LITUANIE - LETTONIE - ESTONIE
TRéSORS BALTES
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Circuit accompagné 7 nuits
L’avis du spécialiste
Découvrez la richesse et la variété du patrimoine architectural des pays baltes, mêlant gothique et baroque, ruines médiévales et Art nouveau. Profitez des hôtels de charme ou do...
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LETTONIE
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Nos voyages en Lettonie |
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La charmante vieille ville de Riga a été classée au Patrimoine de l'humanité par l'Unesco en 1997. Dans les quartiers modernes, ce sont surtout les maisons Art Nouveau qui méritent une visite. En dehors de la capitale lettone, les quatre provinces du pays offrent elles aussi de nombreuses curiosités culturelles dans des paysages variés: le Vidzeme et la vallée de la Gauja, avec ses forts et ses châteaux; le Latgale, le «pays des lacs bleus»; la province historique du Zemgale, au c ur de la Lettonie, et le palais baroque de Rundale; et le Kurzeme, la partie ouest et nord-ouest du pays, tournée vers la mer. RIGA Plus grande ville et centre industriel des Pays Baltes, Riga regroupe près du tiers de la population du pays. Des nombreux militaires russes autrefois en poste, beaucoup ont pris leur retraite sur place; plus de 40% de ses 760000 habitants ne sont pas Lettons. Mais, si la cicatrisation des plaies humaines est lente, la ville, elle, s'est déjà tournée vers l'avenir. Superbement restaurée au centre à l'occasion de son 800e anniversaire, en 2001, la capitale lettone s'enorgueillit d'être l'une des cités médiévales les plus belles d'Europe du Nord. Son style, son dynamisme aujourd'hui retrouvé lui valurent d'ailleurs le surnom de «Petit Paris de la Baltique». Au cours du premier millénaire, les tribus lives et baltes se retrouvaient déjà en amont de la Daugava, le principal fleuve des Pays Baltes qui se jette dans le golfe de Riga, pour commercer: autour de ce grand marché régional, les conquérants germaniques, venus en croisade convertir les païens, fondèrent Riga en 1201. Des colons de Brême et de toute l'Allemagne du Nord s'installèrent, artisans, marchands, membres du clergé ou aventuriers. Dès 1207, l'embryon de cité s'entourait de ses premiers remparts. Port de la Hanse à compter de 1282, base arrière des chevaliers Livoniens durant plus de trois siècles, Riga connut un Moyen Age brillant, incarné par la construction d'édifices remarquables. A partir du XVIe siècle, les envahisseurs défilèrent, Polonais, Suédois, Russes, laissant chacun des traces de leur passage. Mettant à profit la situation stratégique de la ville et de son port, libre de glace la majeure partie de l'hiver, les Soviétiques, bien plus tard, y amarrèrent leur plus puissante flotte sur la Baltique. La vieille ville (au nord) Ancré sur la rive droite de la Daugava, le vieux centre (Vecr¾ga) est séparé (à l'est) de la ville nouvelle, née au XIXe et au début du XXe siècle, par une couronne de parcs. Largement piéton, il décline ses charmes le long de rues et ruelles pavées, autour desquelles s'alignent églises gothiques, entrepôts germaniques, maisons des XVIIe et XVIIIe siècles en tout 79 bâtiments classés monuments historiques. Pour un aperçu depuis la rivière, de courtes croisières (1 h) sont proposées en été. Cathédrale du Dôme La moitié nord de la vieille ville est centrée autour de la majestueuse cathédrale du Dôme (Doma Bazn¾ca), la plus grande des Pays Baltes. Fondée en 1211 par l'évêque Albert, dans un style roman tardif, elle fut maintes fois remaniée, sans jamais se départir de ses murs en brique de 2 mètres d'épaisseur. Le clocher, carré, est surmonté d'une flèche effilée sur laquelle se perche un coq doré: s'il culmine aujourd'hui à 90 m, il chanta un temps à 140 m de haut! Lors de la Réforme, le mobilier de l'église fut pillé et les effigies des saints remplacées par des dalles mortuaires mises à prix: les plus proches de l'autel étaient les plus chères. Datant pour l'essentiel du XVIIe siècle, l'intérieur révèle de superbes vitraux et un orgue (1884) qui fut à une époque le plus grand du monde. Haut de 25 m, il ne compte pas moins de 6768 tuyaux! Des concerts sont donnés toute l'année. Galerie du Dôme Siège des processions médiévales, la galerie (Doma krusteja) reliant la cathédrale au cloître est un véritable chef-d' uvre de l'art roman de la Baltique (début XIIIe). Voûtée sur trois côtés, elle abrite un musée lapidaire, où est exposé un remarquable ensemble de canons et de porte-canons en bois, de pièces d'architecture et de ferronnerie d'art, ainsi que des vitraux. Ne manquez pas la monumentale Tête de Salaspils, une idole de pierre païenne pesant 780 kilos, redécouverte en l'an 2000. Sa datation est rendue très difficile car de telles effigies semblent avoir été taillées jusqu'au XVIe siècle. L'ancêtre de la girouette de la cathédrale, haute de 2 m, est là aussi: en poste de 1595 à 1985, il est percé de plusieurs impacts de balles! Musée d'Histoire et de la Navigation Tout près, rue Palasta (no4), l'ancien cloître abrite aujourd'hui le beau Musée d'Histoire de Riga et de la Navigation (R¾gas vestures un kugniec¾bas muzejs). Une section est justement consacrée au passé maritime de cette ville de la Hanse (belles maquettes). Une autre, plus importante, se penche à travers mille et un objets du quotidien sur l'histoire de la ville depuis ses origines: photos, costumes, mobilier, peintures jusqu'à la mobylette Riga fabriquée en 1989! Au 2e étage, ne manquez pas le grand Kristops, une statue de bois haute de 2,36 m remontant au tout début du XVIe siècle. Il en existait autrefois trois exemplaires, dont un posté à l'entrée de la ville; celui-ci se dressait sur la rive de la Daugava. Château de Riga De la place de la cathédrale, la rue Pils trace son chemin vers le nord-ouest jusqu'au château de Riga (R¾ga Pils). Edifiée entre 1330 et 1353, la résidence des chevaliers Livoniens abritait à l'origine un couvent. Détruite en 1484, elle fut rebâtie au début du siècle suivant, puis agrandie au XVIIe siècle. Le bâtiment abrite aujourd'hui la résidence du Président, ainsi que le Musée d'Art étranger (Arzemju makslas muzejs), dont les collections assez disparates couvrent toute l'histoire humaine. Les sections les plus importantes sont dédiées à la sculpture et à la peinture d'Europe occidentale (voir surtout la peinture flamande, avec un beau triptyque de la Vierge à l'Enfant de Jacob van Utrecht). Le château sert aussi de cadre au Musée Rainis de Littérature et d'Histoire de l'art de Lettonie, ainsi qu'au Musée d'Histoire (Latvijas vestures muzejs) la Lettonie du néolithique au XIXe siècle, avec une section ethnographique. Maza¯ Pils De la place du Château (Pils Laukums), la jolie rue pavée Maza¯ Pils s'étire vers l'est. Les nos 17, 19 et 21 forment le remarquable ensemble des Trois Frères. La plus belle demeure, au no 17, dont le haut fronton à petites fenêtres évoque un colombier, est aussi la plus ancienne de la ville (XVe). Le no 19, un bel édifice baroque de 1646, abrite le Musée d'Architecture letton (plans, cartes, maquettes ), qui intéressera surtout les spécialistes. Eglise Saint-Jacques La petite rue située en vis-à-vis mène à l'église Saint-Jacques (Sveta Jekaba bazn¾ca), un édifice en briques rouges fondé hors les murs en 1225. Modifiée entre le XIIIe et le XVIe siècle, elle conserve toutefois la seule flèche gothique de la ville. Passée en mains privées après l'expulsion des dominicains lors de la Réforme, elle fut un temps utilisée comme étable, puis comme atelier d'armurerie Selon la légende, lorsqu'une femme infidèle passe au pied de l'église, sa cloche (datant de 1480) se met à sonner! Fortifications Tout près de l'église s'étend le monumental Parlement (Saeima), édifié en 1867. Longez-le, reprenez à gauche la rue Je¯kaba, puis à droite la rue Tornýa. La porte Suédoise (Zviedru varti), percée durant l'occupation en 1698 pour fluidifier le trafic dans la vieille ville, est l'unique porte survivante des remparts de Riga. Gardée par de vieux canons encastrés dans le mur, elle est surmontée d'une bien jolie maison où habitait autrefois le bourreau. Les jours d'exécution, la tradition voulait qu'il mette une rose à sa fenêtre! Au bout de la rue, bordée par une rangée ininterrompue de belles demeures restaurées (magasins), on peut voir la poudrière (Pulvertornis), seule rescapée des tours du XVIIIe siècle incorporées aux fortifications. Elle marquait l'entrée principale de la ville. Pour protéger son stock de munitions, elle fut conçue avec des murs épais de 2,50 m idée judicieuse si l'on en croit les neuf boulets russes qui y sont encore encastrés! Elle abrite le Musée de la Guerre, qui se consacre aux conflits du XXe siècle. Maison des Chats En revenant vers la cathédrale par la rue Meistaru, on passe au pied de la célèbre maison des Chats (no19), dont le toit s'orne de deux effigies de félins placés là pour une raison obscure par le propriétaire des lieux, qui perdit la vie dans ce périlleux exercice La petite histoire affirme qu'un autre résident, marchand de son état, aurait positionné les chats de telle sorte qu'ils exhibent leur postérieur en direction de la maison voisine de la Grande Guilde, dont on lui avait refusé l'entrée Grande et Petite Guildes En vis-à-vis, aux nos 5 et 6 de la rue Amatu, les maisons gothiques de la Grande (Liela Gilde) et de la Petite Guilde (Maza Gilde) rappellent le passé marchand de la ville à l'époque de la Hanse. La première regroupa d'abord les seuls marchands (germaniques), puis les orfèvres, les avocats La Petite Guilde était elle composée des corporations d'artisans. Les deux édifices ont été largement restaurés au XIXe siècle, au point d'en perdre leur patine. Mais on peut encore découvrir, dans la Grande Guilde (devenue salle de concerts de la Philharmonie de Riga), le Münster Hut (1330), où se réunissaient les marchands, et le salon de la Mariée (1521). La vieille ville (au sud) C'est au sud de la rue Kalku, qui divise la vieille ville en son centre, que les premiers grands édifices de Riga virent le jour au tout début du XIIIe siècle. Musée des Arts appliqués et décoratifs Aux nos 10 16 de la rue Skarnýu, l'église Saint-George, qui desservait le premier château des chevaliers Porte-Glaive, abrite le Musée des Arts appliqués et décoratifs (Dekorat¾vas makslas muzejs). L'espace, magnifique avec ses vieilles poutres et sa maçonnerie romane, est dédié aux textiles, à la céramique, la verrerie de la fin du XIXe siècle aux années 1960. Eglise Saint-Jean Plus bas dans la rue, l'église Saint-Jean (Jana bazn¾ca), d'abord simple chapelle, faisait partie intégrante du palais de l'évêque Albert. En 1234, son successeur Nicolas en fit don à l'Ordre dominicain, qui y installa un monastère. Après la Réforme, l'église fut louée au maire de la ville, qui pour un temps y garda son bétail Bien qu'elle ait été plusieurs fois modifiée, on peut toujours admirer son superbe plafond aux voûtes nervurées, ses bancs gravés de l'emblème de la Confrérie des Têtes Noires et la série de scènes de la Passion du Christ ornant le balcon sur lequel s'appuie l'orgue (XVIIIe). Eglise Saint-Pierre Juste en face, la grande église luthérienne Saint-Pierre (Petera Bazn¾ca), dédiée au patron de Riga, fut elle aussi consacrée à l'aube du XIIIe siècle. Le bâtiment actuel, bel exemple d'architecture gothique, date cependant pour l'essentiel de la reconstruction du XVe. La façade ouest, avec sa série de trois portails baroques (fin XVIIe) est splendide. C'est cependant sa flèche en bois qui a fait la réputation de l'église: trop souvent détruite, elle fut reconstruite la dernière fois en 1967, en métal. Elle culmine aujourd'hui à 123,25 m! De sa plate-forme atteinte par un ascenseur, à 72 m, on bénéficie d'une vue plongeante sur les toits de la vieille ville et sur la Daugava. Cinq fois par jour, du sommet est diffusée la chanson folklorique Riga dimd. L'église n'abrite plus que des expositions temporaires. Rue Marstalu S'étirant vers le sud dans le prolongement de la rue Skarnýu, la longue rue Ma¯rstalýu fut à l'époque baroque l'une des plus cotées de la ville. Au no 2, ne manquez pas la maison de Johannes Reitern (Reiterna Nams, 1685), un riche marchand allemand, aujourd'hui siège de l'Association des Journalistes. Derrière le no 8, l'intéressant petit Musée letton de la Photographie (Latvijas fotografijas muzejs) expose vieilles photos, daguerréotypes et exemplaires du fameux appareil miniature Minox, fabriqué à Riga. Il occupe l'un des multiples entrepôts médiévaux des environs, typiques avec leur poutre de levage dépassant encore souvent du fronton. Le plus grand nombre se regroupent sur les rues Alksnaja (dont le nos 7 8) et Vecpilsetas. Maison Mentzendorff Remontez par la rue Kungu vers le no 18 de la rue Gre¯cinieku: à l'angle, la maison Mentzendorff (Mencendorfa Nams) abrite le Musée des Habitants de Riga (R¾dzinieku Maja muzejs). L'intérieur, avec ses meubles d'époque et ses tableaux, redonne vie au cadre du riche marchand qui en fit sa résidence en 1695: Jürgen Helm, chef du conseil municipal et doyen de la Petite Guilde. Remarquez, au rez-de-chaussée, la table du magasin: elle possède un rebord destiné à éviter que les thalers ne tombent par terre! A l'étage, deux pièces sont peintes de fresques du début du XVIIIe siècle, dont un fort bel ensemble inspiré des toiles de Watteau. Musée de l'Occupation Vous achèverez votre visite de la vieille ville sur l'immense Stelnieku Laukums, dominée par le colossal monument des Tireurs lettons. Le Musée de l'Occupation (Latvijas okupacijas muzejs) nazie et soviétique est encore abrité dans l'ancien Musée des Gardes rouges en attendant la construction d'un nouveau bâtiment. Documents, photos, souvenirs et objets ayant appartenu à des déportés, bâtiment reconstitué du goulag peignent une histoire des plus douloureuses. Maison des Têtes Noires A côté, les autorités municipales ont décidé, à l'occasion du 800e anniversaire de Riga, de reconstruire ex nihilo la célèbre maison des Têtes Noires (Melngalvju Nams). Edifié en 1344 et détruit en 1941, le bâtiment a retrouvé sa ligne gothique, avec une splendide façade de la Renaissance flamande. Durant de longs siècles il abrita le siège de la puissante confrérie du même nom et celui de la Grande Guilde très liées, mais en fréquents désaccords. A partir de 1687, seules les Têtes Noires y demeurèrent. Dans le sous-sol, un petit musée expose le résultat de fouilles, ainsi que divers éléments architecturaux. La plus belle pièce est constituée par un superbe Saint Georges terrassant le dragon de 1622. La ville nouvelle A l'est du vieux centre, le canal, bordé par un parc dessiné au milieu du XIXe siècle, marque la limite de la ville nouvelle. Là, entre bancs et statues, se dresse Bastejkalns, la colline du Bastion. Monument de la Liberté Au croisement de la grande rue Br¾¯v¾¯bas (ex-rue Lénine) et du boulevard Rainýa, siège de nombreuses ambassades, le monument de la Liberté (Br¾v¾bas piemineklis), une uvre de 1935 du sculpteur Ka¯rlis Za¯le, symbolise l'ardent combat de la nation pour son indépendance. Les trois étoiles brandies par Milda, ainsi que les Lettons surnomment l'allégorie de l'Etat, représentent ses trois provinces historiques. Haut de 42 m, le monument survécut grâce à sa taille aux occupations nazie et soviétique. Nombreux sont ceux qui, aujourd'hui encore, y déposent des fleurs en mémoire des victimes des dictatures. Parc de l'Esplanade La rue Br¾¯v¾¯bas est bordée par le parc de l'Esplanade, où se dresse l'église orthodoxe russe (Pareiztic¾go katedrale). Edifiée en 1876 1884, elle devint planétarium durant l'ère soviétique! De l'autre côté du parc, le Musée national des Beaux-Arts (Valsts makslas muzejs) occupe un bâtiment massif mais plutôt élégant, élevé entre 1903 et 1905. Il présente une rétrospective de la peinture lettone (fin XVIIIe à 1945) et une petite section d'art russe.Tout proche, au no 6 de la rue Skolas (3e étage), le petit Musée juif (ouvert en semaine seulement) se consacre à l'histoire des juifs de Lettonie, du XVIIIe siècle aux pires heures de la Seconde Guerre mondiale. Edifices Art Nouveau S'il est une chose à ne pas manquer hors du centre-ville, c'est bien l'exceptionnel ensemble d'édifices Art Nouveau (1900), l'un des plus beaux d'Europe, s'alignant le long des rues en direction du nord. Pas un immeuble ne se ressemble: l'imagination débridée et sans cesse renouvelée des architectes a vu fleurir les chimères les plus improbables, des bas-reliefs, des masques, des stucs, des sculptures aux motifs mythologiques, exotiques ou folkloriques Sur la rue Elizabetes, le no 10b (1903), aux nombreuses frises de stuc blanc sur fond bleu, est dû à l'architecte russe Mikhaïl Eisenstein, père du célèbre cinéaste. A droite, rue Antonijas, voyez le no 8, avec des dragons gardant la porte (1904). Puis voici côté gauche la rue Alberta, la plus ornée de toutes: les plus beaux exemplaires se trouvent au no 2a (sphinx gardant l'entrée), au no 4, avec ses dragons et ses lions, au no 13 aussi, superbement restauré. Passé l'angle de la rue Stre¯lnieku se dresse au no 4a le magnifique bâtiment de l'école suédoise d'Economie. Aux environs Avant d'aller vous baigner sur la côte, visitez deux musées en dehors de la ville. Musée de l'Automobile Au c ur de la banlieue résidentielle, à l'est de la ville (rue Eisenstein), le Musée de l'Automobile (R¾gas motormuzejs) possède une collection unique en son genre de véhicules soviétiques ou pris à l'ennemi durant la dernière guerre. Parmi ses pièces maîtresses, citons la Zis 1949 blindée de Staline, qui possédait 12 modèles semblables et en dépêchait plusieurs dans des directions différentes à chacune de ses sorties, la Rolls-Royce de Brejnev, la Horsch 853 de Goering, la Jaguar SS 100 du fils de Staline sans oublier une Stoewer de 1899, la voiture la plus vieille conservée dans l'ancienne URSS. Musée en plein air Un peu plus loin vers l'est, à Bergi au bord du lac Jugla, le Musée ethnographique en plein air de Lettonie (Latvijas etnogra¯fiskais br¾¯vdabas muzejs) regroupe dans une vaste pinède quelque 120 bâtiments en bois des XVIIIe et XIXe siècles, transplantés des quatre coins du pays. Eglise, moulin, fermes et maisons d'artisans meublées authentiquement recréent avec beaucoup de charme la vie de la Lettonie d'hier. Les fins de semaine d'été, des artisans et groupes folkloriques y font des démonstrations. Jurmala A l'ouest de Riga, la côte du golfe, plantée de pins, étire sur près de 30 km ses larges plages sableuses. Eclatée en quartiers verdoyants, d'anciens villages de pêcheurs développés à partir des années 1850, la station balnéaire de Ju¯rmala occupe une longue bande de terre, sorte de cordon littoral séparant la rivière Lielupe et le grand lac Bab¾¯tes du golfe de Riga. Haut lieu de villégiature depuis la fin du XIXe siècle, réputée pour son climat doux et sain, ses boues thérapeutiques et ses eaux sulfureuses la station fut assidûment fréquentée par la nomenklatura soviétique. Si de cette époque datent des hôtels à l'air de blockhaus, Ju¯rmala conserve aussi de nombreuses et parfois somptueuses maisons en bois tarabiscotées. Certaines abritent des musées locaux dédiés à d'anciens artistes ou intellectuels lettons. Fermée après l'indépendance pour cause de pollution, Ju¯rmala a été nettoyée. Si la qualité de l'eau n'est pas encore irréprochable, le plaisir du farniente, les activités balnéaires et sportives, le parc d'attractions aquatiques de Vaivari font qu'elle retrouve chaque été les hordes de baigneurs qui firent ses beaux jours. VIDZEME Au centre et au nord du pays s'étend une région autrefois partagée entre deux tribus: les Lettes (d'origine balte) et les Lives, un peuple finno-ougrien, proche des Estoniens, installé le long de la côte du golfe de Riga. Déchiré à de multiples reprises entre puissances occupantes, le Vidzeme attire par son caractère bucolique, en particulier dans la jolie vallée de la rivière Gauja. Sur ses franges, au village de Dikli, près de Valmiera, les premières Choralies, en 1866, sonnèrent le réveil de la conscience nationale. De Riga à la frontière estonienne, la route longe le plus souvent à distance le littoral du golfe. Le pays, boisé, s'anime l'été auprès de quelques plages. C'est cependant dans l'intérieur des terres que se découvre le vrai charme de la région et surtout dans la vallée de la Gauja, la plus grande rivière de Lettonie. Vallée de la Gauja Longue de 460 km, la Gauja prend sa source sur les hautes terres du sud du Vidzeme, effectuant une boucle presque complète avant de se jeter dans le golfe au nord de Riga. Sur son cours inférieur, entre berges hautes et collines boisées, la vallée de la Gauja forme un grand parc national. Très appréciée des amateurs de canoë et de rafting, la rivière voit alterner longs passages calmes et rapides courts mais parfois tumultueux. Sigulda Ses jolis paysages ont valu aux environs de Sigulda, l'une des principales bases germaniques au Moyen Age, le surnom de «Suisse lettone». Avec ses grottes et ses vestiges de châteaux, l'endroit est l'un des plus visités du pays. En 1207 la région, patrie d'une tribu live, fut divisée entre les chevaliers Porte-Glaive (rive gauche) et l'évêque de Riga (rive droite). Près de l'actuel centre-ville, sur la berge haute dominant la Gauja, les premiers firent élever un château, dont la construction ne fut pas achevée avant 1226. Détruit en grande partie durant la guerre du Nord, il n'en reste que des ruines évocatrices. De là, le regard domine la rivière, tandis qu'au loin se découpent les tourelles en briques du château de Turaida. Château de Krimulda Sur l'autre berge, le château de Krimulda fut bâti quelques années plus tard au sommet d'une butte. Ne le cherchez pas des yeux: seuls subsistent quelques pans de murs engloutis par la forêt. Pour s'y rendre, l'idéal est d'emprunter le téléphérique franchissant la rivière, 40 m au-dessus des flots. On peut aussi prendre le sentier débutant peu après le pont sur la Gauja. Grottes Non loin, creusée dans une courte falaise délimitant la vallée, la petite Grotte de Gutmanis (Gutmana Ala) est connue pour avoir été le cadre du drame qui frappa Maija, la «Rose de Turaida». Ses parois sont gravées d'inscriptions laissées par voyageurs et amoureux, dont les plus anciennes remontent au XVIIe siècle. A deux pas, la grotte de Viktor (Maza Ala), portant le nom de l'ami de c ur de Maija, est plus petite encore. On rejoint le plateau supérieur par une série de 400 marches ou par la route. Château de Turaida Point d'orgue d'une visite à Sigulda, le château des archevêques de Turaida (Turaidas Pils) se perche sur le bord de la déclivité dominant la Gauja. Edifié en 1214 en briques rouges en lieu et place d'un ancien bastion en bois live, il perdit son importance stratégique après la guerre de Livonie (1558 1583) et partit en partie en fumée en 1776. Largement restauré trop diront certains , il conserve une tour principale, du sommet de laquelle la vue sur l'enceinte et les méandres de la Gauja est spectaculaire. Un autre bâtiment abrite une exposition sur l'histoire du château et des Lives: bijoux, armes, reconstitutions de scènes historiques et quotidiennes retracent l'histoire de ce peuple converti de force et aujourd'hui assimilé. Avant d'atteindre le château, le visiteur passe auprès d'une jolie petite église en bois (1750), l'une des plus anciennes de Lettonie. Tout contre, au pied d'un vieux tilleul, s'ancre la tombe solitaire de la «Rose de Turaida» (1601 1620), auprès de laquelle, traditionnellement, les jeunes mariés viennent déposer des fleurs. Derrière s'étend un jardin de sculptures, dont les sujets s'inspirent des chansons traditionnelles lettones. Parc animalier letton A 15 km de Sigulda (vers L¾¯gatne), le parc animalier letton regroupe dans de vastes enclos des animaux de la région. L'endroit, très apprécié des enfants, fait aussi office de centre d'activités. Cesis Toujours plus en amont, la petite ville de Ce¯sis marque le second temps de la découverte de la vallée de la Gauja. Intégrée au parc national, elle conserve au centre quelques bâtiments témoignant de son ancien rôle de bastion de l'Ordre livonien. Château Edifié au début du XIIIe siècle, le château des chevaliers, avec ses murs ouverts sur le ciel, sa tour et son donjon, dessine l'une des plus belles ruines de Lettonie. C'est du parc l'entourant, organisé autour d'un plan d'eau et d'une église orthodoxe russe (1845), que la vue est la plus belle. On y accède par le Musée d'Histoire et d'Art de Ce¯sis, abrité dans le nouveau château (bâti en 1777). Les résultats des fouilles effectuées sur le site et dans les environs y sont exposés beaux bijoux du haut Moyen Age découverts dans des sépultures, histoire de la ville et de la région. Du sommet de la tour Ladermacher, on jouit d'un joli point de vue sur les ruines et l'église Saint-Jean voisine. Centre-ville Dominant le centre, l'église Saint-Jean (Sv. Jana Bazn¾ca), consacrée en 1287, a été retouchée à de multiples reprises. Luthérienne, de style gothique, elle abrite des pierres tombales de chevaliers Livoniens (XVe XVIIe), malheureusement pour la plupart très abîmées. A deux pas, dans la rue R¾gas, la principale artère commerçante de Cesis, voyez au no 16 la maison Seller (1788) et au no 7 l'Hôtel de Ville (1767), dont la façade s'orne des armes de la cité un chevalier en armes devant le château. Lielstraupe A 25 km à l'ouest, le bourg de Straupe fut membre de la Hanse au XIVe siècle! De ce passé fécond, il conserve le beau château de Lielstraupe, joliment situé en surplomb de la rivière Brasla. Fondé au XIIIe siècle, il fut reconstruit ultérieurement dans un style baroque. Valmiera Marquant la limite nord du parc national de la Gauja, Valmiera s'étale le long d'un coude de la rivière. Fort endommagée durant la dernière guerre, la ville conserve surtout son église luthérienne Saint-Simon (Sv. S¾mana Bazn¾ca), l'une des plus vieilles de la campagne lettone, consacrée en 1283. Elle fut rénovée en 1739 après avoir brûlé lors de la guerre du Nord. Un dédale d'escaliers grimpe au sommet du clocher, perché à 50 m au-dessus du centre et de la rivière. Tout contre l'église voisinent les ruines d'un château livonien, simples pans de murs et fondations, un petit musée ethnographique d'intérêt local et un belvédère offrant un point de vue sur la Gauja. Mazsalaca A moins de 20 km de l'Estonie, la bourgade de Mazsalaca mérite le détour pour son joli parc qui s'étend le long des berges de la rivière Salaca. Depuis le manoir de Valtenburg (1780), à 2 km du centre-ville, le sentier de Skanais Kalns (3 km), que l'on peut emprunter à pied, en vélo ou en voiture s'approche de groupes de sculptures sur bois disséminés en essaims au c ur d'une belle forêt gnomes, chevaliers, animaux, personnages issus du folklore médiéval, etc. D'agréables sites de pique-nique ont été aménagés sur les berges hautes de la Salaca, qui s'écoule doucement en contrebas entre pins et feuillus, au pied de petites falaises de grès rouge. Le nord-est Le nord-est du Vidzeme, légèrement plus accidenté que le reste du pays (le mont Gaizinkalns est à 311 m le point culminant de la Lettonie), n'est guère visité. Ses principaux points d'intérêt se trouvent à Alu¯ksne, connu pour son Musée de la Bible E. Gluck, nommé en l'honneur de celui qui, le premier, traduisit la Bible en letton au XVIIe siècle, et au musée en plein air Otte, situé près de la rivière Paparze, en direction de Gulbene. Il recrée l'ambiance d'une ferme typique de la région, avec sa grange, son grenier à blé et, surtout, son moulin construit en 1785 et toujours en état de fonctionnement. Plus au sud, Cesvaine abrite un étonnant château (1890 1897), devenu école, mêlant sur un faux air médiéval tous les styles architecturaux. Latgale S'étirant loin de Riga, jusque dans l'angle sud-est du pays, le Latgale s'étend de part et d'autre du fleuve Daugava. Adossé à la Russie et la Biélorussie, il appartint longtemps au royaume de Pologne (1561 1772), formant depuis cette époque le principal bastion catholique de la Lettonie. Dans la partie la plus élevée de la région s'étend le bien nommé «pays des lacs bleus». Vallée de la Daugava Le long de la vallée de la Daugava, voie de pénétration naturelle, serpentant entre les confins du Vidzeme au nord et les derniers retranchements du Zemgale au sud, villes et bourgades s'ancrent souvent au confluent de plus petites rivières. Souvenir du temps où la région était divisée en multiples comtés, beaucoup possèdent des ruines plus ou moins intactes de châteaux forts livoniens c'est le cas de Lielvarde, Aizkraukle, Koknese (en partie noyé), Krustpils, etc. Deux musées dédiés à des figures majeures de la littérature lettone servent en outre de prétexte à une visite: à Lielvarde, celui d'Andrejs Pumpurs (fin XIXe), auteur de textes épiques consacrés au mythe de Lacplesis, héros populaire mi-homme mi-ours, s'entoure d'un parc où se dressent des statues de bois inspirées de ses thèmes de prédilection. Aizkalne A Aizkalne, près de Dunava, loin en amont, le musée du poète Janis Rainis, le plus célèbre écrivain du pays, détaille son combat contre l'oppression politique et sociale au tournant du XXe siècle, ainsi que sa déportation en Sibérie et son exil suisse. Idéologue d'un Etat letton indépendant, il fut député et ministre durant les quelques années de liberté nationale. Daugavpils Deuxième ville du pays (129000 habitants), Daugavpils («château de la Daugava»), proche de la frontière lituanienne, ne retient guère le visiteur. Industrielle et sans grand charme, elle possède une population à 90% russophone, héritage de l'immigration soviétique. Il vaut toutefois la peine de s'y rendre pour admirer la gigantesque forteresse russe de 1810, seul véritable vestige du passé. Kraslava En amont, la Daugava serpente entre de hautes berges, atteignant par endroits, d'ici à Kraslava, près de 40 mètres. L'église catholique de cette bourgade (XVIIIe) ne compte pas moins de 12 autels! Le pays des lacs bleus Le véritable centre religieux du Latgale se situe plus au nord: à Aglona, village près duquel furent élevés à la fin du XVIIIe siècle, avant la prise du territoire par la Russie, une basilique et un couvent catholiques. Centres de pèlerinages pour l'Assomption, ceux-ci furent restaurés en 1993 à l'occasion de la venue en Lettonie du pape Jean-Paul II. Là commence le «pays des lacs bleus», région pittoresque qui voit alterner collines boisées et plans d'eau. Dans le triangle formé par Aglona, Kraslava et Ezernieki, on ne compte pas moins de 300 lacs, petits et grands. Le plus beau est probablement celui d'Ezezers, aux berges très irrégulières, avec ses innombrables baies et ses 36 îles. Plus au nord, le lac Razna (Raznas ezers), niché dans l'écrin des collines, est le deuxième plus grand de Lettonie. Plus loin encore, la ville en majorité russophone de Rezekne forme la porte d'accès nord au «pays des lacs bleus». On y trouve un musée d'histoire et de culture lettones. ZEMGALE S'étendant entre Riga et la Lituanie, au centre du pays, la petite région du Zemgale (la Semigalle), largement agricole, est aujourd'hui comme hier la plus riche de Lettonie. Dernier territoire à se rendre aux chevaliers Livoniens, à la fin du XIIIe siècle, elle fut intégrée en 1561 au duché indépendant de Courlande (qui comprenait aussi l'actuel Kurzeme). Château de Bauska A 68 km au sud de Riga, le château de Bauska domine de son promontoire la rivière Memele, peu avant qu'elle ne forme la Lielupe. Edifié par les chevaliers Livoniens au milieu du XVe siècle pour mieux assurer leur emprise sur le Zemgale, il fut plusieurs fois détruit et restauré. On distingue les vestiges du château médiéval, avec ses murs et sa tour en briques rouges, du château plus récent et mieux conservé des ducs de Courlande. Une aile restaurée du premier abrite un musée, en fait une exposition consacrée à l'histoire du château. Palais de Rundale A moins de 15 km à l'ouest se trouve le palais de Runda¯le, un bijou baroque entouré d'un vaste jardin à la française. En 1734, l'ambitieux comte Ernst Johann Biron, favori et Premier ministre de l'impératrice russe Anna Ivanovna («Anne la Sanglante»), chargea Bartolomeo Rastrelli (1700 1771), le célèbre architecte italien du palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg, de lui dessiner une résidence d'été. Des artisans venus de toute l'Europe gagnèrent ce coin perdu du Zemgale, tandis que des militaires russes étaient envoyés en renfort. En 1740, à la mort de sa protectrice, Biron se retrouva exilé; la construction fut abandonnée. De longues années s'écoulèrent avant que la Grande Catherine II lui rende son titre. Rastrelli revint en 1764 achever ce qu'il avait commencé 30 ans plus tôt Conçu le long d'un axe symétrique de 2 km, le château, aux tons chauds, est précédé d'une vaste cour créant à l'arrivée une perspective de toute beauté. De ses trois ailes, délimitant une cour, deux ont été entièrement restaurées. Chandeliers en cristal, tentures en soie, stucs réalisés par l'équipe du Berlinois J. M. Graff, fresques peintes par des artistes italiens, rien n'était trop beau. Toutes les pièces ouvertes à la visite ont été remeublées dans le style rococo en vigueur dans les années 1760. Les meubles d'origine ont été emmenés en 1795 par le duc Pierre, fils d'Ernst Johann, au château silésien de Sagan, lorsque la Courlande perdit son indépendance. Parmi les plus impressionnantes des 138 pièces du château figurent la salle du Trône, avec ses miroirs, ses ors et son plafond peint à l'italienne, ainsi que l'exquise galerie blanche, qui tenait lieu de salle de bal. Dans la troisième aile se trouve une exposition consacrée à l'histoire du château et des ducs de Courlande. Le rez-de-chaussée abrite un musée des arts appliqués et du mobilier (XVIe XIXe) et une annexe, à l'entrée, un musée d'art sacré. Ne manquez pas, enfin, de vous promener dans le vaste parc, aux grandes allées semées de buis, de pavillons et de fontaines. Jelgava A 35 km de là, la grande ville industrielle de Jelgava fut durant plus de deux siècles la capitale du duché de Courlande. Important centre culturel aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle conserve un palais baroque (palais Rastrelli) plus grand encore que celui de Rundale (300 pièces)! Le palais des ducs, en cours de restauration, abrite aujourd'hui une école d'agronomie. On peut aussi voir sur place le tombeau familial des ducs de Courlande. KURZEME Maritime, l'ouest du pays, avec ses 360 km de côtes, s'ouvre sur le golfe de Riga et sur la Baltique. Dans l'intérieur des terres, la forêt reste dominante. Traditionnellement partagée entre deux tribus, les Lives (finno-ougriens) et les Coures (baltes), la région forma en 1561 avec le Zemgale voisin le duché de Courlande, sous lequel elle connut une grande prospérité. En 1651, le duc Jacob se lança dans la colonisation, achetant une île du delta de la Gambie, et l'île antillaise de Tobago! Finalement intégré à la Russie en 1795, le territoire, hors des grands axes, est aujourd'hui assez peu peuplé si ce n'est chaque été par des milliers de cigognes. Villes du Nord Dans tout le nord du Kurzeme, plusieurs petites villes présentent un aspect similaire: un vieux centre où se dressent encore parfois quelques maisons de bois, une vieille église germanique, avec sa forte tour carrée surmontée d'un clocher et, bien souvent, une tribune s'avançant à moitié de la nef, un musée d'histoire local, sans oublier les manoirs bourgeois des siècles passés et les ruines de châteaux de l'Ordre livonien. C'est le cas de Tukums, avec son église luthérienne de 1644, le château néo-classique de Durbe (1820) et le palais de chasse en briques rouges de Jaunmoku (1901), inspiré par l'Art Nouveau. Edifié à 6 km à l'ouest de la ville pour un ancien maire de Riga, il abrite une exposition d'histoire naturelle. Milzkalne A Milzkalne, à 5 km au nord-ouest, on peut voir l'ensemble de Schlockenbek, dernier exemple de manoir fortifié du XVe siècle des Pays Baltes, édifié par un vassal de l'Ordre livonien. Jaunpils A 30 km vers le sud, ce bourg conserve le seul château de l'Ordre livonien qui ne soit pas à l'état de ruine. Bâti en 1301, il fut concédé par l'Ordre au comte Thies von der Recke en 1559 et resta dans la famille jusqu'en 1922! Peu modifié à l'extérieur, il l'a été largement à l'intérieur, à l'exception de sa belle cour pavée aux fortes arcades. On peut visiter l'église luthérienne (1592) voisine, qui possède un maître-autel et une chaire du XVIIe siècle, ainsi que le moulin (1816). Kandava et Sabile Plus à l'ouest enfin, Kandava et Sabile sont nées toutes deux dans le creux de la jolie vallée de l'Abava. La première vaut le détour pour sa grande église luthérienne blanche (1736) dominant la bourgade (chaire baroque). La seconde resta jusqu'au XVIIe siècle un haut lieu de la culture de la vigne les plus septentrionales du monde! On y trouve encore quelques ceps et, sur l'autre versant de l'Abava, le Musée Pedvale, exposant en plein air sculptures abstraites et installations diverses. Talsi et Dundaga Autre petite ville, même scénario: Talsi, centre économique du nord du Kurzeme possède une belle église de 1567 et de vieilles maisons. A 35 km vers le nord-ouest, le bourg de Dundaga est connu pour son grand château fondé vers le milieu du XIIIe siècle, réputé abriter le fantôme de la «Vierge verte», emmurée vivante pour avoir désobéi Le littoral Sur le littoral de la baie de Riga, bordée de longues plages adossées à des forêts de pins, les villages de pêcheurs de harengs sont encore tout engourdis. A la pointe de Kolka, le golfe s'ouvre sur la Baltique face à l'île estonienne de Saaremaa. Dans le prolongement du monument orange en forme de soleil, les violents courants parcourant le détroit ont formé un récif long de 6 km. Lors des tempêtes, des vagues de 7 m se forment parfois. Parc national de Sl¾¯tere Zone de migration importante, la péninsule fait partie du parc national de Sl¾¯tere, qui s'étend le long de la côte des Lives, bordant le détroit. Réputé pour sa biodiversité, il se résume en trois mots: dunes, faune et forêt primaire, que traverse la piste littorale. Entre Gipka et Ovisi, quatorze villages de pêcheurs lives ont été classés, dont Kosrags, avec ses maisons en bois du XVIIIe, et Vaide, où se trouve un musée un rien saugrenu (Ragu Kolekcija): durant toute sa vie, un garde forestier a en effet constitué une collection de cornes et de bois de cerfs, dont certains portent les traces d'attaques de loups. A Mazirbe, la Maison des Lives aborde leur culture. Ventspils Principal port de Lettonie, Ventspils, malgré son rôle industriel, a conservé au centre une certaine harmonie, avec ses rues pavées et ses quelques vieilles maisons restaurées. Là, sur la rive gauche de la Venta voisinent une belle église luthérienne allemande (1835), un marché, des édifices Art Nouveau (sur la rue Pils) et, au no 3 de la rue Akmenýu, dans un beau bâtiment baroque, le Musée d'Art et d'Histoire. D'ici peu, celui-ci devrait emménager dans le château de l'Ordre livonien, dont la restauration s'achève; édifié au XIIIe siècle, il a été très largement remanié. On peut encore profiter de la belle plage de Ventspils (drapeau bleu), se promener sur les longues jetées fermant l'entrée du port ou visiter le Musée de la Pêche en plein air (2 rue Rinku): maisons de pêcheurs, bateaux, ancres, outils, moulin évoquent les siècles passés. Kuld¾ga En amont sur la Venta, la petite ville de Kuld¾ga est, avec ses maisons en bois, la plus pittoresque du Kurzeme quoique un peu défraîchie. Capitale du duché de Courlande de 1561 à 1573, le bourg, avec son ambiance de village, se rassemble autour de la place Ra¯tslaukums, avec au no 7 la plus vieille maison en bois de la province (1670) et, au no 5, un ancien Hôtel de Ville de la même époque, en bois lui aussi. Rue Liepajas se dresse un superbe grenier à blé restauré du XVIIIe siècle. Par la rue Raina, en face, on atteint l'église catholique de la Sainte-Trinité (Sv. Tr¾sv¾enthas bazn¾ca), consacrée en 1640 et réputée pour son bel intérieur baroque assez sobre. L'autel principal a été offert par le tsar de Russie Alexandre Ier. Au nord de la place, on découvre l'église luthérienne Sainte-Catherine (Sv. Katrina bazn¾ca), reconstruite en 1672 après un incendie et, au niveau du pont sur la rivière Aleksþp¾¯te, un vieux moulin de 1807. Juste au-dessus, le site de l'ancien château des chevaliers Livoniens, détruit durant la guerre du Nord, est occupé par un agréable jardin de sculptures. Derrière la maison du gardien (1735), le Musée du District (belles épées en bronze et bijoux du haut Moyen Age) occupe une maison en bois et pierre qui hébergea le pavillon russe lors de l'exposition universelle de Paris en 1900. Il surplombe la rivière Venta, barrée par la «chute» de Kuldigas Rumba, en fait un simple saut de 1 à 2 m, mais étiré sur 250 m de large. Liepaja L'itinéraire à travers le Kurzeme s'achève à Liepaja, au sud-ouest du pays. Troisième ville de Lettonie, établie sur un large cordon littoral séparant la mer de deux lacs, la cité est largement industrielle. Tout juste peut-on y voir quelques bâtiments Art Nouveau, un Musée d'Art et d'Histoire et, dans l'église de la Sainte-Trinité (XVIIIe), le plus grand orgue d'Europe. |
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