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Thaïlande - Phuket

THE SURIN ****

A PARTIR DE 1794 € TTC
Valable jusqu'au 12/11/2012
Séjour 7 nuits , p.déj.américain


Sur les pentes de la belle baie de Pansea, les bungalows du Surin offrent de leur charme rustique mêlé de raffinement, pour le plus doux des séjours sur cette île paradisiaque. ...

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THAILANDE
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Bangkok
Il faut bien reconnaître que Bangkok n'a plus rien à voir avec la «Venise des Tropiques» des années trente. C'est une mégapole moderne très industrialisée aux encombrements de voitures dantesques (toutefois allégés par l'ouverture, en 1999, du métro aérien Skytrain).

A sa fondation en 1557, Bangkok trouve ses racines sur les deux côtés du fleuve. En 1767, Ayutthaya est détruite par les ennemis héréditaires birmans. Le général Chakri, devenu Rama Premier en 1782, installera la capitale sur la rive gauche du fleuve, plus aisé à défendre. On voudra la faire aussi belle que l'ancienne capitale Ayutthaya, lui donnant le surnom de «Krung Thep», la Cité des Anges.

Pour abriter le Grand Palais ainsi que la chapelle royale qui devait recevoir le Bouddha d'émeraude ramené du Laos, Rama Premier fait aménager une île, Rattanakosin. On y installe le pouvoir politique et culturel. Le roi Chulalongkorn, Rama V (1868 à 1910) donne l'impulsion de la modernité à son pays après avoir visité l'Europe. Bangkok se construit, se développe. On lui offre ses Champs-Elysées: le Ratchadamnoen Klang. De larges avenues sont tracées, à l'européenne. Pour les nouveaux palais, on fait appel au talent des architectes italiens. Venus de Chine, les pousse-pousse envahissent les rues, avant les automobiles qui apparaissent en 1902.

Rama V, qui a voyagé en Europe, revient avec des idées nouvelles. Il choisit le quartier Dusit pour donner une touche occidentale à la capitale. Dans une architecture thaï moderne, le Wat Benchamabophit ou «temple de marbre» est édifié en 1899, à la demande de Rama V. On requiert pour la construction les conseils d'un architecte italien, Hercule Manfredi. Le bot (chapelle) et le cloître sont recouverts de marbre de Carrare. Autour du cloître, on peut voir 53 statues de Bouddha en bronze représentant les différentes périodes de l'art bouddhique.

Le Grand Palais et le Wat Phra Kaew se trouvent à l'intérieur d'une vaste enceinte aux murs crénelés. Plusieurs autres bâtiments ont été rajoutés au cours du temps, offrant ainsi un bel éclectisme en matière architecturale, du style thaï traditionnel au style victorien.

A l'entrée du Grand Palais, plusieurs édifices attirent le regard. On aperçoit un corps de bâtiment allongé dont la façade est de style néo-classique, coiffée d'un chedi (reliquaire). Il s'agit du Chakri Maha Prasat au centre duquel se trouve la salle du trône où le roi reçoit les ambassadeurs. Le Palais Intérieur était jadis un monde bien fermé, habité par des femmes. Sous Rama V, elles étaient 3000 à vivre ici en vase clos avec un seul homme: le roi. Servantes ou filles de la noblesse y apprenaient le raffinement en vogue à l'époque.

La cour d'honneur du palais est décorée par un jardin à la chinoise avec des ébéniers taillés. Le Dusit Maha Prasat présente un toit à quatre étages. Les dépouilles de la famille royale y sont déposées avant d'être incinérées. Parmi l'ensemble de bâtiments qui forment le Phra Maha Monthien, on reconnaît le Phra Thinang Phaisan Taksin, où se déroulent les cérémonies du couronnement.

Jouxtant le Grand Palais, le Wat Phra Kaew ou temple du Bouddha d'émeraude sert également de chapelle royale. Le roi y accomplit ses devoirs religieux. Le temple fut bâti en 1782 sur le modèle du temple royal du Grand Palais d'Ayutthaya. Incroyable profusion d'or, somptueuses mosaïques aux couleurs vives, le temple constitue toujours un choc pour l'étranger. Rien n'est trop beau pour cette statue de Bouddha, petite par la taille, mais grande par la légende. Haute de 66 cm, taillée dans un seul bloc de néphrite (et non d'émeraude), on lui attribue des pouvoirs particuliers. Le roi lui-même vient apporter trois fois par an des offrandes rituelles et des tuniques qui correspondent aux saisons.

A gauche du Grand Palais, pénétrez dans le Wat Pho, le plus ancien temple de Bangkok et le plus grand monastère de la Thaïlande. Pavillons et jardins clos s'étendent sur presque 8 ha. Les quartiers d'habitation des moines sont séparés des édifices religieux et du sanctuaire abritant un célèbre Bouddha. Rama III fit de ce temple un forum destiné à la transmission du savoir aux moines et au peuple tout entier. On dit que ce fut la première Université de Thaïlande. Des collections de plantes médicinales et de pierres provenant des différentes parties du royaume étaient présentées au public. Le savoir était transmis sur des peintures murales, traitant de la médecine, des sciences, de l'histoire, des techniques guerrières et aussi de la morale. On peut suivre au Wat Pho des cours de massage traditionnel thaïlandais et se faire soi-même masser par les nombreux praticiens. Le Wat Pho abrite la plus grande statue de Bouddha du pays, longue de 46 m et haute de 15 m, remplissant tout l'espace intérieur du sanctuaire. Couverte d'une épaisse couche d'or, la statue représente le Bouddha en «extinction complète», proche du Nirvana. La plante de ses pieds (15,5 m de long) est ornée d'incrustations de nacre représentant les 108 signes distinctifs du Bouddha. Les fresques murales de l'édifice sont superbes.

De l'autre côté du fleuve, sur la rive droite, vous apercevez le Wat Arun ou «temple de l'aube» dont la silhouette émerge le soir, dans le soleil couchant, pointant vers le ciel son prang (tour à spires) caractéristique de l'influence khmère, symbolisant le mont Meru.

En empruntant l'un des nombreux bateaux-taxi qui circulent sur le fleuve Chao Phraya, vous remontez le temps. Dépassant les vieilles maisons sur pilotis et les temples, la ville moderne se décline tout en hauteur, avec ses immeubles futuristes de verre et de béton. En aval du fleuve, le quartier chinois étend sa toile autour de Yaowarat Road, la rue des orfèvres et des épiceries fines. La moitié de la population de Bangkok est d'origine chinoise. Epousant des Thaïlandaises, les Chinois ont créé de véritables dynasties qui dominent les affaires du pays. Des colonisateurs intelligents!

Au Wat Traymit, admirez l'incroyable Bouddha en or massif de 3 m de haut! Au bout de la Yaowarat Road, on tombe dans le quartier de Nakorn Kasem surnommé autrefois le «marché aux voleurs». Il faut flâner dans la ruelle Sampheng Lane, jadis royaume des maisons closes et des fumeries d'opium où l'on venait «faire sortir le dragon».

Pour être vraiment dépaysé, rendez-vous au Week-end Market de Chatuchak Park. Et pour ne pas mourir idiot, faites un tour à Patpong I, Patpong II et dans le Soi Cowboy, les ruelles chaudes de la capitale. Des boîtes de nuit, des restaurants, des filles qui dansent sur une scène, en tenue légère. Rien de bien glorieux?

Excursions
A 60 km au nord de Bangkok, sur la rivière Chao Phya, on découvre le palais d'été de Bang Pa-In. Cet ensemble de pavillons et de jardins, où les rois Rama V et Rama VI venaient prendre leurs quartiers d'été, a été construit à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Le parc est superbe. On est frappé de trouver des statues néo-classiques et des pavillons tellement hétéroclites, mêlant le baroque italien au style victorien, reflet des voyages en Europe du roi Rama V. Il y a même un pavillon à la française. Posé au milieu d'un petit lac, un élégant palais très ciselé, réalisé en 1876, représente le fleuron de l'architecture classique thaïe. Un épisode tragique se déroula sur les lacs du palais Bang Pa-In. Lors d'une promenade en barque, l'une des épouses du roi Rama V, Sunanda Kumaritana et ses trois filles périrent noyées. On raconte que les domestiques n'osèrent pas les secourir car il n'étaient pas autorisés à toucher les membres de la famille royale.

Encore 20 km en amont de la Chao Phya, on rejoint Ayutthaya. Cette ancienne capitale du Siam, fondée en 1350 et détruite par les Birmans en 1767, présente les vestiges d'une rayonnante cité. Peuplée par un million d'habitants, elle était un peu le Paris de l'Asie aux XVIe et XVIIe siècles.

Ayutthaya est devenue un parc archéologique très bien entretenu. Le site est construit sur une île artificielle au confluent de trois rivières. Les ruines s'étendent sur 15 km2. Le Musée national de Chao Phraya présente tous les styles de l'art siamois. Vous pouvez faire le tour de l'île en bateau, pour découvrir les temples: on passe devant le sanctuaire Viharn Phra Mongkol Bopitr qui abrite le plus grand Bouddha de Thaïlande. Le temple royal Wat Sri Samphet était le plus important d'Ayutthaya. Le Wat Raj Burana est reconnaissable à son prang (tour à spirales de type khmer) qui a échappé aux destructions. A l'extérieur de l'île, arrêtez-vous devant le Wat Na Phra Meru. Un pavillon abrite un Bouddha en pierre, assis, considéré comme une oeuvre capitale.

Comme les éléphants, les marchés flottants authentiques ont disparu de Bangkok. Il faut aller dans la province de Ratchaburi sur un klong appelé Damnoen Saduak, un peu plus de 100 km au sud-ouest de la capitale. Tôt le matin, les paysannes en blouse bleue et en chapeau de paille conduisent à la pagaie leur pirogue surmontée de savantes pyramides de fruits: ananas, pastèques, bananes, papayes, goyaves, prunes de Java. On échange, on marchande, on se dit bonjour. C'est bientôt un enchevêtrement incroyable de barques. Un accrochage? «Maï pen raï»: «ça ne fait rien»! L'une des phrases préférées des Thaïlandais.

L'immense chedi qui domine la région de Nakhon Pathom, à 60 km à l'ouest de la capitale, serait le plus haut du monde: 127 m. Il fut construit dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à l'emplacement d'un ancien chedi millénaire. Certains historiens affirment que Nakhon Pathom aurait été la première ville de la Thaïlande et que le bouddhisme aurait pénétré dans le pays par ce port.

Immortalisé dans un grand classique du cinéma, Le Pont de la rivière Kwaï (tourné au Sri Lanka), le célèbre pont enjambe le fleuve Kwae Yai, dans la petite ville de Kanchanaburi, à 130 km à l'ouest de Bangkok. En 1942, les Japonais qui occupaient la Thaïlande voulaient conquérir toute l'Asie et les Indes britanniques. La ligne de chemin de fer devait leur permettre d'assurer le transport des hommes, de l'approvisionnement et des armes entre Non Pladuk en Thaïlande et la ville de Thanbyuzayat en Birmanie, soit 415 km. Les deux tiers du tronçon se trouvaient en Thaïlande: 61000 prisonniers alliés capturés en Malaisie et à Singapour ainsi que 270000 travailleurs asiatiques furent requis pour ces travaux forcés dans des conditions inhumaines. Le pont resta en service pendant 20 mois avant d'être bombardé par les Alliés, en 1945. Le bilan fut terrible: 12000 prisonniers alliés et plus de 10000 Asiatiques y laissèrent la vie. Dans la petite ville de Kanchanaburi, un cimetière militaire réunit les tombes de 6982 victimes.

Dans la province de Chonburi, au sud-est de Bangkok, les plages de Pattaya combleront les amateurs de sable blanc, de mer chaude, de fruits de mer et de discothèques. Modeste village de pêcheurs, Pattaya était devenue la base de «loisirs» des militaires américains pendant la guerre du Vietnam. Le premier hôtel n'ouvrit qu'en 1965. Pattaya est aujourd'hui une station balnéaire mythique: la star de la Riviera siamoise. Les passionnés de plongée peuvent rejoindre en bateau plusieurs îles serties dans les coraux: Koh Sak, Koh Khrok, Koh Lin et Koh Paï. A 15 km à l'ouest de Pattaya Beach, visitez le Kraal des éléphants, centre de dressage qui propose des parades spectaculaires.

Le Sud
Il fait bon vivre en Thaïlande du Sud, tellement privilégiée par la nature. Le niveau de vie est d'ailleurs le plus élevé du pays. Les Thaïlandais sont nombreux à avoir émigré dans les 14 provinces du Sud qui génèrent les plus importantes exportations du pays: noix de coco, étain et caoutchouc. Plus on s'approche de la Malaysia, plus la différence s'accentue. Les plantations d'hévéas supplantent les rizières, on parle le malais comme le thaï, les dômes des mosquées émergent du paysage.

Avec 2000 km de côtes, la Thaïlande péninsulaire déroule son tapis de cocotiers, d'hévéas et de sable blanc, piqué de chapelets d'îles dans la mer d'Andaman à l'ouest et dans le golfe de Thaïlande à l'est.

Hua Hin
Hua Hin, dans le golfe de Thaïlande, est la plus ancienne station balnéaire du pays, découverte en 1910 alors que le prince Chakrabongse (frère de Rama VI) entraînait des hôtes de marque à venir chasser le long de la côte. Il y fit construire un luxueux bungalow et lança la mode. La cour tout entière y installa ses quartiers d'été. A partir des années vingt, un petit train amenait les vacanciers de la bonne société. Rama VII y fit édifier le palais Klaï Klangwan, le «Sans Souci» de la Thaïlande. Il se trouvait justement dans cette résidence quand il apprit l'abolition de la monarchie, en 1932. On retrouve encore un peu de la nostalgie de l'époque dans l'architecture victorienne de l'hôtel Railway, récemment restauré.

La plage s'étire en beauté sur 5 km. Moins touristique que Phuket ou Pattaya, on peut y rencontrer des Thaïlandais en vacances, ce qui est rare. La station de Hua Hin est également réputée pour son parcours de golf de 18 trous qui domine la mer.

Le nom de cette île qui signifie «tête de pierre» provient d'un rocher qui semble garder la baie. Depuis le sommet de la colline Takiap, le point de vue est superbe. Profitez du marché Chatchaï dans le centre-ville pour goûter les spécialités locales: les ananas. Quant aux amateurs de fruits de mer, ils seront comblés.

Au nord de Hua Hin, la station de Cha-Am, née dans les années 1960, possède aussi une belle plage. Sur le chemin des plages paradisiaques, la ville de Surat Thani est la première ville où l'esprit du Sud se fait bien sentir. Elle tire ses principales ressources du caoutchouc et de la noix de coco.

Koh Samui
Après avoir fait rêver des générations de grands voyageurs dans les années 1970, l'île de Koh Samui est devenue l'un des hauts lieux touristiques de la Thaïlande, surtout depuis la construction de l'aéroport et l'organisation de liaisons régulières de ferry-boats depuis quatre embarcadères situés sur la côte.

A une trentaine de kilomètres au large de la ville de Surat Thani, l'île de Koh Samui est la troisième île de Thaïlande, longue de 25 km. La culture de la noix de coco est la principale ressource des 35000 habitants dont la majorité est d'origine chinoise et malaise. Ce sont d'abord les Chinois qui se sont installés, il y a 200 ans. Les premiers habitants étaient des pêcheurs et des cultivateurs. Vous verrez sur l'île de superbes maisons anciennes tout en teck.

Entourée de 80 îlots, l'île est assez grande (250 km2) et assez éloignée des côtes pour permettre à chacun de se sentir loin de tout.

Le débarcadère se trouve dans la petite ville de Na Thon qu'il convient de quitter très vite pour s'établir dans un coin tranquille sous les palmiers, devant le sable blanc. Les plages de Chaweng et de Lamai, à l'est de l'île, sont les plus fréquentées. On peut tout de même trouver des morceaux de plage presque déserts. Depuis le débarcadère, empruntez la route qui fait le tour de l'île pour choisir la plage de vos rêves.

Ban Tai est la première belle plage que l'on rencontre au nord du débarcadère de Na Thon. La baie de Bang Baw est assez peu fréquentée en raison des rochers qui affleurent à marée basse. Une bonne adresse. Un peu plus loin à l'est, Mae Nam Beach est un endroit reposant, encore assez peu développé touristiquement.

Par la plage de Bo Phut, vous pouvez rejoindre à pied le petit village de Bo Phut, très pittoresque avec ses maisons en bois et ses bateaux colorés. C'est l'un des plus vieux villages de l'île.

Ceux qui ont découvert la plage de Chaweng, il y a une vingtaine d'années, en parlent encore avec émotion. C'était vraiment un paradis de sable blanc avec simplement quelques bungalows. La forme de la plage est restée la même, elle s'étire en longueur sur des kilomètres, juste en face de la petite île de Mat Lang. Mais l'environnement a bien changé, comme la clientèle.

Dans la journée, il est possible de faire une excursion dans le Parc Marin National d'Ang Thong, archipel de 40 îles, au nord-ouest de Koh Samui. On retrouve les mêmes formations calcaires que dans la baie d'Ao Phang Nga. Alternative: aller se rafraîchir près des chutes d'eau de Hin Lat et de Na Muang, vers la côte est.

Les habitants de Koh Samui s'enflamment pour les combats de buffles. Ceux-ci s'affrontent à coups de cornes, à l'intérieur d'une enceinte en bambou, sous les cocotiers, dans la campagne. La joute va rarement jusqu'à la mort: le perdant est celui qui fuit.

Koh Pha Ngan
A 14 km au nord de Koh Samui, l'île de Koh Pha Ngan (190 km2) offre des coins sauvages pour ceux qui estiment sa voisine trop fréquentée par les touristes. Les routes sont plutôt des pistes, certaines plages presque désertes. Vous avez le choix entre Hat Rin Nok au sud-est, Ao Ta Pan Yal et Hat Khuat, à l'est.

Nakhon Si Thammarat
La ville affiche fièrement ses origines: elle appartenait à la civilisation de Srivijaya qui remonte au VIIe siècle. Le Sud était alors sous l'influence de Sumatra. La province ne fut intégrée au Siam qu'à la fondation de Bangkok. Le théâtre d'ombres et le théâtre dansé classique (lakhon) se seraient fait connaître ici. Les marionnettes traditionnelles en peau de buffle et les masques de danse y sont encore fabriqués.

Le Wat Mahathat est l'un des plus vieux temples de Thaïlande et le plus grand du Sud du pays. Son chedi haut de 77 m est recouvert dans sa partie supérieure de 270 kg d'or. Un musée présente des objets religieux de l'époque Dvaravati et Srivijaya. Il y a également un temple brahmane possédant une intéressante statue de Shiva. La ville est réputée pour la fabrication et la vente de nielles, technique de bijouterie chinoise mêlant l'argent et un alliage spécial.

Ao Phang Nga
A Phang Nga, louez un bateau depuis l'embarcadère de Tha Don pour faire le tour de la baie de Ao Phang Nga qui présente les mêmes paysages grandioses qu'à Yangshuo, en Chine du Sud ou au Vietnam, dans la fameuse baie d'Ha-long. Ces massifs calcaires émergeant des eaux bleutées et pointant leurs cimes peuvent atteindre 300 m.

Ils forment une quarantaine d'îles et d'îlots, recouverts de végétation, parfois creusés de grottes profondes. De très beaux oiseaux ont le bon goût de fréquenter ces lieux magnifiques, comme les martins-pêcheurs et les aigrettes.

Dans la baie d'Ao Phang Nga, on aperçoit, de loin, le dôme de la mosquée de Koh Panyi, seule île thaïlandaise à être entièrement musulmane. Ce sont des pêcheurs venant de Malaisie qui s'y sont installés, il y a plus de cent ans. Les habitants de cette petite île vivent dans des maisons construites sur pilotis. L'école est faite sur des planches. Le professeur vous expliquera qu'en raison du mauvais état du bois, les cours de boxe thaïe sont suspendus. Le village qui vit du tourisme, de la vente de coquillages et de l'élevage de poissons, est désormais à l'étroit. On a décidé de construire des pilotis en béton pour soutenir les nouvelles maisons.

Ne manquez pas la visite de la grotte marine de Tham Lawt et des îles de Koh Phing Kan, Koh Khao Tapu, Koh Maju, Tham Naga. Vous passerez à côté du fameux îlot de Koh Phing Kan qui servit de décor aux aventures de James Bond dans le film L'homme au pistolet d'or.

Krabi
Krabi est le nom d'une province et d'une ville côtière, 95 km au sud de Phang Nga. Les plages des environs, dominées par des falaises abruptes, ne manquent pas de charme. On y trouve des étendues de coquillages fossiles vieux de 60 millions d'années, des plantations d'hévéas, des mangroves, sol vaseux où croissent des palétuviers. Sans oublier le Parc National de Khao Phanom Bancha et 80 îles côtières.

Les plages de Krabi sont vraiment idylliques. Hat Nang se niche dans une baie. Celles qui s'étendent de part et d'autre du cap Phra Nang sont très spectaculaires. Hat Re Lai est entourée de rochers monumentaux et prolongée par un récif de corail.

Aux alentours de Krabi les montagnes calcaires sont creusées de superbes grottes. Visitez le Wat Tham Sua, un célèbre monastère avec des sanctuaires édifiés dans des grottes. Vous pouvez aussi, en bateau, accéder aux grottes connues sous le nom de Tham Lot et Tham Phi. Dominant la plage de Tham Phra Nang, à l'ouest du cap Phra Nang, la «grotte de la princesse» est dédiée à une légendaire jeune femme. Les pêcheurs y déposent des offrandes avant de partir en mer.

Phuket
C'est en raison de sa forme qu'on appelle l'île de Phuket la perle de l'océan Indien. Ce bijou fait partie d'un archipel éparpillé sur une centaine de kilomètres dans la baie de Phang Nga.

Reliée à la péninsule par le pont Sarrasin, Phuket est la plus grande île du pays avec 550 km2. Ses richesses naturelles, les mines d'étain, attirèrent les Chinois et les Indiens avant les Hollandais. Introduit dans les années 1900, l'hévéa fit la richesse de l'île au moment où l'industrie du caoutchouc commençait à se développer. Noix de coco, riz et pêche assurent à ses habitants le revenu le plus élevé de tout le pays.

Construite vers 1850, Phuket-ville (50000 habitants) est assez élégante avec ses maisons coloniales sino-portugaises et ses boutiques. Il faut aller respirer les odeurs épicées du marché de Rasada Road. Consacré à Guan Yin, déesse du pardon, le temple Put Jam est le plus vieux et le plus grand temple de l'île. Si une trentaine de mosquées pointent leur dôme au milieu des cocotiers, les habitants de l'île sont bouddhistes à 60%.

D'origine controversée les gitans de la mer, les Chao Ley vivent dans des cabanes en bordure de plage.

Sur l'île, on peut se déplacer en samlor (cyclo-pousse à trois roues), en tuk-tuk (moto-pousse à trois roues), ou en autobus (station: au marché sur la Ranong Road). Si vous êtes rassasié de soleil et de mer bleue, aventurez-vous à l'intérieur de l'île. A 6 km au sud, le Wat Chalong abrite deux belles statues de bronze. Très pittoresque, le Wat Phra Thong, sur la route de l'aéroport, présente un Bouddha à moitié enterré qui serait en or. Partez à la découverte du Parc National du Khao Phra Thaeo, ou observez la récolte du caoutchouc dans les plantations d'hévéa.

Sans oublier les plages. De vrais bijoux! Phuket n'a rien d'ordinaire. Chaque crique a son caractère, chaque baie son cachet. Les plages les plus belles se trouvent sur la côte ouest. Attention: les vagues et les courants peuvent être très dangereux pendant les moussons. Au nord-ouest, sur fond de cocotiers, la Surin Beach est encore assez tranquille avec peu de constructions. Ce qui n'est pas le cas de Patong colonisée par les bars, restaurants et discothèques. Karon Beach s'étend en longueur et en langueur. Elle offre son désert de sable blanc à ceux qui recherchent la solitude. En faisant le tour de l'île, on jettera un fil sur la belle Kata Beach et la Kata Noi Beach, délicieusement incurvée.

Koh Phi Phi
A environ deux heures de bateau de Krabi (et de Phuket) les îles de Koh Phi Phi sont très dépaysantes. Accostant sur l'île de Koh Phi Phi Don, la plus grande des deux, vous trouverez tout les ingrédients du rêve: la mer turquoise et transparente, les palmiers, le sable blanc, les petites criques, les îles, les coraux, les fonds sous-marins, les bons restaurants, les bungalows donnant sur la plage. Les îles de Koh Phi Phi sont d'ailleurs classées parc national. On débarque en général sur le petit port de Ton Sai.

Il faut absolument prendre un bateau pour visiter l'île de Koh Phi Phi Lay et ses impressionnantes falaises de calcaire, hautes de plusieurs centaines de mètres! Vous vous arrêterez devant les «Grottes des Vikings» où les gitans de la mer vont cueillir les célèbres nids d'hirondelles, juchés sur des échafaudages en bambous qui peuvent atteindre 100 m. La saveur de ces nids est très appréciée par les Chinois, depuis le XVIIe siècle. On les trouve sur la carte de quelques restaurants de Bangkok. Ce sont des nids de salanganes appelées not kin lom qui ressemblent à des martinets et qui nichent dans les grottes de la côte sud-ouest. Ces oiseaux peuvent s'orienter dans l'obscurité grâce à des émissions sonores d'une fréquence de 20 Hz dont l'écho est renvoyé par les parois des grottes. Les nids blancs, entièrement faits de salive sont les plus prisés. La récolte se déroule entre février et juillet, lors de la période de couvaison. La Thaïlande est le plus grand producteur de nids d'hirondelles.

Un peu plus loin, on découvre la merveilleuse baie de Maya entourée de falaises boisées. L'eau est verte et transparente. Les fonds sont superbes. Par bonheur, il est interdit de construire sur Phi Phi Lay.

Vers le Nord
700 km séparent la capitale trépidante de la tranquille Chiang Mai, la «Rose du Nord», au pied des montagnes. On traverse l'immense plaine de Ménam, le grenier à riz de la Thaïlande. Les rizières s'étendent à perte de vue, ponctuées par les silhouettes des femmes courbées qui piquent et repiquent, le visage caché par un chapeau de paille. Première étape historique: Ayutthaya (voir p. 10).

Plus au nord, voici la ville de Phitsanulok fréquentée par les nombreux pèlerins qui viennent au vénérable temple de Wat Phra Si. Ce dernier abrite l'une des statues les plus vénérées du pays, après le Bouddha d'émeraude du Wat Phra Kaew de Bangkok. La statue en bronze date de l'époque Sukhothaï.

Vous atteindrez ensuite la ville historique de Sukhothaï, cité du bonheur. Ravie à l'Empire khmer, Sukhothaï fut proclamée première capitale indépendante du Siam, en 1238. Jusque là soumise aux influences khmères et indiennes, la civilisation thaïe va s'affirmer sous le règne de Rama Khamhaeng (1277-1317). Une véritable renaissance artistique va s'opérer avec l'émergence d'un art spécifiquement thaï et l'affirmation de la statuaire monumentale. L'âge d'or de cette renaissance s'épanouira à partir de 1350. Les architectes vont innover avec des constructions en briques sur des fondations faites de piliers et l'utilisation du stuc. On observe un formidable engouement pour la décoration des bouddhas.

Le site fut classé Parc National Historique et restauré grâce à l'aide de l'UNESCO. A l'intérieur de la cité, visitez le Wat Mahathat, le temple principal. Autrefois entouré de douves, il présente au centre un imposant chedi entouré de quatre tours de style khmer. Comment oublier le fameux Bouddha assis du Wat Sra Si et les colonnes hiératiques qui se reflètent dans un étang tapissé de lotus géants?

A l'extérieur de la cité, le Wat Si Chum, au nord-ouest, est très impressionnant. Sa tour reliquaire abrite un Bouddha assis en briques et en stuc de 14,7 m de haut. Un escalier dissimulé dans l'épaisseur du mur conduit au sommet de l'édifice. Il était autrefois possible d'accéder à un espace derrière la tête de la statue d'où, paraît-il, le souverain se serait adressé aux fidèles, en faisant croire que c'était la voix de Bouddha. La voûte de l'escalier est recouverte de dalles gravées illustrant des épisodes des Jataka, récits des vies antérieures de Bouddha.

En quittant Sukhothaï en direction du nord, la végétation tropicale devient exubérante. La route serpente entre les plantations d'hévéa, les bananiers et les frangipaniers. La région de Tak, montagneuse et boisée, est riche en gibier. La ville de Tak était jadis un centre fluvial prospère où transitaient les marchandises allant de Chiang Mai à Bangkok.

Paisible bourgade un peu assoupie, Lamphun est l'ancienne capitale du royaume Môn d'Haripunchai. La ville aurait été fondée par la reine Chamadevi qui tentait d'échapper aux troupes khmères. Donnant sur la rivière Kwaï, le Wat Phra That Haripunchai fut construit en 1044 sur l'emplacement d'un ancien palais en bois. Haut de 50 m, un chedi dans le style de Lan Na datant de 1467 est recouvert de plaques de cuivre.

Chiang Mai
Cette petite cité de province aux jolies maisons en teck, aux remparts et aux douves anciennes, est devenue une ville moderne de 200000 habitants. Jusqu'en 1920, on ne pouvait y accéder que par la rivière ou à dos d'éléphant. Longtemps protégée du monde, la ville a conservé son cachet. Il y a profusion de temples décorés, avec des ornements dorés comme on en trouve en Birmanie, ou en teck. On vante la gentillesse de ses habitants. L'artisanat est plus vivace qu'ailleurs: laques, tissages, ombrelles en papier. L'environnement de montagnes envoûte toujours les voyageurs les plus exigeants.

La ville de Chiang Mai fut fondée en 1296 par le roi Men Rai, qui régnait alors dans le Nord, autour de Chiang Rai et qui décida d'étendre son royaume. La nouvelle cité allait devenir le centre religieux et culturel du royaume de Lan Na. Cent mille hommes participèrent à la construction de la ville fortifiée, en forme de quadrilatère. La capitale connut son âge d'or sous le règne de Tilokaraja (1442 à 1487). Les douves et les remparts la protégèrent des ennemis Môn et Khmer. Elle accueillit, en 1445, le 8e concile bouddhique. Les guerres entre les Siamois et les ennemis héréditaires birmans allaient précipiter la fin de Chiang Mai qui, en 1588, fut prise par le roi de Pegu (Birmanie). Le royaume de Lan Na allait en grande partie rester sous la domination birmane pendant deux siècles. Il fallut attendre 1775 pour que le roi de Thonburi, Taskin, reprenne la ville. En 1939, Chiang Mai fut intégrée complètement à la Thaïlande.

Le Wat Chiang Man est le plus vieux temple de la ville, habité par le roi Mengrai pendant l'édification de la cité. Deux statues de Bouddha y sont conservées avec une vénération particulière. La première, en cristal, aurait été apportée par Mengrai depuis Lamphun où elle serait restée pendant 600 ans. Chaque année, le 1er avril, elle est portée dans les rues de la ville. L'autre sculpture est un bas-relief en pierre qui serait venu d'Inde, au VIIIe siècle.

Beaucoup considèrent le Wat Phra Singh comme le temple le plus important de la ville. Il est constitué d'un ensemble de constructions dont une bibliothèque aux superbes décorations. Un sanctuaire abrite une statue de Bouddha, originaire du Sri Lanka et qui serait âgée de plus de 1500 ans. Non loin du Wat Phra Singh, on aperçoit un imposant chedi dont la base s'affaisse. En 1545, un tremblement de terre ébranla les fondations de Chiang Mai, renversant la pagode vieille de 500 ans du Wat Chedi Louang. Le chedi ne fut jamais réparé. Le célèbre Bouddha d'émeraude fut conservé dans cette pagode pendant 84 ans. La légende rapporte que le roi Mengrai fut frappé par la foudre tout à côté de ce wat. Si ce dernier s'effondrait, le malheur s'abattrait sur la ville. A l'extérieur des murs d'enceinte, le Wat Jet Yod possède un chedi de forme carrée à sept spires.

On peut remplir ses valises en allant au marché de nuit, (Night Bazaar) ouvert entre 18h et 23h et situé sur la Chang Klan Road, tout à côté du Novotel. On y trouve de tout, à tous les prix: bijoux en argent, objets en bois sculpté, ombrelles, vêtements, montres, cravates en soie? Ou refaire sa garde-robe au Warorot Market spécialisé dans les tissus en tous genres, entre Witchayanon Road et Chang Moi Road.

Excursions
Au sommet d'une colline située à 11 km à l'ouest de la ville, le Wat Phra That Doi Suthep, dont le chedi domine la région à plus de 1000 m d'altitude, est l'objet de pèlerinages. Certains racontent qu'il fut construit précisément à cet emplacement parce qu'un éléphant blanc, chargé de déterminer un endroit faste pour qu'on y dépose un cheveu de Bouddha, sembla s'y établir et y mourut. Quatre parasols en cuivre doré entourent le chedi. Le point de vue est superbe.

Chiang Mai est également la capitale de l'artisanat. Les ateliers et les boutiques sont établis pour la plupart sur la route qui mène à San Kamphaeng, à l'est de la ville. A Ban Muang Kung, on fabrique des jarres de terre que les paysans utilisent comme réserves d'eau. On peut acheter des ombrelles à Baw Sang, à 9 km à l'est. Leur fabrication est un travail d'équipe. Les armatures sont en bois et les baleines en bambou. On y tend du coton, de la soie et du papier brun fabriqué avec l'écorce des mûriers.

Le travail de la soie et la fabrication de tissus se conjuguent avec raffinement à San Kamphaeng, à 13 km de Chiang Mai. On pourra visiter une magnanerie, endroit où est pratiqué l'élevage de vers à soie. C'est la chenille du bombyx du mûrier qui produit la soie. Environ 500 oeufs sont pondus avant la saison des pluies. Il en sortira des chenilles poilues, les vers à soie qui se nourrissent seulement de feuilles de mûrier. C'est à partir de leur bave filamenteuse qui forme un cocon protecteur que l'on tire la soie. Chaque cocon donnera 600 m de fil.

En pleine forêt, au nord de Chiang Mai, vous assisterez à l'entraînement des éléphants au camp de Chiang Dao, en bordure de la rivière Ping. On y prépare les jeunes éléphants au travail forestier.

Pour rejoindre la ville de Chiang Rai, on peut se rendre d'abord à la ville de Fang, puis au village de Thaton, situé au bord de la rivière Kok. Et emprunter ensuite un hang yao (pirogue à longue queue) pour atteindre Chiang Rai, en 5 ou 6 heures. En chemin, arrêtez-vous dans différents villages habités par des minorités ethniques, comme celui de Lahu de Mae Salak ou de Karen de Ban Ruammit, annoncé par des éléphants qui batifolent dans la rivière.

Chiang Rai
Chiang Rai est une petite ville provinciale nichée dans les montagnes où vivent plusieurs tribus venant notamment du Myanmar (la Birmanie). Les terrains en pente permettaient la culture du pavot, qu'elles consommaient et vendaient pour vivre. Encore récemment, la ville de Chiang Rai était le grand centre de négoce du pavot, au coeur du Triangle d'Or, région située dans le triangle formé à la frontière de la Thaïlande, du Myanmar et du Laos. Le pavot est désormais illégal. Les minorités ethniques tâchent de survivre avec les cultures de substitution que le gouvernement leur propose.

Chiang Rai fut fondée par le roi Mengrai au XIIIe siècle avant que ce dernier ne lui préfère Chiang Mai. La ville a prospéré grâce au tourisme. A visiter: le Wat Phra Keo dont le chedi aurait abrité le célèbre Bouddha d'émeraude qui se trouve à Bangkok. Chiang Rai est le point de départ de trekkings dans les montagnes.

On peut rejoindre le bourg de Chiang Saen, situé au bord du Mékong. Des ruines dateraient la ville du Xe siècle. En 1328, un petit-fils de Mengrai fit construire une nouvelle cité incorporée au royaume de Lan Na. Les Birmans l'envahirent ensuite, utilisant Chiang Saen comme base de leurs attaques contre les Thaïs. Plus tard, Rama Ier fit raser la ville pour que les Birmans ne s'en emparent pas. Les terrasses surplombant le Mékong sont agréables. On peut, en pirogue, pousser jusqu'à Chiang-Khong, poste frontalier avec le Laos, ou rejoindre Mae Sai, à la frontière avec le Myanmar. Le marché pittoresque est animé par des Birmans qui n'ont qu'à traverser le pont pour venir sur le territoire thaïlandais. La frontière s'ouvre de temps en temps. Il est alors possible de se rendre au Myanmar de l'autre côté du pont, dans la ville de Tachilek.

La route qui relie Chiang Mai à Mae Hong Son (274 km) serpente au milieu des montagnes: pics calcaires accidentés recouverts par la jungle, villages nichés dans les falaises. En chemin, arrêtez-vous dans le tranquille village de Pai. La région entre Pai et Mae Hong Son est encore plus magique. Il est difficile de croire que l'on n'est pas en train de rêver. Les routes sont parfois des pistes qui épousent les formes des montagnes. Et personne à l'horizon à l'exception des paysans lisu en tenue colorée verte, rouge, jaune et violette, cultivant des tomates.

Mae Hong Son
La ville de Mae Hong Son, habitée en majorité par le peuple shan venu du nord de la Birmanie, est paisible et élégante. Fondée en 1874 par le roi de Chiang Mai, la ville demeura complètement isolée du reste du pays jusqu'en 1965, lorsque une route fut enfin construite.

La présence d'un lac peuplé de canards et d'oies (pas vraiment apprivoisées!) rend la petite ville bien sympathique. La proximité du Myanmar se marque dans l'architecture des Wat Chong Klan et Chong Kam dont les pointes, émergeant d'une cocoteraie, se reflètent dans le lac. Vous y admirerez une belle collection de statues en bois polychrome et une statue de Bouddha assis haute de 5 m. Dans le Wat Hua Wiang, on peut voir un bouddha assis en bronze, inspiré d'une statue de Mandalay au Myanmar. Le Wat Phra Non présente également des Bouddhas inspirés du style birman.

Pour découvrir la ville et la région, il faut monter dans les hauteurs du Wat Phra That Doi Kong Mu qui culmine à 424 m. Le Myanmar est à quelques kilomètres.

La ville de Mae Hong Son est construite le long de deux rues qui se croisent: Klumlumprapas Road et Singhanat Bamrung Road. Si on trouve plusieurs banques à Mae Hong Son, des magasins très modernes et très bien approvisionnés et des véhicules 4x4 rutilants chargeant des provisions, c'est parce que Mae Hong Son est le point de ravitaillement des trafiquants en tout genre: pierres précieuses, drogue, teck.

En avril, la fête de Poi Sang Long, qui dure 3 jours, est célébrée dans toute la ville et dans les villages des alentours. A cette occasion les enfants destinés à devenir moines commencent leur noviciat. Habillés comme des princes, ils sont portés sur les épaules des membres de la famille et promenés dans toute la ville avant de rejoindre le monastère pour y passer quelques semaines ou toute leur vie s'ils le veulent.

Depuis Mae Hong Son, on peut aller visiter, à la frontière avec le Myanmar, un village habité par quelques familles padaung qui appartiennent au groupe des Karen. Les femmes padaung sont appelées «femmes-girafes» en raison des anneaux (souvent en laiton) qu'elles sont fières de porter autour du cou et des jambes. Une femme peut porter jusqu'à 25 anneaux (soit un poids moyen de 4 kg). Contrairement à l'idée reçue, les anneaux n'étirent pas le cou, mais atrophient plutôt les muscles des épaules. Leur village, quelques huttes en bambou, est construit en pleine jungle. Comme beaucoup d'autres ethnies qui habitaient au Myanmar, les Padaung ont été contraints de franchir la frontière pour échapper aux exactions des soldats birmans. Ils sont maintenant bien intégrés.

Il faut parfois payer pour entrer au village et y faire des photos, ce qui choque de nombreux Européens, qui qualifient le village de zoo. Pourtant une partie de l'argent est reversée aux Padaung eux-mêmes. Ces femmes ont l'air heureuses, menant une existence tranquille à l'abri du besoin, ce qui n'est pas le cas de la majorité des tribus qui vivent dans le Nord de la Thaïlande.

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