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REPUBLIQUE TCHEQUE
Prague |
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La Nouvelle Ville (Nové Mesto) ![]() Ce secteur est le quartier le plus animé de la capitale. Conçu au XIVe siècle, il fut entièrement rénové aux XIXe et XXe siècles. La verdoyante place Venceslas (Václavské nam.) est à Prague ce que les Champs-Elysées sont à Paris, le c ur commercial et bancaire de la cité. Au sud-est de la place, la statue équestre en bronze de saint Venceslas est entourée de celles des quatre autres saints de Bohême. Derrière s'élève le Musée national, de style néo-Renaissance. L'histoire du pays y est illustrée par des bustes et des statues de ses grands hommes et l'on trouve d'intéressantes collections de minéraux, objets préhistoriques, zoologie et paléontologie. Du côté nord de la place, le fameux Hôtel Evropa est un véritable monument à l'Art Nouveau, avec sa façade aux lettres dorées et aux motifs floraux, ses mosaïques et ses balcons en fer forgé. Le café du rez-de-chaussée vous plonge dans l'atmosphère insouciante du début du XXe siècle. Jetez un il à la salle de restaurant pour découvrir les splendeurs du style Art Nouveau: rampes d'escalier en fer forgé, acajou, vitraux, cariatides en bronze doré Descendant la place Venceslas et prenant sur la gauche la rue 28.ríjna, on atteint la place Jungmannovo. Erigée en 1347, l'église Notre-Dame-des-Neiges fut «baroquisée» au XVIIIe siècle. Le maître-autel est le plus important de tout Prague. Les jardins, qui bordent un ancien couvent franciscain, sont une véritable oasis de quiétude et de méditation. Na Prikope est une avenue bordée de banques qui relie la partie nord de la place Venceslas à la place de la République. Environ à mi-chemin, tournez à droite dans la rue Panska, où le palais Kaunicky abrite désormais le Musée Mucha, qui présente plus de 80 uvres du peintre et décorateur Art Nouveau Alfons Mucha, né en Moravie en 1860. La Maison municipale (Obneci dum), sur la place de la République, est un superbe édifice construit dans le plus pur style Art Nouveau. Ce beau monument aux allures de grand paquebot moderne a été entièrement restauré. Il fut édifié au début du XXe siècle comme maison de la culture, à l'emplacement de l'ancien Palais royal. Des sculpteurs très en vue, comme Alfons Mucha ou Max Svabinsky ont participé à sa construction. Le fronton en arc de cercle présente une mosaïque d'une rare finesse, l'Hommage à Prague. Un petit escalier en pierre conduit au sommet de la tour poudrière, d'où la vue s'étend sur toute la Vieille Ville. La tour servait de dépôt de poudre au XVIIIe siècle. Il faut passer en dessous pour pénétrer dans la Vieille Ville. La Vieille Ville (Staré Mesto) Notre-Dame-de-Tyn a bien résisté aux outrages du temps. Hautes de 80 m, ses tours jumelles hérissées de flèches datent des XVe XVIe siècles. L'intérieur recèle des uvres d'art baroques. Devant le maître-autel, une dalle funéraire porte un relief à la gloire de Tycho Brahé, l'astronome danois qui travailla à la cour de Rodolphe II. Tout à côté de l'église, partant vers le sud-est, la rue Zelezná compte deux hauts lieux de la culture tchèque. Le Carolinum, fondé en 1348 par Charles IV, est à présent le siège de l'Université Charles. L'institution devint après la mort de Jean Hus (1415), qui en avait été le recteur le foyer du mouvement hussite; plus tard, elle passa aux mains des jésuites. Quant au Théâtre des Etats, à la façade néo-classique, il fournit un cadre historique à des manifestations exceptionnelles. C'est là que la première de Don Giovanni eut lieu, en 1787, sous la direction de Mozart lui-même. Revenez sur la place pour voir l'Hôtel de Ville de la Vieille Ville. Fondé en 1338, il fut au fil des siècles constamment adapté à la croissance de Prague, tant en taille qu'en importance. Attraction majeure de l'édifice, son horloge astronomique, dont les personnages s'animent toutes les heures. Les apôtres et le Christ apparaissent, puis disparaissent. Quand le gong retentit, la Mort brandit sa faux, sonne le glas et renverse le sablier du temps. C'est au tour de l'avare de montrer sa bourse et du vaniteux de se voir dans le miroir. Un prince turc hoche la tête pour indiquer qu'il ne veut pas encore abandonner le combat, une allusion à l'invasion turque aux XVIe XVIIe siècles. Puis le coq bat des ailes et se met à chanter. Au nord-ouest de la place de la Vieille Ville se dresse la cathédrale St-Nicolas, avec un intérieur d'une rare finesse et une fresque sublime sous la coupole. De l'angle nord de la place part l'élégante avenue de Paris (Par¾zská), qui traverse le quartier du Josefov pour descendre jusqu'au fleuve. Elle est bordée d'immeubles cossus du début du XXe siècle qui ont remplacé les petites maisons de l'ancien ghetto juif, rasé en 1892. Les synagogues Maisel, Pinkas et Klaus forment le Musée juif, créé en 1906. En 1942, les nazis y rassemblèrent les objets d'art et de culte juifs laissés par les 153 communautés juives des pays tchèques, décimées par les déportations. Le musée devint propriété d'Etat sous les communistes et la communauté juive ne récupéra ses biens qu'en 1994. Aujourd'hui, le musée possède l'une des plus vastes collections d'art juif, comprenant plus de 40'000 objets et 10'000 ouvrages. Au coin des rues Kaprová et Maislova, une plaque commémorative et un buste signalent la maison où Kafka naquit en 1883. (L'auteur du Procès fut inhumé au Nouveau cimetière juif.) Le billet d'entrée au Musée juif donne aussi accès à l'Ancien cimetière juif et à l'Ancienne-Nouvelle synagogue. La visite de l'Ancien cimetière juif vous laissera une impression profonde, inoubliable. Là, des sureaux nonchalamment inclinés ombragent quelque 12'000 stèles funéraires, dressées ou couchées dans un enchevêtrement indescriptible, et dont la plus vieille remonte à 1439. A l'est du cimetière, l'Ancienne-Nouvelle synagogue (XIIIe siècle), aujourd'hui la plus vieille d'Europe, est toujours en activité. Juste à côté, l'Hôtel de Ville juif, rose foncé, est de style baroque. Il présente, au-dessous de l'horloge, un second cadran, garni de chiffre hébraïques. L'hébreu se lisant de droite à gauche, les aiguilles tournent à l'envers! Etroite mais animée, la rue Karlova part de la place de la Vieille Ville pour gagner le fleuve et le pont Charles. Un détour s'impose par la rue Husova pour admirer son architecture intéressante et ses fresques; une taverne très populaire occupe le no 17. Le pont Charles, construit sous Charles IV, date du XIVe siècle. Gothique à l'origine, il reçut ultérieurement l'ornementation baroque qui en fait une uvre d'art à part. En flânant sur cet ouvrage, vous admirerez ses trente statues quinze de chaque côté et le bronze dédié à saint Jean Népomucène. Ce dernier, pour avoir eu le malheur de prendre parti pour son archevêque, qu'un différend opposait à Venceslas IV, fut noyé ici sur ordre du roi. Le «Petit côté» (Malá Strana) Le tracé des rues du Malá Strana remonte au milieu du XIIIe siècle. Si les constructions primitives ont presque toutes disparu en raison d'incendies répétés, elles furent peu à peu remplacées par des bâtiments Renaissance ou baroques. Une porte du XIIe siècle garde la tête du pont Charles, à l'ouest. C'est de là que part la rue Mostecká, étroite voie commerçante que bordent de jolies maisons baroques. La rue Lázenská, à gauche, mène à Notre-Dame-sous-la-Chaîne, ancienne basilique du XIIe siècle qui appartint aux chevaliers de Malte. Sous le pont, la petite île de Kampa est fort romantique. Sur la rue Karmelitská se dresse l'église de Notre-Dame-de-la-Victoire. Elle abrite une statuette de cire de l'Enfant Jésus de Prague, ramenée d'Espagne il y a plus de 300 ans et réputée pour ses pouvoirs miraculeux. Le dôme et le clocher de St-Nicolas, le plus grand sanctuaire baroque de la capitale, dominent la place du Petit Côté. Les fresques du plafond illustrant la vie de saint Nicolas sont parmi les plus vastes d'Europe. Devant, la colonne de la Peste témoigne de la reconnaissance des survivants de l'épidémie en 1715. Au no 21, l'ancien Hôtel de Ville, du XVe siècle, remanié au XVIIe en style Renaissance tardive, est aujourd'hui un restaurant. La rue Letenská conduit au palais Wallenstein, siège du Sénat et bel exemple de construction baroque édifiée entre 1623 et 1630 par des architectes italiens. Les jardins sont ornés de statues (moulages des originaux signés Adrien de Vries), fontaines et massifs de fleurs aux formes géométriques. L'endroit idéal pour faire une pause avant de monter au château. Les jardins en terrasse Ledebourg et Palffy permettent de rejoindre ce dernier en évitant les rues pavées. On se croirait en Toscane. Des concerts et spectacles sont organisés en été. Pour accéder au château, on emprunte la rue Nerudova, en haut de la place du Petit Côté: une rue pentue portant le nom d'un écrivain tchèque qui habita la «Maison aux deux soleils», au no 47, et la «Maison aux trois aigles noirs», au no 44. Les yeux s'attardent sur le palais Morzin, au no 5 (ambassade de Roumanie) et sur le no 20, édifié en 1721 26 par un architecte italien (ambassade italienne). Observez quelques magnifiques fresques aux immeubles «aux trois violons», no 12, et «au mouton rouge», no 11. Le quartier du château (Hradcany) A l'extérieur du périmètre du château déjà, un clocher élancé attire les regards; il appartient à l'un des monuments baroques les plus saisissants de la capitale: Notre-Dame-de-Lorette, lieu de pèlerinage très fréquenté. La façade, qui date du XVIIIe siècle, exprime tout le génie des Dientzenhofer, père et fils. Au milieu d'un cloître, la Santa Casa est une réplique de la maisonnette dans laquelle la Vierge Marie serait née à Nazareth et qui aurait été transportée par des anges à Loreto, en Italie. A l'intérieur se trouvent une série de peintures relatant la vie de la Vierge, un autel d'argent et une Madone en bois sculpté. Au premier étage du cloître, le Trésor de Loreto est un ensemble de plus de 300 objets liturgiques du XVIe au XVIIIe siècle. L'église de la Nativité (1734 37) possède au plafond une étonnante fresque décrivant la Présentation de Jésus au Temple. De l'autre côté de la place Notre-Dame-de-Lorette, le palais Cernin étire sa monumentale façade baroque. Edifié au XVIIe siècle et dûment restauré, il est aujourd'hui le siège du Ministère des Affaires étrangères. Au centre de la place du Château (Hradcanské nam.) s'élève la colonne de la Peste commémorant la fin de l'épidémie de 1679. A la hauteur du no 15, un passage vous conduit derrière l'Archevêché à la Galerie nationale, dans le palais Sternberg. Ses collections d'art européen concernent les écoles allemande, autrichienne, hollandaise, italienne et espagnole du XIVe au XVIIIe siècle, notamment Dürer, Rembrandt, Rubens, El Greco et Goya. De l'autre côté de la place du Château, le palais Schwarzenberg datant du milieu du XVIe siècle, chef d' uvre de l'architecture Renaissance, mérite un coup d' il. Rénové, il abrite à présent le Musée militaire. Le château de Prague forme une «ville dans la ville» depuis le IXe siècle. L'entrée dans la première cour est gardée par deux imposantes statues de combattants géants, prêts à fondre sur l'ennemi avec poignard et gourdin. Les bâtiments entourant cette cour (1760) sont l' uvre de Niccolo Pacassi. La relève de la Garde est toujours un spectacle haut en couleur. Les uniformes des gardes ont été redessinés par Theodor Pistek, créateur des costumes du film Amadeus. Franchissez la porte Mathias bel arc de triomphe baroque pour gagner la deuxième cour, plus vaste et plus ancienne que la précédente. Les édifices, du XVIe siècle, furent modifiés par Pacassi sous le règne de l'impératrice Marie-Thérèse au XVIIIe siècle. Au centre se dressent une fontaine baroque et un puits du XVIIe avec un treillis Renaissance. Sur la droite, la chapelle de la Sainte-Croix, bâtie entre 1756 et 1763 expose des objets du Trésor de la cathédrale. Sur la gauche, la Galerie du château est installée dans le bâtiment des anciennes écuries de Ferdinand Ieret Rodolphe II. Vous pouvez y admirer une riche collection de tableaux Renaissance et baroques réunissant de prestigieuses signatures, parmi lesquelles Titien et Rubens. Au premier étage, des concerts sont donnés dans la très belle salle espagnole. Sous le porche permettant d'accéder à la troisième cour et à la cathédrale, un escalier conduit aux bureaux de la présidence de la République. La cathédrale St-Guy, l'édifice le plus remarquable du château, s'élève dans la troisième cour. Le duc Venceslas fit bâtir une première église en ces lieux à l'aube du Xe siècle.Entamée sous Charles IV, la construction de l'actuel sanctuaire, commencée par l'architecte français Matthieu d'Arras et poursuivie par l'architecte et sculpteur allemand Peter Parler ne fut terminée qu'en 1929! Le porche est surmonté par une mosaïque du Jugement dernier>/IT> (XIVe siècle). De chaque côté se trouvent des statues de Charles Ier et sa femme Elisabeth de Poméranie. Près de l'entrée, un grand vitrail conçu par Alfons Mucha illustre la légende de saint Méthode. Plus loin sur la droite, la chapelle Saint-Venceslas, chef d' uvre gothique du XIVe siècle, est vénérée par les Praguois. Elle fut édifiée à l'endroit où le saint fut inhumé. Dans la chapelle, la statue de saint Venceslas portant une lance date de 1373. Les murs sont incrustés de 1345 pierres précieuses. Les fresques, du début du XVIe siècle, montrent la légende de saint Venceslas: poursuivi par son frère Boleslav et saisissant le heurtoir en bronze de l'église où il voulait trouver refuge, il n'eut pas le temps d'y pénétrer et fut transpercé par l'épée de son frère. Un escalier mène au Trésor royal, fermé par sept clés. On y garde les joyaux de la Couronne de Bohême. En avançant dans la cathédrale, admirez le fastueux tombeau de saint Jean Népomucène, réalisé entre 1733 et 1736 et qui nécessita pas moins de deux tonnes d'argent. Devant le maître-autel néo-gothique, un imposant mausolée abrite les restes de l'empereur Ferdinand Ier de Habsbourg, de son épouse et de leur fils Maximilien. Montez au sommet du clocher de la cathédrale. L'ascension est longue mais la vue embrasse tout Prague. Elevé au Moyen Age, le Palais royal est le pendant profane de St-Guy; ce fut la résidence des souverains de Bohême jusqu'au XVIe siècle. Puis les Habsbourg y aménagèrent des bureaux et des entrepôts. La construction de la salle Vladislav la salle des chevaliers la plus vaste jamais réalisée en style gothique tardif débuta en l'an 1493. Des tournois et autres festivités chères à l'époque féodale se déroulèrent en ces lieux, et aujourd'hui s'y tient l'élection du président de la République. Les visiteurs quittent la salle par les rampes qu'empruntaient jadis cavaliers et montures. De style Renaissance, le palais Louis (du nom de Louis Jaguellon, fils de Vladislav) se situe sur la droite de la salle Vladislav; puis, sur la gauche on trouve l'ancienne salle de la Diète où les rois étaient élus et où chaque président de la République prête aujourd'hui serment. Donnant sur la place derrière la cathédrale, la basilique Saint-Georges, fondée au début du Xe siècle, possède une façade baroque. Les deux clochers et l'intérieur à trois nefs sont de style roman. Ne manquez pas les peintures murales du XIIe siècle. L'ancien couvent de Saint-Georges, tout à côté, fut fondé en 973. Ses collections de peintures et de sculptures de Bohême, gothiques, Renaissance et baroques sont des XIVe XVIIIe siècles. La pittoresque ruelle d'Or, est une rue étroite, imbriquée dans les remparts au XVIe siècle et bordée de maisonnettes aux teintes pastel. Aujourd'hui essentiellement des boutiques de souvenir, ces demeures étaient à l'origine utilisées par les archers défendant le château. L'une d'elles abrite une collection d'armures. Des joailliers occupèrent ensuite les lieux, donnant naissance au nom de la ruelle. Artistes et écrivains leur succédèrent, parmi lesquels Kafka, qui habita un temps chez sa s ur, au no 22. Aux deux extrémités de la ruelle, les tours Blanche et Daliborka, éléments de fortification, servirent aussi de prison. Pour compléter la visite, voyez le Musée du Jouet, qui expose une stupéfiante collection de toutes les époques depuis l'Antiquité, ainsi que les jardins des remparts offrant une vue superbe sur la ville. L'immense monastère Strahov, environné de grands arbres, couronne une colline au sud-ouest du château. Fondé en 1143 pour l'ordre des prémontrés, il devint musée en 1952, avant d'être rendu aux moines il y a quelques années. Outre les très belles façades des églises Saint-Roch et Notre-Dame, le monastère est surtout connu pour sa splendide bibliothèque du XIIe siècle. La salle de Théologie fut construite par un architecte italien en 1671 pour préserver les livres religieux. Au plafond, les fresques dessinées par un moine en 1727 symbolisent un éloge des livres. Des globes terrestres décrivent le monde tel qu'il était connu au XVIIe siècle. La salle de Philosophie contient plus de 50'000 ouvrages de philosophie et d'histoire, sous un plafond peint représentant l'histoire de l'humanité. Au-delà de la cour du monastère, on a une vue splendide sur la ville de Prague. |
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