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HONGRIE
Budapest |
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Le quartier du Château ![]() Ce secteur plein de séduction, riche en rues pavées, en jardins secrets et en cours médiévales, qui s'allonge sur un plateau étroit, domine le reste de la capitale. La flèche néo-gothique de l'église Mathias pointe avec élégance au-dessus des vieux quartiers. Fondé au XIIIe siècle par Béla IV, l'édifice fut le cadre de maint événement retentissant, ainsi l'excommunication d'un pape, le mariage de Mathias Ier Corvin et de Béatrice d'Aragon, ou le couronnement de l'empereur d'Autriche, François-Joseph, en tant que roi de Hongrie, en 1867.L'église elle-même, qui illustre pour l'essentiel le néo-gothique en honneur au XIXe, jouxte les restes du bâtiment primitif, malmené par les Turcs en 1686. La chapelle de Lorette abrite une Vierge révérée. Cette statue, jadis murée par les Ottomans, aurait miraculeusement réapparu, dit-on, lors du siège de 1686 Non loin s'élève le Bastion des Pêcheurs, forteresse d'opérette dont le rempart est agrémenté d'arcades, de clochetons, de cloîtres et de gargouilles. L'ensemble rappelle qu'un marché au poisson se tenait ici, au Moyen Age, et qu'au XVIIIe siècle les pêcheurs du coin étaient chargés de défendre les fortifications. Ce bastion digne d'un Walt Disney, éclatant de blancheur, date du début du XXesiècle. De là, la vue plonge, saisissante, sur le Danube. Vers l'ouest miroite la façade en verre du Budapest Hilton. Ce bâtiment composite englobe les vestiges d'un collège de jésuites du XVIIe siècle et ceux d'une abbaye du XIIIe. Son hall recèle une borne milliaire, exhumée sur place, qui marquait la limite de l'Empire romain. Il est aisé d'explorer à pied le quartier, qui n'a que quatre rues en largeur. Beethoven puis Bartók vécurent et travaillèrent quelque temps au 7 Táncsics Mihály utca, qui fut le quartier juif jusqu'au XVIe siècle; la maison renferme à présent un musée dédié à la musique. Principale rue de la colline, Országház utca a gardé de nombreux traits du Moyen Age. Au n° 2, un restaurant occupe une belle demeure du XVe, dont la cour évoque un cloître. La rue donne dans Tárnok utca, qui conserve de superbes constructions baroques, tandis que úri utca présente de pittoresques restes d'époque médiévale. Tóth Árpád sétány, promenade établie sur les remparts occidentaux, ménage un beau point de vue sur les collines de Buda. Le Château royal ![]() Le Musée d'Art contemporain (Collection Ludwig) propose des expositions temporaires et révèle chaque fois (par rotation) une partie de sa collection permanente, trop riche pour être montrée dans son entier ainsi, vous ne savez jamais quelles uvres vous allez voir parmi les Picasso, Baselit, Lichtentstein, Warhol, les Hongrois Endre Tót, Molnár ou Erdély. Au bord du Danube Tout en bas, le long du Danube, s'étend un secteur dont les bains ont valu à Budapest son renom sur le plan thermal. Parmi les établissements les plus pittoresques, les Bains Rudas remontent à 1566. Situé côté Buda, à hauteur du pont des Chaînes (Széchenyi Lánchid), le funiculaire a été inauguré en 1870. Il rejoint la colline du Château au nord du portail du palais royal, offrant au passage une vue spectaculaire sur la ville. A moins d'un kilomètre au nord du pont, vous atteindrez Batthiány tér. Sur cette place, l'église Sainte-Anne atteste l'influence du goût italien sur l'architecture hongroise du milieu du XVIIIe siècle. De hautes tours jumelles couronnent sa façade, ornée de statues. Depuis Batthiány tér, continuez à remonter Fo utca. Vous passerez devant d'autres bains turcs du XVIe siècle, les Király fürdo, que signalent quatre dômes en cuivre. Plus loin encore, vous remarquerez un autre témoin de la période turque: le Gül Baba Türbéje. Ce mausolée fut élevé sur la tombe d'un derviche célèbre. Restauré avec soin, il abrite maintenant une collection d' uvres d'art offertes par la Turquie. Óbuda Juste au nord de Buda, Obuda s'étend sur l'ancien site d'Aquincum, qui fut d'abord camp de la légion romaine, puis capitale de la Basse-Pannonie. Vous pourrez voir un amphithéâtre à l'angle de Nagyszombat utca et de Pacsirtamezo út, des thermes militaires près de la gare ferroviaire d'Arpád híd, mais ils n'ont guère été entretenus. Le meilleur endroit pour s'immerger dans le passé est le Musée d'Aquincum, construit sur le site de la ville civile. Il expose l'essentiel des objets découverts sur le site ainsi qu'une maquette de la ville antique. Explorez ensuite les places pavées d'Obuda, avec leurs cafés, restaurants et galeries. Aménagé dans une belle demeure ancienne à côté de la gare, le Musée Vasarely contient plus de 350 uvres de Viktor Vasarely, l'un des pionniers de l'Op art (un style visant à créer des illusions optiques grâce à la combinaison de formes géométriques et de couleurs contrastées). L'île Marguerite C'est là, à Margit sziget, que les Romains, fatigués de la vie qu'ils menaient à Aquincum, venaient se délasser. L'île, formée pour l'essentiel de parcs, de bois et de jardins, constitue un havre de beauté et de paix, d'où les autos sont presque bannies. Outre son complexe sportif et ses bains, elle offre un théâtre de verdure. Près de celui-ci, vous flânerez parmi les ruines d'un couvent de dominicaines fondé par Béla IV au XIIIe siècle, et où sa fille Marguerite passa le restant de ses jours. Une plaque indique la tombe de celle qui n'était pas encore sainte Marguerite. Pest De l'autre côté du fleuve, aucune colline, mais des rues animées et des boulevards imposants qui regorgent de choses à voir. L'église de la Cité, ainsi, est le plus ancien édifice de Pest. Fondée au XIIe siècle, elle servit un temps de mosquée sous les Turcs, comme l'atteste la niche à prière encore visible dans le ch ur. Sur la place voisine, Március 15. tér, un parc a été aménagé, sous le niveau actuel du sol, autour des fouilles de l'avant-poste romain de Contra-Aquincum. Boutiques élégantes, cafés et bureaux bordent Váci utca, belle rue pavée qui est la principale artère d'une zone piétonne bordée de cafés et de magasins. De là, vous gagnerez Martinelli tér, place dont vous admirerez les bâtiments de style Art Nouveau. Divers vestiges des fortifications médiévales ont été plaisamment incorporés à des constructions plus récentes. On en remarque notamment le long de Kiskörút, ou «Petit Boulevard». Celui-ci, sous trois appellations différentes, esquisse un arc de cercle entre le pont de la Liberté (Szabadság híd) et Deák tér. L'un de ses bâtiments les plus remarquables (1 3 Vámház körút) est un grand marché couvert très haut de plafond, à la mode d'autrefois. Couleur locale et senteurs exotiques garanties! Le tronçon suivant du Petit Boulevard, Múzeum körút, est dominé par le Musée national de Hongrie, logé dans un puissant édifice néo-classique. Les joyaux de la Couronne magyare sont l'attraction majeure de cette institution. La croix surmontant la couronne a été pliée lorsque les bijoux ont été emmenés hors du pays pour que les Mongols ne puissent pas s'en emparer. Les Etats-Unis, qui les détenaient depuis la dernière guerre, les ont restitués en 1978. Kálvin tér relie Vámház körút et Múzeum körút. De cette place, un petit détour par Üllo út vous amènera devant l'étrange palais oriental, revêtu de brique et de faïence, qui abrite le Musée des Arts appliqués. Ses collections retracent avec concision l'évolution des arts céramiques en Chine et en Europe en Hongrie plus spécialement. Mais vous verrez également du mobilier, des tissus, des tapis d'Orient ainsi que de nombreux objets réalisés par des artisans de talent. Plus au sud, sur Páva útca, se trouve le Musée de l'Holocauste, inauguré en 2004. Le mémorial comprend une synagogue qui n'était plus utilisée depuis longtemps et qui a été magnifiquement restaurée, ainsi qu'un nouveau complexe de bâtiments avec halls d'expositions, bureaux, salles de conférence et centre de recherche. On peut visiter la synagogue, ainsi que les expositions temporaires. L'exposition permanente, par contre, ne sera pas visible avant l'automne 2005. A deux pas de Károly körút, on aperçoit les deux tours jumelles aux dômes en oignon de la synagogue centrale, la plus grande d'Europe, contruite dans un insolite style byzantino-mauresque. Elle héberge dans son enceinte le Musée juif, qui décrit la vie de la communauté israélite de Hongrie au fil des siècles. Il y a des documents terribles sur la destinée du ghetto de Budapest pendant la Seconde Guerre mondiale. Installé sous terre (cela s'imposait!), le Musée du Métropolitain se situe à Deák tér, au bout du Petit Boulevard. De la place Deák, continuez par Bajcsy-Zsilinszky út, l'un de ces boulevards qui confèrent à Budapest son petit air parisien. Sur le côté ouest, la basilique Saint-Etienne est la plus vaste église de la ville. Dirigée par trois architectes successifs, d'où un manque d'unité évident, sa construction traîna de 1851 à 1905. Le trésor de la basilique est la main droite momifiée de saint Etienne, conservée dans un reliquaire d'argent. Vous pouvez monter sur le dôme pour profiter d'une vue splendide sur les toits. Le Parlement, sis sur le quai, au nord-ouest, symbolise la grandeur de l'ancien Empire austro-hongrois. C'était à l'époque le plus grand bâtiment du monde. D'allure néo-gothique, il rappelle irrésistiblement le Palais de Westminster. Prenez le temps de flâner le long d'Andrássy út, l'avenue la plus majestueuse de la capitale. Pour la tracer, dans les années 1870, ses bâtisseurs s'inspirèrent des Champs-Elysées. En dépit de changements de nom répétés, cette grande artère a gardé sa noble apparence. Au n° 3, le Musée postal présente une curieuse collection d'objets rares. De style italianisant, l'Opéra d'Etat est l'édifice le plus admiré de l'avenue. Si les statues de seize compositeurs d'opéras couronnent sa façade, celles de Liszt et d'Erkel se partagent la vedette. Ne manquez pas, au n° 60, la Maison de la Terreur. En 1944, cet édifice (appelé alors «Maison de Loyauté») fut le siège du parti national-socialiste hongrois. De 1945 à 1956, la police secrète communiste y pratiqua interrogatoires, torture et exécutions. Entre 2001 et 2002, le bâtiment fut transformé en un monument du souvenir. Au travers d'images et de documents sonores, l'exposition permanente illustre les méthodes des deux régimes de la terreur du XXe siècle. Au n° 103, le Musée Ferenc Hopp d'Art extrême-oriental présente une splendide collection de sculptures bouddhiques chinoises, peintures indiennes, soies japonaises et autre objets amassés par un riche homme d'affaires. Andrássy út aboutit en grande pompe à l'immense place des Héros, qui s'ordonne autour du Monument du Millénaire surmonté d'une statue de l'ange Gabriel. Commencé lors du millième anniversaire de la conquête du pays par les Magyars, le monument montre le prince Árpád et ses chefs de tribus; en retrait, une colonnade dont les statues représentent les gloires de la Hongrie, du roi Etienne Ier à Kossuth, le héros de la révolution avortée de 1848. Deux bâtiments néo-classiques presque identiques se font face de part et d'autre de la place. Le plus grand est le Musée des Beaux-Arts, dont le renom international tient à sa vaste collection de tableaux (impressionnistes, notamment). La Galerie d'art, réplique plus modeste du musée, accueille des expositions temporaires. Au-delà du Monument du Millénaire, le Bois-de-la-Ville couvre quelque 100 hectares. Vous y verrez, entre autres, un lac artificiel et, surtout, le fantastique château de Vajdahunyad. A remarquer, dans la cour de ce dernier, la statue du scribe royal inconnu l'Anonyme qui rédigea les premières chroniques du pays. On y trouve aussi un «George Washington», qui a été offert à la ville en 1906 par les Hongrois émigrés aux Etats-Unis. A l'est du château, le palais Petofi possède un espace pour les concerts rock et discos, ainsi qu'un Musée de l'Aviation et du Voyage dans l'espace; il accueille également un marché aux puces le week-end. Tout au nord du bois, trois dômes coiffent les Bains Széchenyi, centre thermal parmi les plus importants d'Europe. Spectacle peu banal: des gens y disputent des parties d'échecs tout en se baignant! Excursions A environ 30 km au sud de Budapest se trouve la ville de Gödöllö, surtout connue pour son château. En 1867, quand l'Empereur d'Autriche François-Joseph et son épouse Elisabeth («Sissi») furent couronnés roi et reine de Hongrie, ils reçurent en cadeau le château de Gödöllö. Les visites régulières du couple royal donnèrent à la région une importance et un cachet nouveaux. Le bâtiment, qui avait été construit en 1744 1748 par Andreas Mayerhoffer, a été rénové en 1997. Au cours de la visite, vous vous promènerez dans les pièces au mobilier d'époque, le grand parc et les écuries. Juste au nord de Budapest, le Danube infléchit brusquement sa route en direction du sud. La Boucle du Danube, merveilleux paysage de collines boisées, est l'un des endroits les plus prisés de Hongrie. Le grand centre tourisitique de la région est Szentendre. La localité, séduisante et coquette, avec ses maisons de toutes les couleurs et ses beaux bâtiments baroques, paraît en être restée au XVIIIe siècle. D'ailleurs, Fo tér, la grand-place, concrétise à ce point l'esprit et le cachet de l'époque qu'elle a été classée monument historique national. Les clochers de sept églises dominent les toits de Szentendre. Baroque, l'église grecque, sur Fo tér, date du milieu du XVIIIe siècle. L'intérieur se signale par une iconostase du début du XIXe siècle. Autres édifices religieux spécialement dignes de votre intérêt: l'église catholique paroissiale, fondée au Moyen Age; et l'église de Belgrade (XVIIIe siècle), une cathédrale grecque orthodoxe connue pour la richesse de son iconostase sculptée. Enfin, la Collection d'art sacré serbe, située au coin de la rue, expose des icônes, des sculptures et des manuscrits rares. A environ 3 km de Szentendre, au nord-ouest, le Musée villageois en plein air rassemble de vieilles maisons typiques d'origine rurale. Ce «village», avec son église en bois du XVIIIeet ses chaumières passées à la chaux, compose un décor idéal pour des films historiques. Esztergom, cité archiépiscopale, fut la capitale de la Hongrie médiévale. Là eut lieu le sacre de saint Etienne Ier; ce dernier se vit offrir sa couronne par le pape Sylvestre II, qui entendait le remercier d'avoir entrepris la christianisation de ses sujets. La ville demeure le siège de la primatie de Hongrie. La grandiose basilique sorte de réplique légèrement réduite de Saint-Pierre de Rome est la plus grande église du pays, et son puissant dôme règne sur toute la ville. En 1823, peu après que la construction eut démarré, Beethoven offrit de diriger sa Missa Solemnis à l'occasion de la consécration de l'édifice, mais les travaux traînèrent et c'est finalement la Messe de Gran, de Liszt, qui fut exécutée, en 1856. (Gran est le nom allemand d'Esztergom.) Sur le flanc de la basilique, on a dégagé les ruines d'un palais royal du Moyen Age qui ont été intégrées dans le Musée du Château. Le Musée chrétien, logé dans l'ancien palais épiscopal, au bord du Danube, passe pour le musée de province le plus important de Hongrie. Il abrite de superbes peintures italiennes des XIVe XVe siècles. Le plus joli lieu de culte d'Esztergom est sans doute l'église paroissiale Viziváros, du début du XVIIIe siècle. Sa façade bombée constitue une réminiscence du baroque italien. Enfin, il faut voir l'ancienne synagogue (1888) rose, qui évoque une mosquée. |
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