'hui vous y verrez, outre de merveilleuses portes sculptées et un trône doré, une splendide collection de Bouddhas remontant au VIe siècle. La posture «appelant la pluie» est typiquement laotienne: elle représente le Bouddha debout, les mains collées au corps, doigts tendus vers le bas. Remarquez aussi, dans les jardins, l'une des célèbres grandes jarres de pierre transportées en hélicoptère depuis la plaine des Jarres, dans la province de Xieng Khuang.

En face du palais présidentiel, le Vat Si Saket, bâti en 1818, est la résidence du Pra Sangka Nagnok, le chef de la communauté bouddhiste. Dans le sanctuaire principal (vihan ou sim) sont exposés des centaines de Bouddhas de toutes matières et tailles. Remarquez l'étonnant Naga Bouddha de style khmer, assis sous un dais formé par un cobra à plusieurs têtes. Le plafond à caissons du grand hall est décoré d'un motif floral inspiré des temples thaïs d'Ayutthaya, eux-mêmes certainement influencés par le décor du palais de Versailles de Louis XIV. Derrière le sim, une longue auge de bois en forme de naga (serpent) est utilisée en avril au Nouvel An laotien pour arroser d'eau bénite les statues de Bouddha.

En amont, dans la ville haute, se retrouvent les résidences des grandes familles et leurs monastères autour du Vat Ong Teu. Ce temple est célèbre pour son énorme Bouddha en bronze du XVIe siècle, qui pèse plusieurs tonnes le nom de Vat Ong Teu signifie d'ailleurs «temple du Bouddha Pesant».

Installé dans une demeure coloniale française, sur la rue Samsenthai, le Musée national lao se nommait à l'origine Musée révolutionnaire lao. Il est essentiellement consacré aux objets et photos illustrant le combat du Pathet lao contre les Français, les Américains et le gouvernement royaliste. Vu sous cet angle, c'est une relique fascinante de l'époque de la guerre froide.

La «ville basse», en aval, conserve une atmosphère quelque peu villageoise. Le c ur de ce quartier est dominé par le Vat Si Muang au carrefour principal. Le site, abritant le pilier de la ville (lak muang), est considéré comme le foyer du génie tutélaire de Vientiane.

Une ville nouvelle s'est développée à l'extérieur des anciennes fortifications, au-delà du marché du matin. A 500 m après le marché, l'Anusavari Kao («Vieux Monument») est un arc de triomphe à la mémoire des Laotiens morts dans les conflits pré-révolutionnaires. Sa construction débuta en 1958, et il fut achevé, dit-on, avec le béton destiné à l'agrandissement de l'aéroport par les Américains. Gravissez l'escalier menant au sommet pour une vue panoramique de la ville.

A 20 km au sud, Vat Xieng Khuan n'a rien d'un monastère. Créé dans les années 1950 et 1960 par un moine, Luang Pu Bunleua Sulilat, c'est une sorte de jardin mystique doublé d'un parc à thèmes religieux, parsemé de sculptures en ciment représentant diverses divinités, notamment Shiva, Vishnu et Bouddha. D'un style très kitsch, il traduit bien à sa manière l'état d'angoisse culturelle de la société au cours de la guerre.

Luang Prabang
L'ancienne capitale royale se situe dans la montagne, à 300 m d'altitude, au confluent du Mékong et de la Nam Khan. La vieille ville de Luang Prabang déclarée Patrimoine de l'humanité par l'Unesco en 1995 se niche dans une boucle de la Nam Khan, sa partie nord formant une longue presqu'île. Au centre se dresse une colline, le Phou Si, symbole parfait d'une montagne cosmique jaillissant des eaux. Elle est entourée du magnifique palais royal, de plusieurs beaux temples au toit élancé et d'un dédale d'anciennes ruelles et allées.

Situé entre le mont Phou Si et le Mékong, l'ancien palais royal, rebâti par les Français comme résidence permanente en 1904, se compose de trois parties imbriquées: les salles de réception, la salle du trône et les appartements privés. Le palais fut transformé en musée en 1976, un an après l'exil du dernier roi du Laos. Ses collections comprennent de nombreux objets religieux; des cadeaux diplomatiques présentés au pays regroupés selon les donateurs «capitalistes» ou «socialistes»; des instruments classiques et masques utilisés pour les représentations du Ramayana. Le chef-d' uvre artistique du musée est le Pra Bang, la statue du Bouddha debout qui serait en or massif et donna son nom à la ville. Il est exposé dans une chapelle particulière près de l'entrée du palais; il s'agirait en fait d'une copie dont l'original serait conservé dans les coffres de la Banque nationale.

En aval du palais, le Vat Mai (ou Vat Mai Souvannaphoumaham) fut la résidence du plus haut dignitaire de l'Eglise bouddhique laotienne. Le temple date de la fin du XVIIIe siècle et fonctionne comme chapelle du palais. Durant les festivités hautes en couleur du Nouvel-An laotien, en avril, le baptême rituel du Pra Bang y est célébré. Sous la véranda de devant, les splendides panneaux sculptés des portes dorées décrivent l'histoire de Pra Vet, l'avant-dernière réincarnation du Bouddha.

Il vaut la peine de flâner dans le district voisin qui possède plusieurs résidences traditionnelles, notamment la demeure du prince Tiao Sayavong. Les rues au nord du palais forment le Ban Jek ou quartier chinois. Là, de nombreuses échoppes sont tenues par des immigrants chinois, et le Vat Chum Khong (XIXe siècle) abrite deux statues du Bodhisattva chinois qui témoignent des relations entretenues par Luang Prabang avec son grand voisin du nord.

Vous pouvez gravir les 328 marches menant au sommet du mont Phou Si, d'où la vue plonge sur la ville, les deux rivières et les montagnes couvertes de jungle qui les entourent. La colline était parsemée de temples au XVIIIe siècle, mais il n'en reste que cinq. That Chom Si, bâti en 1804, occupe le sommet et constitue le point de départ de la retraite aux flambeaux du Nouvel-An laotien.

A l'ouest du Phousi, le Vat Aham abrite le sanctuaire du génie tutélaire royal, Hao Phi Khon, au pied de deux grands arbres de la Bodhi ou Illumination du Bouddha. Tout à côté, Vat Visounalat (ou Visoun) est célèbre pour sa collection d'art religieux, en particulier une série de Bouddhas dans la posture «appelant la pluie». Le temple originel en bois fut construit en 1512, mais incendié par des pillards chinois ho en 1887. Devant le sanctuaire, That Pathum, le «stupa du Grand Lotus» appelé aussi That Mak Mo, a effectivement la forme d'une pastèque (mak mo). La forme insolite du stupa rappelle les origines mythologiques de la culture lao: la légende raconte qu'un certain Khun Bulom fendit une calebasse non loin de Dien Bien Phu (au Vietnam) et qu'il en jaillit sept fils qui propagèrent vers l'est et l'ouest la branche des Thaï-Lao. Non loin de la pointe de la presqu'île, dominant le Mékong, le Vat Xieng Thong, l'un des chefs-d' uvre artistiques du Laos, était le temple le plus important de la ville, construit en 1560. Le sim est bâti dans le style classique de Luang Prabang, avec un stupéfiant toit à pans superposés et des fresques au pochoir dorées sur les murs extérieurs noirs. Pénétrez par des portes décorées dans l'intérieur sombre, dont les piliers, poutres et murs sont recouverts de peintures murales à la feuille d'or. Non loin du Vat Xieng Thong, le Vat Pakkhan domine l'embouchure de la Nam Khan. Datant du XVIIIe siècle, les superbes portes dénotent une influence chinoise.

Le commun des mortels vivait et vit toujours dans la ville basse, où vous découvrirez les marchés et d'innombrables artisans, notamment des orfèvres, regroupés au bord de la rivière. Le quartier compte certains des plus anciens et des plus beaux temples le bouddhisme fut introduit tardivement à Luang Prabang et se cantonna d'abord à cette partie de la cité. Vat That se signale par ses sculptures sur bois ornant sa façade. Un peu plus loin, Vat That Luang fut érigé au début du XIXe siècle et abrite les cendres de certains membres de la famille royale.

On peut louer un bateau sur le quai, à la hauteur du palais royal, pour se rendre aux grottes de Pak Ou situées 25 km en amont sur le Mékong. Le décor est charmant et d'un intérêt symbolique. Dominées par trois sommets montagneux, au confluent du Mékong et de l'Ou, deux grottes Tham Thing et Tham Phum s'ouvrent dans la falaise. Elles représentent les entrailles de la terre d'où surgissent les eaux originelles de la vie, irriguant et purifiant le pays. Ces grottes sont particulièrement révérées par les Laotiens, comme en témoignent les offrandes de milliers de Bouddhas accumulées au fil des siècles.

Plaine des Jarres
Dans la province de Xieng Khuang, 12 km au sud de Phonsavanh, cette vaste plaine mystérieuse est parsemée de centaines d'immenses jarres de pierre au col tourné vers le ciel. Les plus grosses pèsent quelque 6 tonnes. Ici et là gisent de grands couvercles de pierre. Le fait que la pierre ne soit pas d'extraction locale et que l'on ne sache pas comment elle fut apportée ici ajoute au mystère. On a découvert sur place des outils et des ornements en bronze, abandonnés par une civilisation qui n'a pas encore été identifiée. A quoi servaient ces jarres? Nul ne le sait.

Ne vous éloignez pas trop des chemins sans être accompagné d'un guide sûr. Durant la guerre du Vietnam, la région fut le théâtre de combats entre les forces gouvernementales, le Pathet Lao et les troupes nord-vietnamiennes; d'intenses bombardements américains eurent également lieu: une grande quantité de munitions non explosées jonchent encore la plaine. Miraculeusement, aucune des jarres ne fut endommagée.

Savannakhet
Communément appelée Savan, la ville fut fondée par les Français et possède un charmant quartier colonial entourant la place centrale. Le sanctuaire du génie tutélaire de la cité domine le Mékong; le temple principal, Vat Sayaphum, de l'autre côté de la route bordant le fleuve, abrite la pirogue de cérémonie des autorités municipales. Le musée provincial est consacré notamment à l'enfant du pays, Kaysone Phomvihan, l'un des fondateurs du Pathet Lao; il présente aussi des objets liés à la guerre du Vietnam.

A Ban That, au nord de Savan, That Ing Hang, l'édifice religieux le plus vénéré du Laos est d'inspiration khmère. Les terrasses sont couronnées du traditionnel stupa lao et d'une ombrelle d'or. De nombreuses sculptures respirent l'érotisme, rappelant l'une des significations symboliques du stupa: l'image d'un phallus dressé vers les cieux féconds.

La province de Champassak
Après les rapides de Khemmarat, le Mékong coule paisiblement sur 200 km avant de se ruer à travers les chutes de Khon Phapheng. Ce bassin forme une région distincte à l'histoire tourmentée. Elle fit partie de l'empire d'Angkor du Xe au XIIIe siècle, puis fut incorporée au royaume de Lan Xang, avant de devenir la principauté autonome de Champassak en 1713. Son territoire fut amputé par le Siam et le reste absorbé par l'Indochine française, bien que le peuple demeurât fidèle à la monarchie locale. En 1946, lorsque le Laos fut réunifié, le prince héritier Chao Boun Oum renonça à ses droits au trône, mais conserva l'appareil rituel et symbolique de sa lignée. A la prise du pouvoir par les communistes, le prince dut se réfugier à Paris.

Paksé est une capitale régionale animée située au confluent du Mékong et de la rivière Xe Dong. Le prince Boun Oum y fit édifier un palais de cinq étages en 1968, mais n'eut pas le temps de l'achever. Jetez un coup d' il au musée provincial qui expose uvres d'art khmer, bijoux et costumes de divers groupes ethniques laotiens, sans oublier l'inévitable section consacrée au triomphe de la révolution du Pathet Lao.

Pas très loin de Paksé, sur la rive occidentale du Mékong, le village de Ban Saphai est connu pour avoir conservé les techniques traditionnelles du tissage à la main. Vous pourrez observer les tisserands à leurs métiers et acheter les soieries qu'ils produisent.

A 30 km à l'est de Paksé, le plateau des Bolovens procure une fraîcheur bienvenue après la chaleur torride de la vallée du Mékong. Son sol rouge et fertile, d'origine volcanique, est cultivé intensivement depuis que les Français introduisirent le café, le caoutchouc et les bananes au début du XXe siècle. La ville principale, Paksong fut pratiquement détruite durant la guerre. Le plateau des Bolovens et la région de Saravan vers le nord sont le berceau de plusieurs minorités ethniques mon-khmer, notamment les Alak, Ya Houne, Ta-Oy et Katang.

Sur la rive droite du Mékong, à 30 km au sud de Paksé se dresse une colline de 75 m de haut qui a la forme d'un gigantesque lingam, le symbole phallique du dieu hindou Shiva. Le site est sacré depuis les temps préhistoriques et l'on pense qu'on y procéda à des sacrifices humains. Le temple actuel, Vat Phou est d'origine khmère datant probablement de l'ère pré-angkorienne (Ve ou VIe siècle), mais achevé par Suryavarman II, le souverain du XIIe siècle qui bâtit le fameux Angkor Vat dans le nord du Cambodge. Il est construit sur des terrasses mégalithiques du premier millénaire avant notre ère.

Non loin de la frontière cambodgienne, le Mékong se divise en une multitude de chenaux et de cascades, formant des centaines d'îles. Les chutes de Khon Phapheng, à 160 km en aval de Paksé, sont les plus grandes sur ce tronçon de 13 km de puissants rapides il s'agit même des plus vastes chutes de tout le Sud-Est asiatique. On peut les admirer depuis un pavillon en bois sur la rive du fleuve: l'échafaudage en bambou sur la paroi est utilisé par les pêcheurs locaux, qui jouissent de la protection des esprits des cascades et ne risquent donc pas de tomber.

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