Il n'y a pas de voyage pour votre sélection, vous pouvez renouveler votre demande en changeant les critères de sélection.
|
SYRIE
|
Nos voyages en Syrie |
|||
| Intro | Histoire | | Cuisine | Shopping | Carte | Info Pratiques | Info santé | Info visa | ||||
|
||||
![]() Quelques vestiges datant de l'époque romaine valent le détour. Au sud, à 500 m de la Mosquée Moghrabi, il subsiste d'une colonnade romaine quatre colonnes à chapiteau corinthien. Un peu plus loin, vous verrez un tétrapyle; cette porte à quatre baies, érigée sous le règne de Septime Sévère (193 211), marquait le croisement des deux voies, cardo maximus et decumanus, qui formaient l'ossature de la cité romaine. Mais le principal attrait de Lattaquié sur le plan touristique réside dans ses belles plages, au nord. La route dessert notamment Shatt el-Azraq, petite "Côte d'Azur" syrienne, la plage la plus chic et la mieux entretenue du littoral. De là, vous pourrez faire un détour par le cap de Ras Shamra, moins pour son intérêt propre les ruines sont assez informes que pour le souvenir de l'antique Ugarit. Cette dernière, l'une des cités phéniciennes les plus prestigieuses, inventa le modèle de tous les alphabets. (Les plus belles pièces archéologiques figurent au Musée national d'Alep.) Le Sud offre également une succession de plages, le long des 90 km qui séparent Lattaquié de Tartous. Le christianisme s'implanta de bonne heure en ces lieux, où l'on venait en pèlerinage vénérer une icône de la Vierge. Les croisés s'emparèrent en 1102 de "Tortose", et en firent une position que les Templiers allaient rendre pour ainsi dire inexpugnable. Edifiée à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe, la cathédrale, de style romano-gothique, impressionne dès l'abord par son aspect austère et massif. C'est que, comme n'importe quel autre bâtiment construit par les Francs, on devait pouvoir la défendre! Lors de la reconquête musulmane, elle fut inévitablement transformée en mosquée, pratique répandue qui présentera au moins l'avantage de la sauver de la destruction. L'intérieur conserverait la porte de la chapelle byzantine primitive (IVe siècle) qui abritait la fameuse icône de la Vierge; cette porte serait percée dans le cube de pierre où est prise la base du pilier central de la colonnade de gauche. L'édifice, reconverti en musée, renferme des antiquités ainsi qu'une collection ethnographique. La Forteresse des Templiers, située dans un angle de l'enceinte, date de la même époque que la cathédrale. Ses restes sont toutefois noyés dans l'agglomération actuelle. C'est en revanche l'idéal des châteaux de sable de votre enfance qui vous attend, à 75 km au sud-est de Tartous. Le Krak (ou Crac) des Chevaliers, achevé au XIIIe siècle, passe en effet pour représenter un modèle de perfection en matière de fortification médiévale. Son nom dérive du syriaque karak, "forteresse". Comme ceux de Moab et de Montréal, en Jordanie, ce krak complétait au nord la double ligne de défense des Etats latins d'Orient. Campé sur une hauteur, au versant oriental du djebel Ansariyya, il permettait de surveiller la "trouée" de Homs, empêchant ainsi toute irruption des musulmans sur la côte. Confié à l'Ordre des Hospitaliers en 1142, il finit malgré tout par tomber en 1271 sous les assauts de l'armée du sultan mamelouk Baybars. Les chevaliers, qui n'étaient plus que 200, résistèrent néanmoins à un mois de bombardements. De la première place forte, bâtie avant 1170, l'élément le plus marquant est la galerie longue de 120 m, qui dut servir de logement à une partie de la garnison. Les deuxième et troisième enceintes, édifiées entre la fin du XIIe siècle et 1271, englobent la grande salle, où s'assemblaient les chevaliers; et le réduit, doté de trois puissantes tours, dont celle du centre est le donjon. Quant aux constructions arabes, postérieures à la victoire de Baybars, elles comprennent du côté sud une tour carrée, flanquée de deux ouvrages d'angle semi-circulaires. Ajoutons, pour l'anecdote, que Lawrence d'Arabie, qui mena la grande révolution arabe pendant la Première Guerre mondiale, consacra aux forteresses franques une thèse illustrée de croquis et de photos du krak. Damas La capitale syrienne serait la plus ancienne ville du monde! On la trouve mentionnée, il faut le dire, parmi les cités conquises par le pharaon Thoutmès III, au XVe siècle avant notre ère. Dans la Bible, c'est la capitale des Araméens, qui dominèrent l'Assyrie et Israël au IXe siècle av. J.-C. Son site au bord de la plaine fertile de la Ghouta irriguée par le Barada l'a fait célébrer au cours des âges. Damas représente aujourd'hui une agglomération moderne de 2 millions d'habitants. La vieille ville, qui renferme la plupart des monuments intéressants, est étonnante. Le rempart du XIIIe siècle qui l'enserre a remplacé un mur construit par les Romains. De la période antique (IIe siècle apr. J.-C.), il subsiste d'ailleurs une porte, Bab Sharqi ("Porte de l'Est"), à présent restaurée. Vous commencerez par longer la citadelle (al-Qalaa), bâtie au XIIIe sur l'ancien castrum romain. Vous découvrirez ensuite, à proximité, le Souk el-Hamidiyeh, vaste marché couvert réaménagé au siècle dernier. De là, vous gagnerez aisément la Mosquée des Omeyyades, ou Grande Mosquée, qui occupe l'emplacement d'un temple dédié à Jupiter. Un bon millier d'ouvriers travaillèrent à sa construction, entamée en 705 et achevée vers 715. L'intérieur dut être restauré après qu'un incendie l'eut presque entièrement détruit, en 1893. L'édifice a cependant conservé, d'avant la catastrophe, des mosaïques à fond d'or du VIIIe siècle, visibles dans le vestibule, sous le portique ouest. (Vous vous déchausserez à l'entrée!) Dans le fond de la salle de prière (dont la visite est interdite à l'heure de la grande prière du vendredi), un édicule à coupole recèlerait la tête de saint Jean-Baptiste Yahia pour les musulmans. Cette tête que le tétrarque de Galilée, Hérode, offrit à Salomé, qui avait dansé pour lui La mosquée possède trois minarets; selon la tradition musulmane, le minaret de Jésus verra le retour sur terre du Christ venant combattre l'Antéchrist avant le Jugement dernier. A l'extérieur, sur le flanc nord de l'édifice, vous remarquerez le Mausolée de Salah ad-Din (Saladin), bâti en 1193 mais restauré au XIXe siècle. Immédiatement au sud de cette mosquée, le Palais Azam constitue un bijou d'architecture damascène du XVIIIe. Son agencement et sa décoration en font une typique résidence de dignitaire oriental. L'endroit abrite à présent le Musée des arts et traditions populaires, dont la visite n'est pas indispensable. Continuant vers le sud, vous atteindrez le Souk Midhat Pacha. Il suit la rue Droite (Via Recta), artère dont on parle dans les Actes des Apôtres. C'est là, dans la maison de Judas, que Saül de Tarse le futur saint Paul , aveuglé par le Seigneur, recouvra la vue une fois qu'Ananie lui eut imposé les mains. Parmi les quelques églises du quartier, seule la Chapelle d'Ananie, une ancienne cave, vaut la visite. Au nord-ouest, à deux pas du Barada, le Musée national syrien abonde en antiquités, de la préhistoire à l'ère islamique en passant par les périodes gréco-romaine et byzantine. La visite de l'établissement constituera une parfaite introduction à la suite de votre voyage. La synagogue de Doura-Europos mérite une mention spéciale: dégagée de son site primitif, sur l'Euphrate, elle a été reconstituée dans une des ailes du musée. Ce lieu de culte, qui remonterait à l'an 165 de notre ère, présente pour principale curiosité d'être revêtu de fresques illustrant des scènes de l'Ancien Testament. Les juifs n'ayant, on le sait, jamais orné leurs lieux de prière d'effigies humaines ou animales, une telle particularité pourrait traduire une influence païenne ou chrétienne. Au sud de Damas Si vous prenez la route du Sud, deux directions s'offrent à vous: au sud-ouest, vers le plateau du Golan; au sud-est, vers le Hauran. Le Golan est occupé depuis 1967 par l'armée israélienne. La ville de Quneitra, lors de sa restitution à la Syrie, était complètement détruite. Aussi choisirez-vous la route du Hauran, contrée qu'on appelle aussi djebel Druze, du nom d'une communauté religieuse nombreuse au Liban. De cette montagne devait partir, en 1925, la révolte syrienne contre la présence française. Shahba eut quelque importance sous l'empereur romain Philippe l'Arabe (IIIe siècle). L'endroit conserve divers vestiges intéressants, en particulier une voie pavée en partie intacte. (De très belles mosaïques sont exposées au musée de Suweida, à 15 km au sud de Shahba.) Enfin, il vaut la peine de s'attarder un peu à Bosra, cité dont on relève déjà le nom dans les annales égyptiennes. Les Romains en feront la capitale de la province d'Arabie, centre administratif, politique et militaire très actif. Le théâtre fut ceint d'un rempart puis transformé en citadelle par les Arabes. Cette curiosité architecturale permit au moins de sauvegarder l'édifice primitif, lequel n'a pour ainsi dire pas changé au fil des siècles! Parmi les autres vestiges dignes d'intérêt figurent la rue principale (decumanus) et les thermes. Le désert syrien A quelque 240 km au nord-est de Damas, les ruines de l'orgueilleuse Palmyre surgissent des sables. Tadmour, son nom arabe, évoque la Tadmor du roi Salomon. Des tablettes d'argile du XIXe siècle avant l'ère chrétienne font déjà mention de la "cité des palmiers". L'oasis constituait une étape importante pour les caravanes qui reliaient le Golfe et la Méditerranée. Palmyre atteignit son apogée au IIIe siècle apr. J.-C., au temps de la reine Zénobie, véritable personnage de légende qui causa aussi la perte de son royaume en exerçant ses ambitions aux dépens de Rome. En 273, l'empereur Aurélien, pour venger le massacre de 600 de ses archers par les Palmyréniens, extermina ceux-ci et saccagea les lieux. Le Temple de Bêl, le plus ancien et le plus important de ceux que comptait Palmyre, était dédié à une divinité babylonienne (Bêl ou Baal). Le sanctuaire proprement dit, la cella, possède une ornementation sculptée très particulière. Partant du temple, la grande colonnade, remarquablement conservée, dessert quelques-uns des plus beaux bâtiments de la cité antique, ainsi le Temple de Nébô et un petit théâtre. Dommage cependant que comme souvent en Méditerranée ou en Orient certaines restaurations paraissent trop "soignées" Vallée de l'Oronte Les Arabes l'ont appelé Nahr el-Aassi, le "fleuve rebelle", car c'est le seul de la contrée à prendre d'emblée la direction du nord! Prenant sa source au mont Liban, l'Oronte pénètre en Syrie par l'ancienne Qadesh (aujourd'hui Tell Nabi Mend), où eut lieu, en 1274 av. J.-C., le choc des armées égyptienne et hittite, qui se disputaient le contrôle de la plaine syrienne. La ville de Homs (l'antique Emèse) n'offre pas de véritable intérêt touristique. En revanche, Hama, l'Hamath de la Bible, mérite le détour, ne serait-ce que pour ses célèbres norias. Ces gigantesques roues à godets en bois furent construites en vue de l'alimentation de la ville en eau. Alors qu'on en comptait une trentaine au Moyen Age, il n'en existe plus qu'une douzaine: certaines au centre ville, les autres à environ 1 km en amont et en aval. En descendant l'Oronte vers le nord-ouest, vous arriverez sur le site de l'antique Apamée (à présent Qalaat al-Mudiq), la "rivale" de Palmyre. Bénéficiant des largesses d'un milliardaire syrien, la cité a connu ces dernières années une restauration exceptionnelle; on a notamment pu relever une partie de la colonnade qui s'étirait jadis sur les 1850 m du cardo Alep C'est la métropole de la Syrie du Nord, à 340 km au nord-ouest de Palmyre par Homs. La cité antique, présentée par les archives de Mari comme la capitale d'un Etat puissant, perdit de son importance lors des invasions hittites, au XVIIe siècle av. J.-C. Par le passé, la ville subit plusieurs tremblements de terre importants, dont celui de 1822, qui fit périr la moitié de sa population. Le Musée national abrite les trouvailles faites sur les sites d'Ugarit, de Mari l'une des plus vieilles cités du monde et d'Ebla. Son entrée est gardée par d'impressionnantes statues de basalte, en provenance du temple de Tell Halaf. Les autres curiosités sont toutes situées à l'intérieur de la ville murée. Il vous faut absolument réserver votre première sortie à la visite des célèbres souks couverts (fermés le mercredi), qui forment une vraie ville dans la ville. La lumière du jour ne pénètre que par les orifices ménagés dans les plafonds voûtés, sous lesquels règne une atmosphère de caverne d'Ali Baba. A l'intérieur se trouvent les anciens entrepôts des marchands européens: les khans ou caravansérails, dont le Khan al-Wazir ("Khan du ministre"), qui possède un portail intéressant. Sur la façade intérieure, l' il averti relèvera un détail architectural qui en dit long sur l'histoire religieuse d'Alep: la fenêtre à gauche du porche, dont l'ornementation comporte une croix, serait l' uvre d'un artiste chrétien, tandis que celle de droite serait de facture musulmane. Au nord des souks, la Grande Mosquée (Jami'a Zakariyyeh, ou "Mosquée de Zacharie") remonte aux débuts de l'islam. Les environs présentent une multitude de sites plus ou moins bien conservés, connus sous l'appellation de Villes mortes, dont l'accès, difficile, requiert du temps. Essayez toujours d'aller voir la Basilique Saint-Siméon (Qalaat Samaan), bâtie au Ve siècle et dont l'état s'avère particulièrement bon. Elle marque l'emplacement exact de la colonne sur laquelle Siméon dit "le Stylite" passa une bonne partie de sa vie On venait de loin pour recueillir les sages paroles de l'ascète, lequel refusait toutefois obstinément de parler aux femmes! L'Euphrate Le fleuve, qui prend sa source en Turquie, traverse la Syrie sur plus de 500 km. L'Al-Furat des Arabes est un des quatre cours d'eau qui jaillissent de l'Eden (edinu, en assyrien et en babylonien). Sa vallée, une des régions agricoles les plus riches du pays, produit entre autres du blé et du coton. Au long de ce ruban fertile s'est épanouie la civilisation mésopotamienne, la plus ancienne du monde, celle des premières cités-Etats, des palais magnifiques, celle aussi de l'écriture cunéiforme. Si Deïr ez-Zor ne présente pas d'intérêt particulier, c'est un excellent point de chute, au sud-est duquel se trouvent les sites les plus caractéristiques, à commencer bien évidemment par celui de Mari, à quelques kilomètres à peine de la frontière irakienne. En 1933, on découvrit en ces lieux une ville mésopotamienne vieille de 5000 ans. C'est l'archéologue français André Parrot qui fouilla en premier ce site extraordinaire, à la suite de la découverte par hasard d'une statue au lieu-dit Tell Hariri. Poursuivies jusqu'à présent, les fouilles ont permis de dégager une grande quantité d'édifices, notamment l'immense et labyrinthique palais du roi Zimrilim, déjà universellement réputé il y a plus de quatre millénaires. En revenant sur Deïr ez-Zor, vous pourrez aussi vous arrêter à Doura-Europos, cité d'époque hellénistique (IIIe siècle av. J.-C.) établie sur une ancienne colonie grecque. Sa position stratégique, sur une falaise rocheuse dominant l'Euphrate, détermina son double caractère, militaire et commercial. Parmi les vestiges de la ville antique mis au jour lors des campagnes de fouilles successives (les Français travaillent sur le site depuis 1985), vous verrez d'innombrables temples ainsi que les restes d'un rempart. Rappelons que la synagogue, elle, fut transférée au Musée national de Damas en 1936. |
||||
![]() |
Besoin d'un conseil ?un conseiller voyage vous rappelle |
|
Feuilletez la brochure Sables Perle des Caraïbes ou de la mer Rouge, îles serties de coraux de l'océan Indien ou du Pacifique. Kuoni vous emmène sur les plus belles plages du monde. |
|
D'AUTRES IDÉES VOYAGES





