Croatie
PARK ****
A PARTIR DE 864 € TTC
Valable jusqu'au 24/09/2012
Séjour 7 nuits , p.déj.américain
Situé à 65 km de Split, l’hôtel Park longe la plage de galets de la pittoresque ville de Makarska. Alliant design tendance et confort des plus modernes, l’hôtel vous assurera un séjour sous le signe de la détent...
|
CROATIE
|
Nos voyages en Croatie |
|||
| Intro | Histoire | | Cuisine | Shopping | Carte | Info Pratiques | Info santé | Info visa | ||||
|
||||
|
Portant le nom de la tribu illyrienne des Histres, défaits par Rome en 177 av. J.-C., cette péninsule est réputée pour ses riches terres arables, ses vestiges romains, ses villes côtières animées et son soleil estival. Porec est la principale station touristique de l'Istrie, curieux mélange de fascinants édifices anciens dans la vieille ville et de complexes hôteliers. La ville, fondée par le Romains comme camp militaire, se dresse sur une petite presqu'île. Le Decumanus, l'une des artères romaines, sert toujours de rue principale. Sur Trg Marafor (forum de Mars), à son extrémité occidentale, se trouvent les ruines de deux temples romains dédiés à Mars et Neptune. Plus loin, au-delà d'une demeure de style roman, voici le Musée régional, dans un palais baroque du XVIIIe siècle abritant l'autel du temple de Neptune. L'édifice le plus extraordinaire de Porec est sa basilique Euphrasius (Eufrazijeva bazilika), du VIe siècle. Vous y verrez d'époustouflantes mosaïques byzantines en or et de superbes statues: la basilique est l'une des plus belles églises paléochrétiennes d'Europe. Pour jouir du soleil de la fin de l'après-midi, rendez-vous au port animé de Porec, un endroit plaisant où se balader ou s'attabler à la terrasse d'un café. De là, un bateau vous emmènera en 5 minutes à la petite île de Sveti Nikola (Saint-Nicolas). Vous pourrez aussi prendre un hydrofoil pour Venise, à une heure de traversée seulement. La pittoresque Rovinj, 38 km plus au sud, faisait jadis partie d'une chaîne de 14 îles proches du rivage, jusqu'à ce que le chenal les séparant du continent s'ensable il y a quelques siècles. Les vieilles demeures de pierre de ce charmant port de pêche médiéval sont dominées par la grande église Sainte-Euphémie (Sveta Eufemija). Le tombeau de cette sainte du IVe siècle se trouve dans l'église, non loin de l'autel. Bâti dans les années 1730 à l'emplacement de deux églises antérieures, le clocher est couronné d'une statue de sainte Euphémie; de là-haut, la vue sur la ville haute en couleur et les îles voisines est splendide. Rovinj est un endroit photogénique à l'atmosphère décontractée, dont les cafés animés attirent une forte colonie d'artistes croates et italiens. L'activité du port est particulièrement pittoresque, avec les bateaux de pêche déchargeant leur prise matinale et les ferries emmenant leur cargaison de touristes vers les îles. Situé à la pointe de la péninsule d'Istrie, le port de Pula occupe depuis longtemps une position stratégique vitale pour tous ceux qui désirent contrôler le nord de l'Adriatique. Les Romains y établirent une base navale il y a deux mille ans, suivis des Byzantins, des Francs et des Vénitiens. Au XIXe siècle, il devint le principal port de l'Empire austro-hongrois, et les Italiens en prirent possession dans les années 1920. C'est aujourd'hui un centre névralgique de la marine croate. Pula est riche d'imposants vestiges de son passé tumultueux. Le monument antique le plus intéressant de toute la péninsule est sans conteste l'amphithéâtre romain. Achevé vers l'an 80 de notre ère et pouvant accueillir 23000 spectateurs assis, il vit s'affronter les gladiateurs, et de nombreux martyrs chrétiens y perdirent la vie pour le plus grand divertissement des marins et soldats romains. Il est dans un état de conservation remarquable et est encore utilisé chaque été, le Festival international du film croate se tient dans ses murs. Rendez-vous dans le centre de la vieille ville et gagnez le Musée archéologique, où l'on pénètre par une arche double datant du IIe siècle. Le musée abrite une belle collection d'objets romains, tandis que derrière se trouvent les ruines d'un temple romain. Un peu plus loin, sur Ulica Prvog Maja, l'arc de triomphe de Sergius fut érigé en 27 av. J.-C. en l'honneur des succès militaires de la famille Sergi. Notez, sur la maison jaune à proximité, la plaque indiquant l'endroit où James Joyce donna des leçons d'anglais à des officiers de la marine autrichienne. Suivez Prvog Maja jusqu'au front de mer. Sur l'ancien forum romain, le temple d'Auguste (Augustov hram), aux fines colonnes corinthiennes, était l'un des points de rencontre de la ville antique. Construit douze siècles plus tard, l'Hôtel de Ville gothique (Vijecnica) fut, lui, le centre politique de la Pula médiévale. Non loin du port, la cathédrale fut érigée au XVe siècle sur les ruines d'une basilique byzantine du VIe siècle. A mi-chemin du forum et de la citadelle, le monastère franciscain (Sveti Franjo) date du début du XIVe siècle et possède un joli cloître orné d'une mosaïque romaine. Ne manquez pas d'aller admirer la chaire extérieure de l'église, d'où le sermon était donné lorsque l'assemblée était trop nombreuse pour prendre place à l'intérieur. Pour avoir une vue panoramique de la ville, gravissez la colline du kastel, une citadelle vénitienne bâtie au XVIIe siècle à l'emplacement du capitole romain. Depuis Pula, une excursion intéressante vous conduira sur l'île de Brijuni, où le président Tito avait sa résidence d'été. Vous y verrez sa demeure et son yacht de 15 m et visiterez le musée exposant des photos montrant Tito avec les riches et puissants personnages qu'il recevait sur l'île. Parmi ses invités figurèrent notamment Jawaharlal Nehru et Elizabeth Taylor. Crikvenica Au Moyen Age, cette région de Croatie appartenait aux Frankopan, des nobles croates de l'île de Krk qui parvinrent à sauvegarder leur indépendance face à Venise et à la Hongrie et édifièrent pour cela de puissantes forteresses sur la côte. Crikvenica rencontra la célébrité bien plus tard, lorsqu'elle devint à la fin du XIXe siècle une station de cure à la mode attirant tout le gratin de l'Empire austro-hongrois. L'héritage de cette période opulente est visible dans les superbes hôtels autrichiens et les plaisantes allées de promenade. La ville est d'ailleurs toujours une station de cure, spécialisée en thalassothérapie. Les visiteurs d'aujourd'hui sont également attirés par les longues plages de sable et le climat tonique qui revigorait déjà les Viennois au teint pâlot de la fin du siècle précédent. Cette station touristique recherchée s'anime à la nuit tombée, et l'on peut y risquer sa fortune au casino ou déguster diverses cuisines balkaniques et méditerranéennes dans ses nombreux restaurants de qualité. Krk Sans une voyelle pour égayer son nom, Krk, avec ses quelque 410 km2, est la plus grande île de Croatie. Faisant partie du groupe des îles de Kvarner situées non loin de Crikvenica, elle fut reliée au continent en 1980 par un pont de 1039 m de long, incorporant la plus longue arche en béton du monde. L'île de Krk tient une place à part dans la culture du pays. C'est ici en effet que fut découvert l'un des piliers de la littérature croate, «l'Inscription de Baska», remontant à l'an 1100 et écrite dans l'ancien alphabet glagolitique des Slaves primitifs. Le village de Baska, à la pointe sud de l'île, est particulièrement plaisant, avec des paysages pittoresques et des endroits parfaits pour la baignade. On y trouve nombre d'anciennes églises croates et la chapelle Saint-Jean (Sveti Ivan), juchée sur une colline, domine le superbe panorama de la large baie et du village. Les Romains s'installèrent deux mille ans plus tôt dans ce qui est aujourd'hui la ville de Krk; attentifs à leur confort, ils bâtirent des thermes décorés de mosaïques. La cathédrale, du XIIe siècle, fut édifiée au-dessus des thermes, et l'on peut encore voir les mosaïques depuis l'une des chapelles latérales. Remarquez son superbe retable en argent représentant la Vierge Marie. Reliée à la cathédrale par un passage voûté et datant du Xe siècle, la basilique de Saint-Quirinus est surmontée d'une église romane postérieure avec un clocher portant un dôme en forme de bulbe. Krk fut au Moyen Age l'un des centres de la dynastie des Frankopan, et leur formidable château commande l'entrée de la ville depuis la mer, offrant une vue panoramique sur le voisinage. Rab Cette spectaculaire île rocheuse juste au sud de Krk possède une double personnalité: aride et balayée par les vents au nord-est, verdoyante et couverte de pinèdes au sud-ouest. Convoitée par toutes les puissances qui se sont succédé depuis les Grecs, c'est aujourd'hui une station touristique fréquentée. La charmante vieille ville de Rab entourée de remparts, bâtie sur un promontoire escarpé, fut durant des siècles une place forte vénitienne, comme en témoignent ses imposantes demeures patriciennes. Sur la plus haute des trois grandes rues parallèles se succèdent les vieilles églises de la ville. Leurs quatre hauts clochers sont les emblèmes de la cité. Le campanile de 27 m de la cathédrale (Sveta Marija) du XIIe siècle est généralement considéré comme le plus bel exemple d'architecture romane de l'Adriatique. Un peu plus loin, l'église Sainte-Justine (XVIe siècle), avec son clocher à bulbe, possède une petite collection d'art religieux. Au-delà des remparts, une agréable balade s'impose à l'ombre des pins du parc municipal. Les lacs de Plitvice La région des lacs s'étend à environ 85 km de Senj à l'intérieur des terres, non loin de la frontière bosniaque. Le parc national de Plitvice, l'une des grandes merveilles naturelles de l'Europe orientale, est très apprécié des Croates. On peut y admirer un chapelet de 16 lacs aux eaux cristallines s'étirant sur une distance de 8 km, reliés entre eux par une multitude de cascades. Certaines, comme celles de Plitvice et de Sastavci, sont particulièrement spectaculaires, surtout au printemps, lorsque la fonte des neiges vient gonfler les torrents. Un impressionnant cheminement de planches permet de longer les cours d'eau et de contourner les chutes. Les amateurs de randonnée ne manqueront pas de s'enfoncer dans Corkova uvala, vestige d'une forêt primitive. Zadar Les Illyriens furent les premiers à s'établir ici au IXe siècle av. J.-C., mais ce sont les Romains et les Byzantins qui donnèrent son essor à la ville, qui fut la capitale de la Dalmatie byzantine. Située sur une étroite péninsule entourée d'eau sur trois côtés, celle-ci offrait de bonnes défenses naturelles qui furent renforcées au XVIe siècle par un imposant rempart érigé par les Vénitiens pour se prémunir contre les assauts des Turcs. Toutefois, rien n'aurait pu la protéger contre les bombardements aériens des Alliés qui, en 1943 et 1944, détruisirent les trois quarts de ses édifices. Zadar fut à nouveau pilonné durant l'hiver 1991 par l'armée nationale yougoslave dont les obus endommagèrent la cathédrale et nombre d'habitations. Aujourd'hui, Zadar a guéri ses blessures et retrouvé sa place parmi les villes les plus intéressantes de la côte dalmate. Commencez votre visite par la porte de ville (Kopnena vrata), un arc de triomphe portant un lion de saint Marc. Admirez, au nord de la porte, la tour et le palais du commandant de Zadar et rendez-vous ensuite à l'église Saint-Siméon (Sveti Simun), avec son sarcophage en argent merveilleusement sculpté, qui contiendrait les reliques du saint et attira au Moyen Age des pèlerins venus de toute l'Europe. Si vous poursuivez en direction de la pointe de l'île, vous parviendrez à la Narodni Trg (place du Peuple), lieu de rencontre de toute la ville. Du côté ouest de la place, la maison des Gardes Renaissance (XVIe siècle) a une tour d'horloge de 1798. En face, la loggia a été transformée en galerie d'art. Vers le nord, en longeant les palais Fanfogna et Guerini, l'on atteint alors l'église Saint-Chrysogone (Sveti Krsevan), du XIIe siècle, dédiée au saint patron de la ville. Un peu plus loin, le Musée national se consacre à l'histoire de Zadar et des villes côtières. Prenez à l'ouest pour vous rendre à la splendide église Saint-Donat (Sveti Donat). Cette église circulaire, le plus grand sanctuaire du haut Moyen Age en Croatie, fut bâtie par les Byzantins au IXe siècle à l'emplacement du forum romain. L'intérieur dépouillé est aussi imposant que l'extérieur. Autour de l'église, on aperçoit encore des vestiges du forum. Non loin de là, le Musée d'Archéologique expose un riche ensemble d'antiquités romaines. A côté, le monastère bénédictin abrite une extraordinaire collection d'art religieux. En face de l'église Saint-Donat, voici la cathédrale Sainte-Anastasie (Sveti Stosija), de style roman, datant du XIIIe siècle. Elle fut gravement endommagée durant la Seconde Guerre mondiale. Admirez son autel baroque et ses stalles gothiques dans le ch ur. Les îles Kornati Dans cette partie du monde, les 101 Dalmatiens font référence au nombre des îles Kornati qui s'étalent non loin du rivage de la Dalmatie. Les Kornati forment le plus vaste archipel de l'Adriatique et ces îles sauvages, désertes et battues par les vents sont vraiment spectaculaires. Faisant le gros dos et parsemées de lacs salés, leurs falaises abruptes jaillissent théâtralement des eaux limpides de l'Adriatique. Ces îles merveilleuses, qui ne connaissent ni villes ni trafic routier sont une retraite idyllique loin du monde; on y pratique la randonnée, la pêche, la natation et la plongée sous-marine. Sibenik Sibenik est idéalement située au bord d'une magnifique baie face aux îles Kornati. Elle est mentionnée pour la première fois dans un document royal daté de 1066; à l'époque, il s'agissait d'une forteresse gardant l'embouchure du fleuve Krka. La ville prospéra après que les Vénitiens en eurent pris le contrôle en 1412, et ses puissantes fortifications lui permirent à plusieurs reprises de résister à des attaques turques. La forteresse Sainte-Anne (Tvrdjava Sveti Ana), bâtie aux XIIe et XIIIe siècles, domine toujours le labyrinthe de maisons et de ruelles de la vieille ville ainsi que la baie voisine. Se détachant sur les toits rouges en contrebas, la magnifique cathédrale Saint-Jacques (Sveti Jakov) fut commencée en 1431 et il fallut plus d'un siècle pour l'achever. Bâti entièrement en pierre, l'édifice a résisté aux incendies, aux inondations et aux bombardements. La cathédrale est le chef-d' uvre de Juraj Dalmatinac, le sculpteur et architecte de Zadar qui fut chargé par les autorités de Sibenik de reprendre la conception du bâtiment en 1441. Edifiés avec d'immenses dalles de pierre, la sobre façade à trois pans, le toit bombé et le dôme sont remarquables. Mais l'élément le plus frappant est la merveilleuse frise de 72 têtes sculptées au réalisme impressionnant qui orne les murs extérieurs des absides. A l'intérieur de l'église se trouvent de belles colonnes gothiques, au-dessus desquelles on peut voir le motif en double rangée de feuilles d'acanthe caractéristique de Dalmatinac. A droite du ch ur, le baptistère, avec sa superbe maçonnerie, possède l'un des plus magnifiques intérieurs religieux de Croatie. Devant l'église se dresse une statue de Dalmatinac tenant sa massette et son ciseau, due au célèbre sculpteur croate contemporain Ivan Mestrovic. Asseyez-vous sur la place devant Saint-Jacques pour vous reposer ou boire un verre. Outre l'église, vous pourrez admirer l'Hôtel de Ville Renaissance et sa galerie en arcades et le palais du Prince, datant de l'époque vénitienne et qui abrite aujourd'hui le Musée municipal. Sibenik regorge de vieilles églises reliées par un inextricable réseau d'étroites ruelles médiévales. Aux XVe XVIe siècles, la ville était réputée comme un foyer de la culture et de l'érudition croates et plusieurs des plus célèbres compositeurs, artistes, scientifiques et écrivains du pays y vécurent. Le monastère franciscain du XIVe siècle (Sveti Franjo), au sud de la vieille ville, fut l'un des phares de la Renaissance dalmate. Depuis Sibenik, ne manquez pas la visite des chutes Krka, à 15 km en amont. Le fleuve Krka, qui prend sa source à Knin et se jette dans l'Adriatique, forme à hauteur de Sibenik des zones de rapides et plusieurs cascades. Les plus spectaculaires sont les puissantes chutes proches de Skradinski Buk. En amont des chutes, là où le fleuve s'élargit pour former un lac, on peut gagner en bateau la petite île de Visovac sur laquelle se dresse un monastère franciscain du XVe siècle. Split Split est probablement la seule ville au monde à avoir eu pour vocation initiale de servir de lieu de retraite. C'est là en effet que Dioclétien, un simple soldat devenu empereur, choisit de finir ses jours après son abdication en 305 après J.-C. L'endroit connut un nouveau souffle trois siècles plus tard, lorsque, chassés par les pillards slaves et avars, les habitants de la proche Salone vinrent chercher refuge dans le gigantesque palais de Dioclétien qu'ils rénovèrent, avant d'essaimer à l'extérieur des massifs remparts. Depuis lors Split n'a cessé de se développer. De nos jours, c'est une grande ville industrielle qui compte la plus importante population urbaine de Dalmatie. Le palais de Dioclétien se confond aujourd'hui avec la vieille ville de Split. Couvrant une superficie de quelque 39000 m2, celle-ci s'inscrit dans un simple rectangle coupé en son centre par des rues principales qui aboutissent à des portes percées au milieu de chacun des quatre murs d'enceinte. Les appartements de Dioclétien occupaient la moitié sud, côté mer; employés et légionnaires vivaient dans la moitié nord. Commencez votre visite depuis le front de mer. L'entrée est surmontée d'un chemin couvert d'où l'empereur venait peut-être admirer la splendide baie de Split. Vous pénétrez dans le palais par la porte de Bronze (Mjedena vrata), qui livre accès au sous-sol (Podrumi). Ces pièces voûtées délicieusement fraîches se trouvaient juste au-dessous des appartements impériaux et sont construites sur le même plan, donnant une bonne idée de leur forme et de leur taille. Traversant un large passage et gravissant un escalier, vous atteindrez ensuite le c ur même du palais, le péristyle. Bordée sur trois côtés par des colonnes corinthiennes, cette cour intérieure tout en longueur a conservé jusqu'à nos jours sa vocation de lieu de rencontre, en accueillant durant le Festival d'été de Split concerts et spectacles lyriques. Le reste du temps, c'est l'endroit rêvé pour contempler, depuis la terrasse d'un café, les vestiges de dix-sept siècles d'histoire. Du côté sud du péristyle, quelques marches et un porche monumental conduisent au vestibule circulaire, désormais privé de son dôme, où attendaient les visiteurs de marque de Dioclétien. A gauche de la cour, une voie bordée de bâtiments médiévaux mène à un ancien temple dédié à Jupiter, qui fut converti en baptistère par les premiers chrétiens. La cathédrale Saint-Domnius (Sveti Duje) n'a guère changé depuis l'époque où c'était le mausolée de Dioclétien. Un sphinx de granit noir garde l'entrée de ce bâtiment octogonal, entouré de 24 colonnes. Montez au sommet de la tour, rajoutée au Moyen Age, pour jouir du merveilleux coup d' il sur la vieille ville. Les panneaux sculptés représentant des scènes de la vie du Christ qui ornent les portes d'entrée en bois sont un chef d' uvre de l'art du XIIIe siècle. A l'intérieur, levez les yeux pour voir la tête sculptée de l'empereur, auréolée d'une couronne de pierre, dans un médaillon juste au-dessous du dôme. Au fond du ch ur, admirez les superbes stalles sculptées. Du côté est du péristyle, une large avenue se dirige vers la porte d'Argent (Srebrna vrata), où se tient aujourd'hui un marché aux fleurs animé. De là, baladez-vous au gré des ruelles médiévales jusqu'à la porte d'Or (Zlatna vrata). En chemin, vous visiterez le palais Papalic, de style gothique flamboyant. L'édifice, actuel siège du musée municipal, abrite une jolie collection d'armes et de peintures anciennes, parmi d'autres objets de facture locale. Faites une pause à l'extérieur de la porte d'or, le temps d'admirer la statue de Grégoire de Nin, érigée en l'honneur de cet évêque du Xe siècle qui revendiqua le droit d'utiliser la langue croate dans la liturgie. La statue fut exécutée par l'artiste croate Ivan Mestrovic. Par une rue longeant le rempart occidental, vous atteindrez la place du Peuple (Narodni Trg), rendez-vous des jeunes et des moins jeunes en début de soirée. Sur le flanc nord-est de la place, l'ancien Hôtel de Ville, vénitien, possède une loggia à trois arcs gothiques; il abrite maintenant le Musée ethnographique. Depuis la place Bracé-Radica avec son monument au poète Marko Marulic (dû à Ivan Mestrovic), l'on atteint la porte du Port (Hrvoje kula), flanquée de deux imposantes tours de fortifications vénitiennes (XVe siècle), qui mène à la promenade du front de mer. Au nord de la ville, sur Frankopanska 25, le Musée d'Archéologie possède de superbes pièces de l'époque romaine et du début de l'ère chrétienne provenant de Salone. Non loin de là, un autre musée archéologique, rassemble des fragments de sculptures provenant d'églises médiévales de Croatie. L' uvre d'Ivan Mestrovic est présente dans tout Split. L'ancienne résidence d'été du sculpteur, à la pointe de la presqu'île, abrite le Musée Mestrovic, exposant nombre de ses uvres. Il avait conçu lui-même le bâtiment où il voulait prendre sa retraite, mais il émigra aux USA après la Seconde Guerre mondiale et y finit ses jours en 1962. Dans le kastelet, un petit château du XVIe, sur la côte, se trouve le cycle de la Vie du Christ de Mestrovic, un relief en bois formé de quatre parois. Le mont Marjan est un point de repère classique à Split. Dioclétien aimait à chasser sur ses pentes boisées. Pour accéder à la terrasse, empruntez les escaliers, non loin du Musée Mestrovic: de là-haut, la vue sur la ville est superbe. Autour de Split La cité en ruine de Salona, à 5 km au nord de Split, à proximité du faubourg de Solin, était à l'époque romaine la capitale de la province de Dalmatie, avec tout ce que cela comporte arène, théâtre, thermes et temples. Par la suite, la ville compta aussi une trentaine d'églises. Salona fut saccagée par les Barbares, mais ses vestiges témoignent encore de sa grandeur passée. Vous repérerez notamment l'amphithéâtre du IIe siècle et les ruines de la cathédrale du Ve, dont trois nefs et le baptistère sont encore visibles. Juste au nord, un intéressant site archéologique englobe un tusculum (une villa romaine), qui abrite aujourd'hui un musée archéologique, ainsi qu'une nécropole de martyrs chrétiens. En route, remarquez les restes de l'aqueduc élevé par Dioclétien pour approvisionner son palais. L'ouvrage amène encore à Split les eaux du modeste fleuve Jadro. En 1537, la solide forteresse de Klis, au nord-est de Salona, fut le théâtre d'une résistance héroïque mais infructueuse des Croates contre les Turcs. Une promenade sur les remparts vous livrera un beau panorama sur la contrée, Split et les îles, au large. Trogir Sur la côte au nord de Split, les Sept Châteaux (Sedam Kastela) sont un chapelet de villages égrenés le long d'une baie en croissant et bâtis autour des châteaux de seigneurs médiévaux. Au-delà, par la vieille route côtière, vous gagnerez Trogir, qui surgit de la mer sur son île. Cette ville antique, fondée par les Grecs, est une pure merveille. Quel plaisir de se balader dans le dédale de ses rues semées d'escaliers et de passages voûtés! Ne manquez pas la cathédrale Saint-Laurent, datant des Vénitiens, avec son portail roman sculpté, flanqué de statues d'Adam et Eve datant du XIIIe siècle. A l'intérieur, vous remarquerez la chapelle Saint-Ivan, de style Renaissance, une chaire supportée par huit colonnes et le ciborium, le baldaquin surmontant le maître-autel. Grimpez au sommet du clocher pour admirer la vue sur la ville. En face de la cathédrale, sur la place principale, se dresse le palais Cipiko, une maison de maître du XVe siècle richement ornementée et dotée de deux fenêtres à triples arceaux. L'Hôtel de Ville tout proche, bâti dans les années 1470 par l'élève de Donatello, Nicolas de Florence, a servi successivement de tribunal, de prison et de forum public. Brac Brac est convoitée depuis deux mille ans pour ses richesses naturelles. C'est ici qu'on a extrait les pierres utilisées pour bâtir le palais de Dioclétien, et depuis lors, tous les envahisseurs successifs ont vivement apprécié sa profusion de figuiers, de vignes, d'oliviers et d'amandiers. Située à 45 minutes de ferry de Split, l'île est un refuge particulièrement agréable pour les amateurs de baignade, les randonneurs et tous ceux qui veulent laisser derrière eux le stress de la ville. Sur la côte sud de l'île, le port médiéval de Bol possède de belles plages, comme celle de la Corne d'Or (Zlatni Rat), un étonnant promontoire de sable s'avançant dans les eaux claires de l'Adriatique. Si elle ne correspond pas aux photos d'elle que vous avez vues, pas de panique, la Corne d'Or change continuellement de forme sous l'effet des vents. Hvar Située un peu plus loin, Hvar passe souvent pour la plus ravissante des îles dalmates; elle jouit aussi de l'ensoleillement le plus élevé de toute la Croatie. La bourgade de Hvar, entourée de champs de lavande et de jardins débordant de fleurs semi-tropicales, conserve son charme médiéval. La cathédrale Saint-Etienne (Sveti Stjepan) domine la longue place principale, une des plus grandes de la Damlatie. A l'autre bout de la place s'élève l'arsenal gothique, avec sa grande arche regardant le port. Au-dessus de l'arsenal, au premier étage, vous découvrirez le joyau de la ville, le plus ancien théâtre municipal d'Europe, bâti en 1612. Au sud-est de Hvar, un couvent franciscain du XVe siècle abrite un bon musée de peinture vénitienne. Dominant la ville et le port, une forteresse vénitienne du milieu du XVIe siècle offre un superbe panorama. Si vous désirez ensuite vous baigner et vous reposer, les paisibles plages de sable des îles Pakleni voisines sont atteignables en bateau depuis le port. Stari Grad, 20 km à l'est de Hvar, fut la capitale de l'île jusqu'au XIVe siècle et elle conserve nombre de jolies rues anciennes. Vous y verrez aussi la demeure du célèbre poète croate Petar Hektorovi´c (1487 1572). Korcula La ville aurait été fondée par les Troyens au XIIe siècle av. J.-C., mais ce sont en fait leurs ennemis héréditaires, les Grecs, qui colonisèrent l'île, la nommant Korkyra Melaina (la Noire Korkyra) en raison de ses sombres forêts. Korcula est une île réputée pour la qualité de ses vins, aussi une fois sur place ne manquez pas de déguster le Grk, l'un des meilleurs crus de Croatie. Située sur un promontoire à la pointe orientale de l'île, la cité de Korcula est un ensemble de ruelles étroites organisées en épi, de vieilles églises et de maisons au toit rouge, dominé par les tours rondes des antiques murailles de la ville. Les édifices sont en pierre de couleur miel. Par un escalier dont l'arche enjambait jadis le cimetière de la ville aujourd'hui comblé, entre la presqu'île et le continent, on pénètre dans la vieille ville par la porte municipale défendue par la tour carrée Revelin (1495). La particularité de cette porte est sa partie intérieure, qui constitue un arc de triomphe (arc de Foscolo) érigé par la cité en l'honneur du gouverneur vénitien Leonardo Foscolo pour célébrer sa victoire sur les Turcs. Le splendide Hôtel de Ville Renaissance, juste après la porte, illustre la grandeur de la cité sous la férule des Vénitiens. Le chef-d' uvre architectural de la ville est sa splendide cathédrale Saint-Marc (Sveti Marko). Sa construction débuta au XVe siècle et couvrit 150 ans, incorporant tous les changements de styles, du gothique à la Renaissance. Son porche délicatement sculpté, sa rosace et ses pignons témoignent de la maîtrise des célèbres maçons de Korcula, réputés dans toute l'Europe à l'époque. On trouve à l'intérieur, un baptistère gothique, avec des fonts baptismaux du XIIIe siècle. Parmi les uvres d'art, citons, au-dessus du maître-autel, un retable du Tintoret représentant saint Barthélemy, saint Jérôme et saint Marc. A côté de la cathédrale, l'ancien palais episcopal abrite une belle exposition d'art, allant d'inestimables vêtements sacerdotaux anciens à des uvres d'art croate contemporain. A côté du palais Arneri avec sa belle cour intérieure, à l'ouest de la place de la Cathédrale, le Musée municipal, situé dans le palais Gabrielli du XVIe siècle, est consacré à l'histoire et à la culture locales, illustrant en particulier les industries traditionnelles de Korcula: la construction navale et le travail de la pierre. L'église de Tous-les-Saints (Svi Sveti) se dresse au sud-est de la vieille ville. Elle possède une Pietà en bois du XVIIIe due à l'artiste autrichien Georg Raphael Donner. A côté de l'église se trouve l'intéressant Musée des Icônes, dans la maison de la confrérie de Tous-les-Saints, dont la pièce la plus ancienne est une Madone du IVe siècle. La plus ancienne église de Korcula, Saint-Pierre (Sveti Petar) fut commencée au Xe siècle; on y ajouta au XVe siècle un porche Renaissance. Non loin de l'église se dresse un étroit édifice qui serait la maison natale de Marco Polo. Bien que cette revendication ne s'appuie sur aucun élément historique, la vue depuis la tour justifie la visite. La ville fut construite avec des pierres extraites des carrières de la jolie île toute proche de Vrnika. Utilisée depuis l'époque romaine, la pierre blanche de l'île se retrouve également dans des édifices lointains, tels que Sainte-Sophie à Istanbul, l'Hôtel de Ville de Stockholm ou le Parlement de Vienne. Mljet Les habitants de Korcula et de Dubrovnik se rendent volontiers pour la journée sur cette île proche. Cependant Mljet mérite amplement un plus long séjour. D'ailleurs, la légende veut qu'Ulysse, enchanté par la nymphe Calypso, y soit demeuré sept années à son retour des guerres troyennes. Toute la partie occidentale de Mljet est occupée par un parc national qui se laisse découvrir à pied ou à vélo. Ne manquez sous aucun prétexte le monastère bénédictin du XIIe siècle, situé au milieu du plus grand des deux lacs salés, l'idyllique Veliko Jezero (grand lac). Le monastère se dresse sur un charmant îlot, noyé parmi les fameux pins d'Alep et entouré d'agréables plages de sable. En vous baladant le long des rives du lac, vous pourrez goûter en toute quiétude la grande beauté naturelle de l'île sans craindre de rencontrer le moindre serpent, les autorités ayant introduit au début du siècle son ennemi mortel: la mangouste dont il y a aujourd'hui pléthore. Dubrovnik Au Moyen Age, l'habileté diplomatique de ses dirigeants permit à Dubrovnik (appelée à l'époque Raguse) d'accéder au statut de cité-Etat indépendante et de rivaliser avec Venise en matière de commerce maritime. En 1667, hélas, elle fut totalement détruite par un tremblement de terre et ne retrouva jamais plus sa gloire d'antan. En 1806, Napoléon mit un terme à plusieurs siècles d'indépendance, puis, neuf ans plus tard, la cité passa aux mains des Autrichiens. En 1991, elle connut à nouveau des heures douloureuses lorsque l'armée nationale yougoslave lui infligea de violents bombardements qui causèrent des dégâts matériels sans précédent. Tel le phénix, la ville sut une fois encore renaître de ses cendres, grâce notamment à l'Unesco et à différentes fondations internationales. Si on peut encore observer ça et là quelques cicatrices sur certaines façades anciennes, la ville offre aujourd'hui un cadre aussi somptueux que jamais pour se promener au gré de sa fantaisie, que ce soit autour des imposants remparts, le long de la Placa ou à travers le lacis des pittoresques et abruptes ruelles émaillées de marchés, de jardins, d'églises et de belles demeures seigneuriales. Ce plongeon dans le passé commence en général par la traversée d'un pont-levis en bois et le franchissement de l'arche gothique de la porte Pile. Vous observerez la statue de saint Blaise surmontant l'arche le saint patron de Dubrovnik, vénéré pour avoir contribué à repousser une attaque des Vénitiens il y a mille ans de cela. Pour admirer de haut la vieille ville, grimpez sur les remparts (XVe XVIe). Cet ensemble de fortifications médiévales, parmi les plus imposantes au monde, comprend 15 tours, 5 bastions, 2 tours d'angle et une forteresse. C'est depuis le sommet de la plus haute tour (la Minceta), dressée à l'angle nord des remparts, qu'on jouit de la plus belle vue. Bâti au XIVe siècle, ce fortin circulaire symbolise parfaitement la puissance de l'ancienne ville-Etat. Le circuit complet des remparts constitue l'une des promenades les plus fascinantes au monde. Pendant une heure environ, vous profiterez de perspectives inoubliables sur les toits de tuiles rouges de la ville et sur les eaux scintillantes de l'Adriatique. En descendant des remparts à la porte Pile, on découvre la grande fontaine d'Onofrio (XVe) baptisée du nom de son architecte napolitain, Onofrio della Cava. Ce superbe bassin était alimenté par un aqueduc de 11 km de long qui prenait son départ haut dans la montagne. La petite église Saint-Sauveur (Sveti Spas) située face à la fontaine possède une façade Renaissance et un intérieur gothique. Elle a survécu par miracle aux ravages du tremblement de terre de 1667. Dominant Sveti Spas, l'imposante église du monastère franciscain se distingue par son porche central richement décoré. Bâti au début du XIVe siècle, cet édifice servait à l'origine non seulement de lieu de prières, mais aussi de tour de guet pour la porte Pile. Le délicieux cloître abrite l'une des plus vieilles boutiques d'apothicaire d'Europe. Datant de 1317, celle-ci a été restaurée dans ses moindres détails. La Placa (on prononce «platsa»), dite aussi Stradun, est la grande artère du vieux Dubrovnik. Bâties avec la même pierre délicatement colorée que la chaussée, les maisons, toutes dotées de quatre étages et d'un porche d'entrée voûté, sont un modèle d'harmonie. Leurs façades baroques sans prétention furent rajoutées après le séisme dévastateur du XVIIe siècle. La Placa est toujours la rue la plus animée de la ville. Pendant la journée, elle bourdonne de l'activité des boutiques, cafés et restaurants en terrasse, et, à la tombée du jour, elle s'emplit de la foule des familles s'adonnant au korzo, la nonchalante promenade vespérale typiquement méditerranéenne. La place Luza située à l'extrémité est de la Placa rassemble des restaurants, des cafés, un cinéma et plusieurs des plus beaux édifices de Dubrovnik. Reconstruite en 1929, la tour d'Horloge municipale sonne les heures depuis le XVe siècle. Les battants de bronze de la cloche représentent les «hommes verts», des soldats qui tiennent lieu de symboles de la ville. Au centre de la place se dresse la colonne de Roland, datant de 1419. Jadis, le crieur public grimpait dessus pour annoncer les dernières proclamations, tandis qu'à son pied avait lieu le châtiment des criminels. Bâti entre 1517 et 1523, le palais Sponza donnant sur la place Luza constitue un bel exemple d'architecture mêlant le gothique et le style Renaissance. A l'époque, il abritait le vital Hôtel des douanes et de la monnaie. Aujourd'hui, il renferme les archives municipales. Derrière le palais, l'immense couvent dominicain servit pendant une période à protéger la porte orientale de la ville. La magnifique collection d'art religieux du musée vaut vraiment une visite. De retour sur la Placa, la petite église Saint-Blaise (Sveti Vlaho) du XXe siècle a succédé à l'édifice du XIVe siècle fort endommagé. Observez la statue d'argent de saint Blaise installée derrière l'autel: il tient une maquette de la cité fortifiée. Le palais des Recteurs, en face de l'église Saint-Blaise, est le bâtiment le plus impressionnant de Dubrovnik. Il fut bâti entre 1435 et 1451 par Onofrio della Cava après qu'une explosion accidentelle de poudre à canon eut détruit l'édifice médiéval. Une seconde explosion et le tremblement de terre de 1667 causèrent encore d'autres dommages, mais il fut à nouveau reconstruit selon les plans originaux. C'est là que le chef suprême de la ville, élu pour un mandat d'un mois, recevait les solliciteurs et les diplomates. Son grand escalier, conduisant à la cours d'entrée, est particulièrement élégant. L'édifice abrite aujourd'hui un musée. La cathédrale a remplacé un édifice du XIIe siècle détruit lors du tremblement de terre de 1667. Elle contient d'intéressantes uvres d'art, dont un grand polyptyque de l'Assomption dû au Titien. Une porte ménagée dans les remparts entre la cathédrale et le palais des Recteurs conduit au vieux port où les navires de guerre et de commerce jetaient l'ancre à l'âge d'or de la République. Au XVIe siècle, il était devenu trop petit pour absorber l'important trafic maritime de la ville, aussi aménagea-t-on un nouveau port à Gruz, quelques kilomètres plus à l'ouest. Aujourd'hui, on peut prendre le ferry depuis le vieux port pour une baignade aux îles Lokrum ou tout simplement s'installer à la terrasse d'un de ses cafés pour jouir de sa plaisante animation. A la pointe sud du vieux port, la forteresse Saint-Jean abrite un aquarium; situé juste au-dessus, un musée maritime présente l'âge d'or de Dubrovnik, le XVIe siècle. Lokrum A quelques encablures de Dubrovnik, cette petite île est chargée d'histoire. C'est sur Lokrum, dit-on, que Richard C ur de Lion fit naufrage au retour de la troisième croisade en 1192. Reconnaissant d'avoir été sauvé, il contribua au financement de la cathédrale primitive. Le monastère bénédictin, situé juste derrière l'embarcadère des ferries, fut fondé au XIe siècle. Les moines apportèrent avec eux une flore exotique variée, une tradition qui se poursuit au jardin botanique tout proche, où de nombreuses plantes et arbres d'Australie et d'Amérique du Sud témoignent de la douceur du climat. Lokrum possède également une forteresse bâtie par les Français à l'époque des Provinces illyriennes de Napoléon. De là, la vue sur Dubrovnik et la demeure construite pour l'archiduc Maximilien de Habsbourg en 1859 est superbe. Ce dernier fut couronné empereur du Mexique en 1864, mais dut rapidement faire face à une révolution et fut exécuté trois ans plus tard. |
||||
![]() |
Besoin d'un conseil ?un conseiller voyage vous rappelle |
|
Feuilletez la brochure Sables Perle des Caraïbes ou de la mer Rouge, îles serties de coraux de l'océan Indien ou du Pacifique. Kuoni vous emmène sur les plus belles plages du monde. |
|
D'AUTRES IDÉES VOYAGES




