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Dubaï - Oman

TERRE DES SULTANS

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Circuit accompagné 9 nuits


De la mer d'Oman au détroit d'Ormuz, découvrez les traditions ancestrales d'un peuple hospitalier, digne héritier de Sinbad le marin. Vous plongerez dans l'Arabie des contes et légendes, où se succèdent montagnes aux couleurs...

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OMAN
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Images Oman
Le Grand Mascate appelé aussi «région capitale» est formé de trois villes, séparées géographiquement par des collines, chacune ayant gardé son identité propre: Mascate, l'ancien port, Matrah, au nord-ouest, centre de commerce et port principal d'Oman; Ruwi enfin, dans une vallée un peu à l'intérieur, devenue récemment un centre commercial et administratif.

Mascate (Muscat)
Capitale depuis la fin du XVIIIe siècle, les sombres collines qui l'entourent sur trois côtés l'empêchent de s'étendre à volonté. Ses remparts sont percés de quatre portes, utilisées de nos jours pour canaliser le trafic: on entre par la porte principale, Bab al-Kabir, et on sort par Bab al-Waljat; Bab al-Mathaib est réservée au trafic lourd, Bab al-Saghir aux piétons et aux ânes. Les vieux quartiers n'offrent guère de curiosités, mais la plupart des touristes aiment flâner dans ces ruelles en pente où règne encore l'atmosphère d'antan. Sur la droite de la British Bank, ne manquez pas le Bait al-Zubair, un passionnant musée présentant une collection de joaillerie et de costumes traditionnels féminins de différentes régions d'Oman.

De la grande porte, dirigez-vous vers Wadi al-Kabir. Plus loin, au-delà d'un vieux cimetière, vous gagnerez Tawiyan al-Alwiyat, la place des Puits. (Des b ufs tournent toujours autour d'un de ces puits.) A l'est et à l'ouest, la ville est gardée par deux forts, bâtis par les Portugais sur des fondations arabes à la fin du XVIe siècle. Le seul accès à Mascate était alors par la mer et ces lourds bâtiments de pierre rendaient le port quasiment imprenable. Dans les années 1970 encore, on tirait le canon depuis les deux tours chaque soir, lors du bouclage des portes de la ville. Ces forteresses, occupées par la police et l'armée, sont fermées au public. Le fort Jalali, à l'est, servit jadis de prison, alors que le fort Mirani, où subsistent de vieux canons de bronze, héberge la garde du sultan.

L'imposant palais du souverain se dresse fièrement sur le front de mer. Autour, de belles maisons omanaises marient les styles arabe, indien et portugais. Vous remarquerez les portes sculptées et les hauts murs, qui ont au moins un mètre d'épaisseur, afin d'empêcher la chaleur de rentrer. Çà et là, des bougainvillées pourpres éclaboussent les murs éblouissants de blancheur. A proximité de la grande porte, l'une des plus séduisantes de ces demeures, Beit Fransa, abrita l'ambassade de France. Elle est à présent un musée, comme Beit Nadir, du XVIIIe siècle, dans la grand-rue.

Matrah (Mutrah)
Le site, bien qu'entouré lui aussi de reliefs, ménage plus d'espace que celui de Mascate. L'expansion actuelle est bien visible le long de la route côtière au tracé incurvé, la Corniche, où banques et immeubles de bureaux récents alternent avec de vieilles maisons de style omanais ou indien. Mina Qabus, port moderne et actif, accueille paquebots, cargos et dhows, boutres en bois d'autrefois. Sur une colline dominant la baie veille le fort de Matrah, entièrement bâti par les Portugais dans les années 1580. Là encore, vous ne pourrez pas entrer, par contre, les photos sont autorisées.

Grande attraction locale, le souk regorge de soieries indiennes, d'objets anciens ou de poteries, et présente des monceaux d'épices et de fruits colorés. Certaines des échoppes les plus prisées par les indigènes et les étrangers se sont spécialisées dans les bijoux en argent.

Matrah a beau s'enorgueillir de son nouveau centre de pêche, l'ancien marché au poisson, dans le secteur affecté aux dhows, reste fort animé. C'est de bon matin (dès 6 h 30) qu'il faut le parcourir. Des marchands de coquillages y ont aussi leurs étals.

Ruwi
Faute de place en suffisance à Mascate ou à Matrah, de nombreux services essentiels ont été installés à Ruwi. La foule, dans les rues, reflète un mélange ethnique extraordinaire. Les hôtels sont devenus des points de rencontre pour hommes d'affaires, et un certain nombre de petits restaurants répondent maintenant à la demande d'une clientèle de passage cosmopolite.

Le vieux fort Beit al-Falaj, au nord du centre-ville, fut construit à la fin du XVIIIe siècle comme résidence d'été du sultan. Transformé en Musée des Forces Armées et administré par l'armée, il retrace l'histoire d'Oman des temps préislamiques au passé récent, lorsque le sultan écrasa les rébellions du djebel Akhdar et du Dhofar. La tour de l'horloge constitue un repère facile, surtout la nuit: une de ses faces est garnie d'écrans de télévision!

Qurm
Cet ancien village de pêcheurs (à 6 km à l'ouest de Matrah) a émergé en tant que zone résidentielle moderne absorbée par le Grand Mascate. Il comprend une réserve naturelle. Si vous désirez en savoir plus sur Oman, les trois musées du quartier des ministères, Medinat Qabus, méritent une visite.

Le Musée national occupe un petit bâtiment blanc à côté du Ministère de l'Information. Il couvre l'histoire, la culture et l'architecture du pays; les arts et l'artisanat omanais font aussi l'objet d'une présentation. L'entrée est libre; demandez le guide gratuit en anglais et en français.

Le Musée des Enfants, près du Ministère des Affaires étrangères, propose des expositions scientifiques interactives qui intéresseront petits et grands.

Le Musée d'Histoire naturelle, quant à lui, couvre la géographie et la géologie, ainsi que la flore et la faune d'Oman. Il souligne les efforts réalisés pour la protection d'une nature bien adaptée à des conditions souvent rudes, certes, mais aujourd'hui menacée par l'extension des activités humaines.

Forts et forteresses
L'histoire d'Oman se lit dans la pierre ou le pisé de mille et un ouvrages défensifs, grands bastions surveillant la côte ou tours de guet coiffant tant de collines. Proche de la route menant de Rustaq à la côte, le village d'Al-Hazm possède une intéressante forteresse datant principalement du début du XVIIIe siècle, bien que certaines parties remontent à 1512. Le Sultan ibn Saïf II, bâtisseur du fort, y est enseveli. A l'étage, l'une des pièces servait de mosquée: le mihrab, ou niche de prière, creusée dans le mur, en témoigne; il existait aussi probablement une école coranique. Remarquez, dans la pièce directement au-dessus des portes, les ouvertures par lesquelles on examinait les visiteurs et par où on versait de l'huile bouillante sur l'ennemi. Sur les toits, de vieux canons provenant du fort Mirani à Mascate sont aux armes des rois du Portugal.

Rustaq fut la capitale du pays à diverses reprises au Moyen Age et jusqu'à l'aube du XVIIIe siècle. Etablie sur une source, sa forteresse, Qalat al-Kesra, fut édifiée par étapes à partir de la fin de l'époque sassanide (VIIe siècle). Grimpez sur les tourelles: de là, la vue est magnifique. Juste à côté de l'entrée du fort se trouve un petit souk.

A environ 170 km de Mascate, Nizwa constitue un but d'excursion très couru pour une journée. Cette cité attrayante est le centre de l'artisanat d'Oman. Le vendredi matin, le marché en plein air rassemble des gens de la région autour de ses fruits et légumes et de ses bestiaux. Autrement, vous verrez sans doute, des marchands proposer leurs produits sur le plateau de leur camion, devant la mosquée à dôme bleu. Au-delà de cet édifice, cependant, le souk a gardé tout son charme en dépit d'une reconstruction récente. Dans les allées reculées, vous tomberez vraisemblablement sur des fabricants de khanjars (poignards) à l' uvre. De l'autre côté de la mosquée, le fort du XVIIe siècle servit durant 300 ans de palais, de prison et de siège du gouvernement.

Voisine de Nizwa, Bahla fut la capitale d'Oman au XVe siècle. Son énorme forteresse corsetée de murailles (12 km) en pisé passait pour un nid de magiciens, sorcières et devins. La forteresse de Jabrin, à 50 km à l'ouest de Nizwa, a été restaurée et remeublée. A l'origine, c'était un palais, et les remparts furent ajoutés plus tard. Avec ses plafonds peints et ses balcons délicatement sculptés, le fort du XVIIe siècle est l'un des plus beaux exemples d'architecture omani.

Le village d'Al-Hamra, situé dans les montagnes au nord de Bahla, vaut le détour pour ses maisons en pisé. Quant au village de Misfah, il se distingue à peine de la falaise dans lequel il a été taillé. Ombragées par des citronniers, ses ruelles serpentent entre des habitations étagées: on dirait des grottes creusées dans le roc, et des escaliers en colimaçon livrent accès à des terrasses vertigineuses.

Il y a mille ans environ, Sohar (Suhar), sur la côte au nord de Mascate, alors trois fois plus étendue qu'aujourd'hui, était le plus grand port du monde islamique. Son fort, flanqué de six tours rondes, date du XVIIe siècle.

Oasis de Buraïmi
Dans l'intérieur, par-delà les montagnes en venant de Sohar, cette grande oasis où l'eau abonde est partagée entre Oman et les Emirats Arabes Unis. Muni du laissez-passer délivré par le service de l'immigration (Ministère de l'Intérieur), vous y accéderez par la route. Sur place, vous franchirez librement la frontière entre la partie omanaise et la ville moderne et vaste d'al-Aïn, aux Emirats. Jusque dans les années 1950, la frontière en question resta mal définie. Le Cheikh Zayed lui-même chassa une occupation temporaire de l'oasis d'Al Aïn par les Saoudiens.

Un bon millénaire durant, Buraïmi fut un relais commercial et un carrefour caravanier d'importance. Ses souks ou ses marchés au bétail attirent toujours les Bédouins de la région. Témoins du passé, plusieurs forteresses pittoresques contrastent avec les bureaux et les hôtels de luxe équipés de l'air conditionné. Les remparts du fort al-Khandaq (du XVIIIe siècle, mais restauré) font un excellent belvédère d'où la vue embrasse l'oasis et le désert

Musandam (Masandam)
Séparée d'Oman par un territoire relevant des Emirats, la presqu'île accidentée de Musandam forme, avec une poignée d'îles, la côte sud du détroit d'Ormuz. En face, l'Iran n'est qu'à 50 km. Les superpétroliers, acheminant une part importante du brut mondial, se succèdent pour entrer dans le Golfe ou en sortir. Ils se tiennent dans les eaux territoriales du Sultanat, où veille sa flotte.

La côte au sud de Mascate
Grâce à son mouillage naturel et sa situation idéale, Sour (Sur) fut durant des siècles un port important: Marco Polo, qui y relâcha au XIIIe siècle, rapporta que bien des vaisseaux venant d'Inde y faisaient escale, livrant épices et produits variés, et repartant avec de beaux destriers.

Aujourd'hui, Sour est moins animé, mais ses plages sont superbes. Un bac gratuit vous mènera à Ayga, un petit village où l'on construit encore les boutres (dhows) traditionnels. Chargés de glace, les boutres passent quinze jours en mer, rapportant leur pêche qui est partiellement séchée et utilisée pour nourrir le bétail comme c'était déjà le cas à l'époque de Marco Polo.

Située à 1000 km au sud-ouest de Mascate sur l'océan Indien, parmi les palmeraies, Salalah est le chef-lieu de la province du Dhofar et la deuxième ville du pays. Jadis un port très animé faisant commerce de l'encens récolté durant des siècles sur les collines alentour, c'est aujourd'hui une ville moderne qui a néanmoins conservé son charme et son cachet d'antan. De blanches maisonnettes couvertes de bougainvillées alternent avec des gratte-ciel, souks et grandes surfaces accueillent une foule de touristes, tandis que se mêlent fièrement mosquées anciennes et récentes. La côte est une merveille: splendides plages de sable blanc baignées par la mer claire et chaude, douces brises murmurant dans les cocotiers et les bananeraies. Grâce à la mousson d'été, il y fait frais et tout est vert, alors que le reste du pays étouffe. Le musée, logé dans le Centre culturel (route Al-Robat), présente des inscriptions en anciens caractères sud-arabiques, ainsi que des poteries, coquillages, outils, armes, costumes traditionnels et bijoux.

Le Nouveau Souk, simple marché d'alimentation, n'a rien de particulier. En revanche, le souk des orfèvres de la rue Al-Nahdah mérite une visite.

Toujours sur la côte, Khor Rori (à 40 km à l'est de Salalah) est l'ancien Sumhuram. Ce port expédiait de l'encens par bateau vers l'est, ou par radeau en direction de Qana, au Yémen, d'où la précieuse résine repartait vers Damas, Jérusalem ou l'Egypte. Selon la tradition, le roi Salomon en personne aurait débarqué en ce port, aujourd'hui comblé depuis longtemps. Des ruines, datant surtout du Ier siècle apr. J.-C., forment un site archéologique en cours de fouilles.

Au village de Taqa, non loin, on construit encore des bateaux et des radeaux suivant des techniques ancestrales. Le chef local (wali) habite une maison fortifiée saisissante. Les carrières fournissent une bonne partie des pierres dont se parent les plus beaux bâtiments de Salalah.

A Mirbat, la plupart des habitations, aux portes toutes sculptées, font honneur aux traditions omanaises.

Enfin, Mughsail (à 30 km à l'ouest de Salalah) présente de longues et belles plages.

Dans l'intérieur
Le djebel al-Qara est le fief de tribus montagnardes, de bergers. Un bouquet de palmiers trahit çà et là la présence d'un modeste village. Des tours de guet en ruine coiffent des pointes rocailleuses. Les labours sont effectués par des b ufs attelés à une charrue. Un réseau de faladj fort ancien assure l'irrigation des champs d'ail ou d'oignons, des plantations de dattiers et des vergers cerisiers ou citronniers.

Creusé de vallées d'oued, le djebel offre des buts d'excursion à atteindre en 4x4: les sources d'Aïn Arzat; le Wadi Darbat, à l'eau abondante; les bassins d'Ayun. Les étranges pierres levées de Wadi Ghudun valent le détour: groupées par trois en général, ces témoins de la préhistoire signaleraient d'antiques sites funéraires. Wadi Hanoun fut un point de collecte et d'entreposage de l'encens, qu'on réexpédiait par caravanes vers le nord ou, au sud, jusqu'à l'ancien port de Sumhuram.

Le secteur de Thumrait (situé à 80 km dans l'intérieur) est connu pour son décor désertique. Vers le nord, le long ruban asphalté de la route de Mascate suit la vieille piste caravanière traversant le Jiddah. Si hostile que paraisse la contrée, c'est là que vivent les Harasi, des Bédouins probablement originaires de l'Ethiopie et qui parlent leur propre langue. Quelques bâtiments croulants voués à l'oubli ils indiquaient d'anciens points d'eau cèdent la place à leurs équivalents modernes, gîtes et stations-services.

Tout près de la petite oasis de Shisr au nord de Thumrait se trouvent les ruines d'Ubar, une ville qui, jusque dans les années 1990, était enfouie sous le sable. Les archéologues ont déjà mis au jour certaines parties de la cité, des vestiges qui ne vous sembleront peut-être pas exceptionnels au premier abord, mais dont la signification ne doit pas être sous-estimée. En effet, la ville, située jadis sur la route de l'encens, remonterait à 4000 ou 5000 ans, et, grâce à sa position stratégique, serait devenue particulièrement riche.

Plus loin encore à l'intérieur, le légendaire Rub al-Khali chevauche la frontière avec l'Arabie Saoudite. C'est le «Quartier vide», qui déroule à l'infini ses paysages lunaires: dunes, formations épineuses éparses et rocailles, où ne s'aventurent que les Bédouins les plus endurcis ou les expéditions les mieux préparées

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